azia-pouliche

Azia-Pouliche : Carnet d'une cavalière Propriétaire.

    #03/03/2018 ADIEU Rina ♥ Tu vas nous manquer. R.I.P (11/03/2018)

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Bienvenue. 13/03/2012


Bienvenue.

 
Bienvenue.
Bienvenue.
Bienvenue.
Bienvenue.
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Bonjour et bienvenue à toi, visiteur, sur le blog de mon aventure équestre avec mes trois juments Nina, Golfite et Gypsophile du Vignotte (Tartine). Tu trouveras en blog secret mon quotidien avant l'arrivée de Tartine et en blog public toute notre aventure depuis son arrivée. Je raconterai notre évolution, notre travail, mes réflexions, quelques photos et vidéos pour illustrer. Quant à moi je m'appelle Maruschka, j'ai vingt ans et je suis au contact des chevaux depuis près de huit années maintenant ! J'ai commencé à vraiment monter à cheval en 2011 avant d'arrêter complètement pour me consacrer à ma nouvelle aventure avec les Patates. Je vis dans les Vosges, à Epinal (88) où j'ai repris mes études tout en exerçant le métier de vendeuse-conseil. Dans l'aventure aujourd'hui, je suis entourée de Thierry, Guillaume, Elisa et Nicolas (entre autre!), qui m'accompagnent, m'aident et me soutiennent en partageant une passion commune pour les chevaux. 




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Les nouveautés sont sur cette première page !


Tags : Présentation. ☮ - Equitation. - chevaux - cheval - juments

Mois de Juin et Juillet 2018 12/07/2018


 
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Résumé de Juin et Juillet 
 
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Je n'arrive pas à me résoudre à quitter ce blog. Il fait trop parti de ma vie mais du coup, je suis obligée de prendre du temps sur mon espace personnel pour pouvoir vous écrire ! Tant pis pour moi, je suis beaucoup trop attachée à ce blog pour le laisser tomber. 
 
 
Durant ces deux mois, il s'est passé à la fois beaucoup de choses et... Pas grand chose. Tout d'abord, c'était cure de massage et shiatsu pour les trois juments. On apprend encore et on tâtonne, mais je sens qu'on est vraiment sur le bon chemin. Golfite s'est vraiment détendue et déliée dans ses membres, elle est beaucoup plus souple et sereine. Nina ne semble pas particulièrement réceptive. Son arthrose prend de plus en plus de place et les mouches l'embêtent. Tartine, elle, m'a clairement fait comprendre l'endroit à travailler : La queue. En la mobilisant, j'ai pu lui offrir plus de souplesse de mouvement. Mais je dois quand même faire intervenir l'ostéopathe pour remettre tout le monde sur le droit chemin. Quelques années que Tartine n'a pas été vue, Nina pour ainsi dire jamais et Golfite peut être une fois ou deux... Vous imaginez bien le boulot qu'il peut y avoir !! 
 
J'ai aussi fait le parage des trois filles. Golfite est malheureusement déjà à refaire à l'heure où j'écris, on a encore du boulot avec Tartine pour rectifier les évasements et Nina est absolument nickel. Aucune boiterie. On devra juste progressivement réduire les lacunes mais je suis fière de mon travail, vraiment. 
 
MC est aussi venue nous rendre visite. La dernière fois c'était Novembre 2016 il me semble. Elle a donc pu observer toute l'évolution comportement avec Golfite et dès qu'elle est arrivée, en voyant Golfite s'approcher d'elle pour lui dire bonjour, elle a tout simplement halluciné et m'a félicité d'avoir rendue la jument aussi bien dans sa tête ! Elle m'a aussi fait la grande remarque que les pieds étaient vraiment beaux. Même si moi je trouve pas, elle vient de déferrer ses deux juments, donc forcément, la différence est de taille ! 
 
Et enfin plein de choses sont en préparation. J'ai acheté le premier abris bâché pour faire les box des juments, il devrait arriver sous une vingtaine de jours. Thierry financera le deuxième abris quand il vendra sa benne, je dois donc la nettoyer et la repeindre (c'est le deal!) puis poster l'annonce. Une fois les abris arrivés je vais louer une pelleteuse que Thierry conduira, on décaissera sur 15cm de profond du 45m carré. Je vais faire venir un camion de touvenant et on mettra une bâche de camion par dessus puis des tapis d'usine en carbone pour tout stabiliser et éviter les problèmes d'humidité. Bref, tout cela a un coût donc je bosse, mais 2x plus que prévu ! Et comme si l'argent me tombait du ciel et que je n'avais pas assez de chose à faire, j'ai pour projet de transformer les 550m carré de carrière en un terrain d'Extrem Trail
 
Bref, entre le boulot, ma voiture qui me lâche peu à peu, je suis fatiguée, je suis ruinée, je suis pourtant motivée et complètement prise par le travail ! Mais c'est un plaisir de vous donner quelques nouvelles ! 

02/07/2018

 
 
- SHIATSU & ETIREMENTS pour Nina
 

 
 
 
- VLOG : On vérifie les blessures + on met de l'émouchine !
 


 
 
 
- ON REVOIT LES BASES A PIED avec Tartine
 
 

J'ARRETE LE BLOG AZIA-POULICHE ! 08/06/2018

 
J'ARRETE LE BLOG AZIA-POULICHE !

 
FIN DU BLOG
 Merci d'avoir été là !
 
 
Il y a bientôt 7 ans, le 07 Janvier 2012, je rencontrais Nina et Golfite. Ainsi a réellement commencé la vie de ce blog équestre. Une rencontre aussi inattendue qu'indescriptible, c'est ce qui m'aura permis de m'épanouir et de réaliser pleinement mon rêve de gamine de m'occuper d'un cheval et un jour, d'en posséder un. Si tout n'a pas été facile, j'ai tout même su voir une magnifique évolution entre Nina et moi, surtout lors des balades. Je crois que jamais je ne pourrai remercier autant cette jument pour ce qu'elle m'a offert. J'ai vraiment beaucoup appris et en créant ce blog j'ai fait de merveilleuses rencontres, de belles découvertes, jalousé beaucoup d'histoires sans vraiment comprendre que la mienne était finalement aussi belle et exceptionnelle que les autres. 

Si aujourd'hui je tourne la page et donne une fin à ce blog, c'est tout simplement parce que tout a beaucoup trop changé. Cette aventure, l'équipe de bras cassé, les délires, les disputes, tout ça est terminé. Je suis dorénavant seule avec moi-même face aux juments, j'aborde les choses de manière totalement différente, peut-être de façon plus philosophique et approfondie... D'une manière qui se montre mais ne s'écrit pas. Et ce blog, c'était un peu le reflet d'une aventure en commun, en équipe, avec des points de vue variés et des expériences hors du temps. C'est la nostalgie qui a pris le dessus cette fois-ci, m'incitant sérieusement à avancer, à passer à autre chose. 
Parce que lorsque Azia-Pouliche est vraiment sorti de l'ombre, c'était quand j'ai rencontré Valérie. C'est grâce à elle que j'ai connu les juments, que j'ai eu des choses à écrire ici, que j'ai vécu la plus belle aventure de toute ma vie et que je me suis vue devenir cavalière, marraine, grande amoureuse d'un seul cheval, d'une seule jument. Et rester sur ce blog alors que Valérie et moi, c'est terminé, rester ici après tous les conflits qu'il y a pu avoir, c'est un peu comme chercher à rester sur le titanic coincé au fond de la mer. On stagne dans le passé, rien n'avance, la nostalgie envahit tout. C'est certainement pour cette raison que je vais écrire une lettre ouverte à Valérie, qu'elle lira ou non, un peu comme elle l'a fait lorsqu'elle a clôturé le blog Nina-Golfite
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  Une chance incroyable m'a été donnée le 07 Janvier 2012. Non sans risque, j'ai fait un pari risqué. Monter dans une voiture inconnue, avec une femme inconnue, pour aller dans un lieu inconnu monter des juments inconnues d'un propriétaire inconnu. Beaucoup de doutes sur le trajet, un peu d'angoisse à l'idée de monter un cheval en extérieur et l'idée que peut-être, tout n'était qu'une mascarade. Et pourtant ce jour là restera gravé en moi à jamais !! La plus belle expérience de vie, aussi inespérée qu'extraordinaire. Longtemps, je me suis demandé si j'en valais la peine, si je méritais tout ça. Si tout ce que vous m'aviez offert, Thierry et toi, était réellement valu. Je le sais aujourd'hui, je n'ai jamais mérité pareil cadeau et pourtant vous l'avez fait. Tu ne m'enlèveras pas la pensée que c'était d'abord pour toi que tu m'as fait venir, mais je suis aussi persuadée qu'ensuite, ça a évolué. Je trouvais qu'on formait vraiment une belle équipe ensemble. Tout du moins, la première année et demi. Parce qu'ensuite, tu le sais, ça s'est gâté. 

. . Je ne reviendrai pas sur tous les conflits que l'on a eu. J'ai choisi d'abandonner les juments pour vivre une vie de rêve. J'étais encore qu'une gamine qui croyait presque encore au prince charmant. Mon père m'avait promis un cheval, dans un super club, avec de belles infrastructures et des cours. Mon père, très compétitif, voulait que je devienne la nouvelle Prévaut. C'aurait été chouette non ?! Qui aurait pu refuser ça... Et bien que tu le crois ou non, je ne suis pas devenue cette pimbêche citadine des clubs huppés de la région lyonnaise. J'aurais pu, mais j'ai refusé. Parce que Nina et Golfite m'avaient ouvert les yeux sur les vraies valeurs. Et c'est à ce moment-là que dans ma tête, tout, absolument tout a basculé. Il était hors de question que j'exploite un cheval, que je l'incarcère fermement dans une boite, que je lui mette des ferrailles dures et froides aux pieds et que je le pousse à bout. Mais il était aussi et surtout hors de question que je fasse des infidélités aux juments. Alors après le stage à l'UCPA de Vénissieux, j'ai regardé mon père droit dans les yeux et je lui ai dit mot pour mot : << Si j'ai compris une chose aujourd'hui, c'est que je ne remettrai plus les pieds ni ici, ni ailleurs. >> Et on est parti. Les jugements que j'ai longuement lu bien plus tard sur moi étaient affreux. J'appelais Thierry tous les jours pour savoir comment allaient les juments, je voulais savoir en détail ce qu'elles faisaient, comment elles allaient, si elles mangeaient et buvaient bien, si elles supportaient la chaleur de l'été ou le froid de l'hiver. Je pleurais au téléphone de désespoir, à tel point qu'un jour, j'ai mis au placard photos et poster... Je ne voulais plus les voir. Je devais non seulement assumer mon choix, mais aussi le subir, c'était tant pis pour moi. Ma dépression n'est pas venue seule. Si je n'en n'avais pas fait jusque là, c'était grâce à la présence des juments. Sans elles, c'était une chute rapide et longue. Jusqu'à l'hôpital.... 

Une chose m'a blessée, mais là encore j'étais responsable : tu m'avais remplacée. Aussi vite que tu m'avais amenée vers Nina, tu m'as remplacée. Et pardon pour l'expression, mais ce n'étaient ni des poids plumes, ni des tendres... Quand je lisais ton blog, j'étais en rage. Thierry me disait toujours la même chose : << Il aura toujours une place pour toi ici, si tu veux revenir. >> Entre mon père qui me manipulait le cerveau et toi qui ramenait des gens, comment aurais-je pu réellement retrouver ma place. Et puis je suis revenue. Une fois sans toi, j'ai passé la journée seule avec les juments, Thierry était parti et mon beau-père passait devant. C'était l'occasion. Et puis je suis revenue seule avec Sasha, et puis avec Lisa, et j'ai goûté au plaisir de décider par moi-même. Et je suis repartie. Entre temps, Thierry m'a appelé pour me dire que Golfite ne se levait plus et qu'il allait la piquer. Je n'en veux à personne. Je n'étais pas sur place pour savoir. Ce que je sais, c'est que j'ai séché une journée entière de cours pour m'acharner au téléphone avec Golfite de l'autre côté du fil... Je pleurais, je me maîtrisais. 8H putain !!!!! 8 putains d'heures au téléphone pour prier que Golfite se lève. Et là, oui, j'en ai eu marre. Un an et demi que je venais de passer devant l'ordi et la gueule dans les livres à lire le bien-être animal, à découvrir et apprendre le pied-nu, le sans-mors, Sophie Daveau et le comportement du cheval, l'éthologie animale, à lire jusqu'à des études scientifiques de 600 pages... Et c'est moi, a 500 km qu'on appelle parce qu'à priori tu ne décrochais pas. Tu n'imagines pas ma colère à ce moment précis. Ma colère qu'on se repose sur moi et qu'on me fasse subir ça à moi alors que je n'étais ni présente ni responsable. Et j'ai dit à Thierry que c'était terminé, j'arrêtais de monter les juments. Qu'il ferait ce qu'il veut, c'était fini pour moi. Alors soit je restais, tu mettais pied à terre et on restait à pied à deux, soit je partais pour que tu puisses trouver une autre cavalière d'accord pour monter Nina. Thierry a refusé que je parte et en avait marre des moulins à vent qui passaient sans arrêt depuis un an et demi, en mon absence. Il a dit << On les met en retraite >> J'ai dit << d'accord >> et il t'en a tenu compte.  

Je ne voulais pas que tu partes, je ne voulais pas te séparer de Nina et Golfite. Je voulais leur tranquillité et leur respect. Au moins quelques années dans leur vie avant leur mort. Et c'est sincère. JAMAIS je n'ai eu l'intention de vous séparer. Au contraire. J'avais même laissé le champ libre. Mais si Thierry voulais que je reste, je n'allais pas me faire prier. Tu avais le choix. Tu as choisi et tu es partie. Finalement tu as fait l'acquisition d'une jument aussi gentille que jolie et vous êtes sur la bonne voie pour une longue aventure ensemble.... 

Quant à moi, et bien tout a effectivement changé. L'arrivée de Tartine, les remises en question, des approches bien différentes du travail, de ma relation au cheval, l'initiation au shiatsu, à la communication animale, aux massages, au parage physiologique et j'en passe... Et puis la mort de Rina en début d'année qui nous ramène les pieds sur terre, la détresse de voir Golfite vieillir. Mais fausse alerte, elle n'est plus si vieille. Bref, mon aventure d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec celle d'entant. Bien ? Mieux ? Je ne saurais dire, tout est très différent. J'ai fait un long travail avec Golfite qui est aujourd'hui pleinement métamorphosée. Qui aurait cru qu'un jour, elle viendrait d'elle même de montrer les mamelles pour que je lui gratte ? Qui aurait cru qu'elle me courrait après parce que je refuse ? Qui aurait cru que je pourrais me coucher à côté d'elle alors qu'elle ronfle le nez dans l'herbe ? Et il y a encore tellement de choses... Golfite non plus, n'est plus du tout la même qu'avant. Nina non plus d'ailleurs ! Bref, aujourd'hui tout oppose l'époque 2012-2013 d'aujourd'hui... Parce qu'on grandit, on apprend, on change, on découvre, on vie, tout simplement. 

Alors je te remercie pour tout ce que tu m'as apporté, pour toute l'expérience que tu m'as donné, pour tout le soutien que tu m'as offert quand j'en avais besoin, merci d'avoir pris soin des juments de 2010 à 2014, merci d'avoir été là pour elle et surtout merci d'avoir la clé qui m'a permis de réaliser mon rêve ! 


-Cacaruschka, la tête de lama qui sent l'caca


Présentation de Tartine 20/02/2012

Présentation de Tartine

Gypsophile-Du-Vignotte 
2007.
 
Tartine, de son vrai nom Gypsophile-Du-Vignotte, est l'une des première pouliches comtoises de son élevage. C'est une petite jument de neuf ans (2016), d'un mètre soixante cinq environ et pas loin des 780Kg. Tartine est née dans l'élevage du Vignotte, duquel elle est sortie par un couple de paysans, la destinant très tôt au débardage et à la tonte de gazon. Elle a été débourrée particulièrement jeune et à l'ancienne, la rendant dur d'oreille. Elle est rachetée par son ancienne propriétaire à l'âge de 4 ans et demi. En compagnie d'ânes et d'hongre, Tartine se la coule douce, ne faisant que quelques "débardages" de palettes. J'apprendrai plus tard les conditions de vie dans lesquels est née Tartine et comprendrai, plus tard encore, le pourquoi de certaines réactions. Par manque de temps, d'énergie et d'argent, son ancienne propriétaire cherche à la mettre en vente dans une bonne famille qui saura prendre soin d'elle. Nous la contactons mais quelqu'un semble déjà sur le coup. Le jour de la visite, on apprend que les "précédents acheteurs" sont déçus du manque de vivacité et du manque de dressage de la jument. Nous craquons dessus, et dès le 27 Novembre 2014, elle arrive à la maison. Les débuts sont chaotiques, on ne se comprend pas, elle me fait peur, et j'ai la nostalgie de Nina. Mais on s'accroche, on avance, et on va y arriver !
 
 

Tags : Presentation.

Mon parcours. 17/10/2011

 
Tous sont entrés dans ma vie,
et l'on changé différemment, chacun à sa manière.
 
 
Mon parcours.
Nortal.

Nortal est le premier cheval que j'ai rencontré (depuis mes 3 ans) et duquel j'ai appris beaucoup. Seule. C'est un cheval qui appartenait à mon institutrice de CM1 et que j'aurais pu monter si l'envie avait été au rendez-vous. J'ai passé beacoup de temps avec lui, sous tous les temps, mais ce n'était pas le cheval le plus facile de la horde. Timide mais curieux, il m'a apporté des connaissances sur le comportement équin qu'aucun livre n'aurait pu m'apporter jusque là. J'ai passé des heures et des heures à le caresser, à le brosser, lui faire les pieds et l'observer. Qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige je n'ai pas hésité à lui rendre visite. Au bout de deux ans, il connaissait mes horaires d'arrivée et de départ et me suivait sans arrêt, il cherchait après moi parce qu'il savait qu'à chacune de mes venues, j'apportais un petit morceaux de pain sec et dur. C'était notre petit rituel à nous. Il était pour moi le début de mon aventure, ma "période d'essaie", mon plus beau souvenir. Il m'a appris l'approche du cheval. 




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Mon parcours.
   Azia.

Azia, c'est un petit peu la star du blog, mais aussi ma plus belle aventure. Azia est la pouliche "surprise" de mon institutrice de CM1. J'ai été l'une des premières à avoir vu la petite, et surtout l'une des deux seules à avoir pu l'approcher et la caresser en présence de sa mère. J'ai rapidement pu créer un lien avec elle et c'est naturellement que chaque soir, j'allais la voir. Je suis longtemps restée loin d'elle, a l'observer dans le calme le plus total. Et puis elle est d'elle même venue vers moi, elle a d'elle même décidé de jouer avec moi. Alors âgées de tout juste dix ans, j'ai appris grâce à elle à observer un cheval, à le brosser, à dialoguer avec lui par le corps, j'ai appris la patience et enclenché une recherche sur le comportement équin. Elle m'aura appris à avoir conscience de moi et des autres. Elle m'aura illuminer sur la philosophie actuelle. 




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Mon parcours.

    Leader.

Leader était mon chouchou dans mon premier club. Je l'ai monté pour la première fois en Juillet 2011, dans une séance de plat, une séance très simple qui s'était avérée difficile pour moi. Leader est un poney de propriétaire mis au paire. Un poney qui a son caractère et qui peut être très doux et très gentil, tout comme il pouvait être infecte et méchant. Je l'aimais parce qu'il ne me laissait jamais droit à l'erreur, parce qu'il était chiant et confortable. C'est grâce  lui -entre autre- que j'ai pu évoluer dans ma monte et dans mon approche du cheval au box. Il m'accueillait cul en avant, oreilles en arrière, et il m'est arrivé de ne jamais pouvoir rentrer sous peine de bottage ! Mais sans expliquer pourquoi, je m'étais très attachée à lui et à ce qu'il était. J'ai fait mon premier Gymkana avec lui, où nous avons terminés derniers -5eme- de ma faute parce que j'avais zappé une étape, mais il avait été extraordinaire. A l'époque, j'aurais juré qu'il était le cheval de ma vie. Il l'a été, un temps.





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Mon parcours.
    Sucanel.

Sucanel aurait pu être le poney de ma vie, mon univers et mon avenir. Je l'ai connu dans mon second club où j'ai passé mon second galop. La première fois que je l'ai monté, on m'avait prévenu qu'il était infecte, méchant, dangereux, incontrôlable et sans sentiment. Pourtant, j'ai découvert un poney difficile, certes, mais absolument génial, avec qui tu peux apprendre et faire des erreurs, avec lequel tu tombes, avec lequel tu te fais mordre, mais avec lequel tu te sens en vie. Après la première monte, Laurie, ma monitrice, me l'a toujours décerné. Saut, plat, dressage, j'avais le droit à tout et dieu sait que cela n'a pas été facile mais j'ai beaucoup évolué grâce à lui et il a été un enseignant tortionnaire et formidable ! Malheureusement, Sucanel appartenait à une amie de Laurie, chez laquelle il est reparti avec ses soeurs et sa mère et Laurie aussi est partie. Cette séparation m'aura définitivement coupée des clubs.




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Mon parcours.
Nina et Golfite.

Tout le monde connait Nina et Golfite, ma dernière histoire, mon histoire actuelle et passée. Mon histoire la plus belle et la plus riche jusqu'aujourd'hui. Grâce à elles, j'ai appris à m'occuper d'un cheval, à faire des soins, à écouter le cheval, à faire les box, à nettoyer les parcs, les plaies, bref, j'ai appris à avoir un cheval à la maison. J'ai aussi beaucoup appris dans la monte. Galoper, trotter, sauter, gérer le terrain varié en extérieur. Elles m'ont donné le goût de l'extérieur et de la balade, elles m'ont fait réaliser la différence entre le monde équestre (club, pension...) et le monde du propriétaire particulier. J'ai compris avec elles que monter n'était pas vital, et j'ai appris une approche bien plus naturelle et loin de la commercialisation du monde équestre. Elles m'ont redonné confiance en moi et j'en suis devenue propriétaire officielle. J'ai monté des projets et maintenant en retraite, je comprends l'intérêt d'avoir un vieu cheval chez soi. J'ai appris à vivre. ♥



 Inspiré par Aurore-de-chardet

Tags : tartine - mon parcours équestre - équitation - cheval - chevaux

MAI 2018 02/05/2018

MAI 2018


 
Mardi 01 Mai 2018 | On est VRAIMENT sur la bonne voie ! 
 
Aujourd'hui c'est férié, je suis en repos, donc je n'avais strictement rien prévu. Le matin avec Thierry et Guillaume on part à 7:00 dans le bois chercher du muguet et en revenant je m'occupe de faire les paquets pour les voisins. Comme il faisait pas mal froid j'ai juste attendu une éclaircie après manger pour aller brosser Golfite. En arrivant avec ma brosse, je vois que Nina se couche. Je ne voulais pas du tout la déranger et je voulais la contourner pour aller voir la vieille. Or, en arrivant devant Nina, elle m'a regardé, je me suis assise près d'elle et on a fait des câlins à foison. Elle s'endormait. Au bout de cinq ou six minutes, Tartine s'approche de nous, vient mettre son bout du nez sur mon visage, s'éloigne un peu. Golfite s'approche aussi et là, je vois la blonde, à 60cm de ma tête, se coucher dos à moi. C'était trop émouvant !!! Et sans m'y attendre, Golfite se couche elle aussi derrière nous dans un souffle de détente.... J'étais bouche-bée. Golfite, qui a horreur qu'on la dérange, qui ne m'acceptait jamais près d'elle vient de se coucher à moins d'un mètre de moi. J'avais en plus le cul de Tartine à hauteur de ma tête, toute proche... Couchée sur le flanc, qui ronfle. C'était tout simplement dingue. Je caressais Nina, j'étais trop heureuse et au bout d'un quart d'heure j'entends du bruit, Golfite aussi. En me retournant je vois que Thierry prend des photos avec son téléphone. Un moment donné il me dit de me coucher sur le dos et que Nina s'étalera. Aussitôt dit aussitôt fait, Nina se couche avec beaucoup de précaution de tout son long près de moi, la tête sur mon épaule, qui me ronfle dans l'oreille. J'étais en extase complet.... Thierry s'en va pour nous laisser et après quelques minutes Tartine se relève, Nina se remet en vache. Je les caresse, je les regarde et je me couche sur le ventre. D'un coup Nina pose sa tête par terre, je la caresse tranquillement. Et voilà qu'à ma gauche Tartine se recouche de tout son long, la tête de mon côté cette fois. En rêvant elle a faillit me mettre un coup de tête. J'étais entre mes deux gros veaux, couchée. Au bout d'une dizaine de minutes tout le monde se lève pour se rendormir debout, au repos, dans le calme. Du coup je les ai laissé et j'ai préféré repousser le pansage au lendemain ♥
 
 
Vendredi 04 Mai 2018 | Un moment magique avec Golfite – On y arrive !
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MAI 2018
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Ce matin comme je devais partir tôt au travail je n'ai pas pu voir les filles mais en revenant je leur ai redonné la pierre de CMV, qu'elles adorent ! Je ne me suis pas attardée parce que je devais aller faire des courses. En revenant je décide d'aller voir les juments (tiques, mue, pieds, etc...) comme tous les jours et Golfite est la première. Si depuis quelques années on travaille ensemble (relationnel, bien-être, intelligence émotionnelle,...) ce soir, c'était une belle déclaration de sa part. Peut être moins intense que Mardi, mais c'était chouette. En arrivant donc je vois qu'elle a vraiment perdu beaucoup de poil au niveau du dos, donc je tire les poils par poignées pour l'aider. Au premier contact elle s'est détendue d'un coup d'un seul, comme on lâcherait un élastique tendu. C'était dingue. Ses yeux se fermaient, elle mâchouillait, baillait, la tête de plus en plus basse. Un moment donné je vois qu'elle tourne sur elle même jusqu'à venir poser sa tête sur mon épaule, dans une extrême délicatesse. Elle était à la fois super-attentive et à la fois super-relaxée. C'est une grande première de la part de Golfite de venir demander qu'on la gratte sous le cou alors qu'il y a encore un mois, elle aurait plaqué les oreilles, secoué la tête et contracté l'arrière-main. Évidemment, en graduant l'intensité, j'ai grattouillé, caressé, pour situer les points sensibles et agréables et surtout pour savoir la force que je devais y mettre. Peu à peu, en commençant par juste frémir des lèvres, elle a fini par faire le chameau comme Nina, sans le claquement de dent. Elle s'étendait tellement, mais tellement, elle adorait ça. J'ai même pu lui toucher complètement la tête (chose encore impossible il y a une semaine!), lui faire des bisous sans qu'elle ne se contracte ou bronche d'une oreille. Elle était toute endormie. Pour beaucoup cela ne représente rien que de la normalité, mais croyez-moi, on a avancé et on tient le bon bout. Ma vieille bourrique de 32 ans est enfin à peu-près en harmonie avec elle-même et avec les autres. Juste... MERCI !
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Mercredi 09 Mai 2018 | Massage/pansage .... On se fait virer des box !! 
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Petite visite après les cours. En arrivant les juments m'appellent et me font comprendre qu'elles sont bien là, sauf Golfite qui est beaucoup trop loin pour m'entendre. Je décide très vite de prendre une brosse dure et un cure-pied pour aller faire les soins, comme tous les jours. Je commence par Nina qui a une pourriture de fourchette pas jolie à cause de la mue. Je la caresse et la brosse mais elle quémande sans arrêt les mamelles. Je passe ensuite à Tartine mais Nina vient entre nous et pour éviter de batailler je décide d'y revenir plus tard et je me tourne vers Golfite. Elle m'a regardé arriver, m'a sentie, s'est rapprochée de moi. Son nouveau poil a super bien repoussé, ce qui fait que j'ai pu tirer le maximum de poil d'hiver restant. C'est pas très esthétique mais ça a vraiment bien repoussé, c'est tout propre ! En la caressant sur le haut de l'encolure j'ai eu une jument qui s'étend, qui cherche le contact et qui se détend !! Et pour moi, c'est encore tout nouveau et vraiment appréciable. La Golfite de 2012 n'a rien à voir avec la version 2018. Quand elle décide de remettre la tête par terre, je vais de nouveau voir Tartine. Je la brosse, je la caresse et je décide de la mobiliser un peu et de l'étirer. Plie d'encolure, des deux côtés de façon à être symétrique, tension des membres antérieurs vers l'avant, baisser la tête pour étirer l'angle tête/nuque, extension du dos par la queue et enfin contraction des abdos pour relever le dos et tendre les dorsaux, de chaque côté pour être symétrique. Globalement une jument volontaire et à l'écoute qui manque de souplesse. Elle semble assez contractée au niveau de l'articulation temporo-mandibulaire mais avec ce genre d'exercice ça devrait aller en s'améliorant. Aucune douleur cependant. De même pour l'exercice abdominal qui semble difficile et désagréable pour elle. Aucun signe de douleur mais plutôt une forme de méconnaissance de l'exercice, ce qui expliquerait qu'au travail elle ne cherche pas à relever son dos. Et puis on a eu la visite du propriétaire des "box". Il nous dit illico de vider les box pour les potentiels acheteurs de la vieille cabane. Gros coup de massue. De colère on prend directement le tracteur et on est parti faire 7 becs-à-benne de fumier. Il en reste deux pour le lendemain matin qu'on fera tranquillement en même temps de ramener toutes les affaires. On ne sait pas comment faire pour cette hiver. Deux idées sont en cours de "négociation", à voir donc pour le moment.... 
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Vendredi 11 Mai 2018 | Travail en longe + Golfite
 
Je ne peux plus passer outre ce problème, Tartine est trop grosse. Elle n'est pas encore obèse, pas encore susceptible d'être fourbée, mais pour éviter ce problème j'ai décidé de la longer. [Bien entendu j'ai passé plusieurs heures avec elle dans la journée avant de la faire travailler]. Ca n'a duré qu'une vingtaine de minutes avec beaucoup de transitions ascendantes et descendante entre le pas, le trot et l'arrêt. A gauche j'ai une jument qui connaît son travail mais qui ne veut pas engager. Comme je suis dans le champ, elle profite de la pente pour précipiter et de la montée pour ralentir et désengager complètement, voire s'arrêter pour regarder les copines. Du coup j'ai vraiment cherché à l'avoir connectée et même si en soit, elle était attentive, elle ne voulait absolument pas se tenir et faire des efforts. A chaque arrêt (demandé) elle mâchouillait, signe d'une tension ou d'un (micro) stress lors de l'exercice. J'ai beaucoup caressé et je suis passée à main droite. Là on sent qu'elle a vraiment beaucoup de mal donc par acquis de conscience je vais faire venir l'ostéo. L'exercice à main droite c'était d'avancer, d'engager au mieux et de vraiment faire un effort. Dur dur pour elle comme pour moi où plusieurs fois je dois me fâcher et secouer la longe pour qu'elle cesse de raccourcir son cercle. Je voulais qu'elle cherche à s'étirer et décoincer cette main droite difficile. Je l'ai lâchée à l'autre bout du parc pour qu'elle galope jusqu'aux copines où là, bizarrement, elle a de l'énergie ! Le soir j'ai passé un peu de temps avec Golfite, la câliner, et j'ai filmé pour observer tous les observables possibles (vidéo). Nina elle, n'a fait que demander les mamelles. Au bout d'une heure je suis rentrée.
 
Samedi 12 Mai 2018 | Travail en longe #2
 
Aujourd'hui, j'étais sur place toute la journée, mais je n'ai commencé à vraiment m'occuper des filles qu'à partir de 16 heures. J'avais pas mal de boulot avant et comme d'habitude, on a fait des câlins, des bisous, j'ai vérifié et curé les pieds, j'ai brossé tout le monde. Vers 17h je vais chercher Tartine qui cette fois, ne cherche pas à s'éloigner. Je lui cure les pieds, je la caresse et seulement là je lui mets la longe autour de l'encolure. Elle m'a suivi d'un très bon pas. Je lui ai mis le licol, je l'ai brossé tranquillement en appuyant bien sur les zones qu'elle apprécie et j'ai pris la longe de travail. Pour éviter tout conflit et la mettre dans le confort je commence à main gauche. Déjà je la sens davantage dans l'impulsion et surtout, elle est régulière ! Ce qui est appréciable c'est que même au pas, je peux la laisser sur un cercle de 25m sans problème. Les transitions pas-arrêt sont fluides et immédiates et systématiquement Tartine revient à moi. Un vrai bonheur. A certains arrêts elle mâchouillait un peu, signe de micro-stress ou bien une forme d'inconfort. Je la caresse très fort et je passe à main droite. Au pas une jument très régulière, sur un cercle beaucoup plus fermé. J'ai remarqué qu'à cette main elle cherche à couper le cercle. Du coup au trot, dans son arc de cercle elle est bien, régulière, bonne attitude, mais au moment où elle coupe son cercle, on sent une boiterie au postérieur droit. En ligne droite ça ne le fait pas, au pas et au galop non plus, sur une jolie courbe non plus.... Les transitions trot-pas étaient anticipées et elle s'arrêtait parfois (parce que je pensais à l'arrêter et je pense qu'énergétiquement mes ordres n'étaient pas clairs).A la fin j'ai réussi à avoir un tour de galop, je l'ai caressée et j'ai laissé là dessus. Elle a bien transpiré donc demain je vais la laisser tranquille même si je voulais faire des longues rênes. Il ne faut pas abuser !


Mercredi 16 Mai 2018 |  Balade en longues-rênes ! 
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MAI 2018
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Aujourd'hui, entre deux averses et après les cours, je me suis mis un coup de pied aux fesses et j'ai décidé de partir en balade en longues-rênes avec Tartine. Quand je suis arrivée avec Thierry, la blonde était sous l'arbre, Golfite au fond du parc et Nina est venue nous dire bonjour. Pendant je mettais le licol et curais les sabots de Tartine (d'ailleurs elle donne vraiment mieux les pieds !!!), Thierry a décidé de la brosser. J'ai mis le tapis, le surfaix, le filet, les longues-rênes et on est parti. Au départ, globalement, j'ai une jument volontaire mais qui ne se décide pas entre partir balade ou rester avec les copines. Elle s'est plutôt bien arrêtée au stop, elle était à l'écoute mais on sentait que c'était difficile pour elle de se séparer des copines. Une fois bien encadrée, elle s'est laissée "guider". On a marché, trotté, j'ai tenté des arrêts. C'était vraiment pas si mal. Je monte donc au dessus du chalet jusqu'au coin des abeilles où je m'amuse à marcher. Je fais demi-tour et là, la jument se déclenche complètement. Retour aux copines. Je l'ai laissée marcher dans l'herbe mais les vaches nous ont littéralement sauté dessus. Heureusement que Tartine connais et qu'elle n'a pas du tout réagit, parce que moi je n'étais pas rassurée. Peu de temps après Thierry me demande de la prendre. Heu... Pourquoi pas. Donc je lui laisse. La jument au départ fait du droite/gauche et le temps de comprendre que l'homme n'a qu'un bras, elle s'est calée sur lui et elle l'a vraiment bien écouté. Une fois proche des habitations je l'ai reprise. On a croisé une amie et son garçon donc j'ai arrêté Tartine au bord de la route, elle n'a vraiment pas bougé et n'a pas tiré pour retourner voir les filles. Je l'ai laissée dans le parc, lui ai fait plein de bisous et elle est partie avec sa copine Golfite. 


Samedi 20 Mai 2018 | Parage et moment entre nous !
 
Comme prévu, je m'occupe des pieds des juments, en particulier de Golfite. Comme on les a mises autour du chalet c'est beaucoup plus facile. Au départ Golfite me donne super bien les pieds, que je peux curer très facilement. Une fois la pince en main, j'ai un peu bataillé. J'étais obligée de la faire reculer de plusieurs pas pour lui faire comprendre qu'elle devait cesser de me bourrer dedans quand elle refuse quelque chose. J'aurai finalement fait ses deux antérieurs parfaitement donc son pied pourri qui est dorénavant très beau ! J'ai fait les postérieurs de Nina et c'est tout. L'après-midi on se dit, entre voisin, qu'on pourrait aller boire l'apéro au parc de jeu de Bouxière. Lieu complètement inconnu alors que c'est vraiment tout près, et c'est génial. J'ai donc trouvé un coin de balade et de travaille pas trop mal avec Tartine à l'occasion. Le soir en revenant, je demande à Guillaume de me mettre à cheval sur la blonde. Elle qui n'aime pourtant pas ça, j'ai réussi à lui donner beaucoup de plaisir (photos!). Toujours sur elle, j'arrive à lui demander de reculer en liberté. Un moment donné la jument m'amène aux poubelles. Elle commence à jouer avec l'une. Une fois, deux fois, trois fois.... La quatrième n'a pas manqué, elle me l'a renversée par terre et, toute fière d'elle, elle cherchait encore à aller mettre la tête dedans. Une fois descendue, elle m'a refait la même. Rebelote j'ai dû tout nettoyer et c'était pas une mince affaire. Nicolas, dans la soirée, me dit de mettre les filles dans son parc (qu'elles adore). Elles sont parties au triple galop.


Mercredi 23 Mai 2018 | Santé, études, boulot... Plus le temps ! 

Je vois les juments presque tous les jours (pour ne pas dire tous les jours...) et mis à part des câlins, des changements de parc, le curage quotidien des sabots, les vérifications de bases comme l'eau, la clôture, le post électrique et les crottins, je ne fais rien d'autre. Ayant perdu ma carte bleue et ayant fait opposition, j'attends, depuis une semaine, la réception de ma nouvelle carte et la réouverture de mon compte bancaire. C'est un sale handicap qui m'empêche de payer le vétérinaire, de me payer de l'essence et de remplir ma carte de bus. Je suis complètement bloquée de partout. Hier, alors que je devais passer l'après-midi avec les juments, j'ai eu de grosses crises de céphalées, la nuque complètement bloquée et au bord du malaise. Ayant trop attendu c'est Thierry qui m'a forcé à prendre le volant pour aller faire ma prise de sang des suites de quelques problèmes (encore innommables) de santé. Avec tout ça qui me limite, j'ai reçu mon acceptation à la faculté de droit d'Epinal. Une bonne nouvelle mais qui me demande beaucoup de paperasse, beaucoup d'organisation et davantage de travail pour avoir le bac et un job étudiant en CDI ! Bref, pour le moment, les juments sont mises en arrière-plan, le blog aussi.