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Bienvenue. 13/03/2012


Bienvenue.

 
Bienvenue.
Bienvenue.
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Bienvenue.
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Bonjour et bienvenue à toi, visiteur, sur le blog de mon aventure équestre avec mes trois juments Nina, Golfite et Gypsophile du Vignotte (Tartine). Tu trouveras en blog secret mon quotidien avant l'arrivée de Tartine et en blog public toute notre aventure depuis son arrivée. Je raconterai notre évolution, notre travail, mes réflexions, quelques photos et vidéos pour illustrer. Quant à moi je m'appelle Maruschka, j'ai vingt ans et je suis au contact des chevaux depuis près de huit années maintenant ! J'ai commencé à vraiment monter à cheval en 2011 avant d'arrêter complètement pour me consacrer à ma nouvelle aventure avec les Patates. Je vis dans les Vosges, à Epinal (88) où j'ai repris mes études tout en exerçant le métier de vendeuse-conseil. Dans l'aventure aujourd'hui, je suis entourée de Thierry, Guillaume, Elisa et Nicolas (entre autre!), qui m'accompagnent, m'aident et me soutiennent en partageant une passion commune pour les chevaux. 




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Les nouveautés sont sur cette première page !


Tags : Présentation. ☮ - Equitation. - chevaux - cheval - juments

Mon parcours. 17/10/2011

 
Tous sont entrés dans ma vie,
et l'on changé différemment, chacun à sa manière.
 
 
Mon parcours.
Nortal.

Nortal est le premier cheval que j'ai rencontré (depuis mes 3 ans) et duquel j'ai appris beaucoup. Seule. C'est un cheval qui appartenait à mon institutrice de CM1 et que j'aurais pu monter si l'envie avait été au rendez-vous. J'ai passé beacoup de temps avec lui, sous tous les temps, mais ce n'était pas le cheval le plus facile de la horde. Timide mais curieux, il m'a apporté des connaissances sur le comportement équin qu'aucun livre n'aurait pu m'apporter jusque là. J'ai passé des heures et des heures à le caresser, à le brosser, lui faire les pieds et l'observer. Qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige je n'ai pas hésité à lui rendre visite. Au bout de deux ans, il connaissait mes horaires d'arrivée et de départ et me suivait sans arrêt, il cherchait après moi parce qu'il savait qu'à chacune de mes venues, j'apportais un petit morceaux de pain sec et dur. C'était notre petit rituel à nous. Il était pour moi le début de mon aventure, ma "période d'essaie", mon plus beau souvenir. Il m'a appris l'approche du cheval. 




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Mon parcours.
   Azia.

Azia, c'est un petit peu la star du blog, mais aussi ma plus belle aventure. Azia est la pouliche "surprise" de mon institutrice de CM1. J'ai été l'une des premières à avoir vu la petite, et surtout l'une des deux seules à avoir pu l'approcher et la caresser en présence de sa mère. J'ai rapidement pu créer un lien avec elle et c'est naturellement que chaque soir, j'allais la voir. Je suis longtemps restée loin d'elle, a l'observer dans le calme le plus total. Et puis elle est d'elle même venue vers moi, elle a d'elle même décidé de jouer avec moi. Alors âgées de tout juste dix ans, j'ai appris grâce à elle à observer un cheval, à le brosser, à dialoguer avec lui par le corps, j'ai appris la patience et enclenché une recherche sur le comportement équin. Elle m'aura appris à avoir conscience de moi et des autres. Elle m'aura illuminer sur la philosophie actuelle. 




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Mon parcours.

    Leader.

Leader était mon chouchou dans mon premier club. Je l'ai monté pour la première fois en Juillet 2011, dans une séance de plat, une séance très simple qui s'était avérée difficile pour moi. Leader est un poney de propriétaire mis au paire. Un poney qui a son caractère et qui peut être très doux et très gentil, tout comme il pouvait être infecte et méchant. Je l'aimais parce qu'il ne me laissait jamais droit à l'erreur, parce qu'il était chiant et confortable. C'est grâce  lui -entre autre- que j'ai pu évoluer dans ma monte et dans mon approche du cheval au box. Il m'accueillait cul en avant, oreilles en arrière, et il m'est arrivé de ne jamais pouvoir rentrer sous peine de bottage ! Mais sans expliquer pourquoi, je m'étais très attachée à lui et à ce qu'il était. J'ai fait mon premier Gymkana avec lui, où nous avons terminés derniers -5eme- de ma faute parce que j'avais zappé une étape, mais il avait été extraordinaire. A l'époque, j'aurais juré qu'il était le cheval de ma vie. Il l'a été, un temps.





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Mon parcours.
    Sucanel.

Sucanel aurait pu être le poney de ma vie, mon univers et mon avenir. Je l'ai connu dans mon second club où j'ai passé mon second galop. La première fois que je l'ai monté, on m'avait prévenu qu'il était infecte, méchant, dangereux, incontrôlable et sans sentiment. Pourtant, j'ai découvert un poney difficile, certes, mais absolument génial, avec qui tu peux apprendre et faire des erreurs, avec lequel tu tombes, avec lequel tu te fais mordre, mais avec lequel tu te sens en vie. Après la première monte, Laurie, ma monitrice, me l'a toujours décerné. Saut, plat, dressage, j'avais le droit à tout et dieu sait que cela n'a pas été facile mais j'ai beaucoup évolué grâce à lui et il a été un enseignant tortionnaire et formidable ! Malheureusement, Sucanel appartenait à une amie de Laurie, chez laquelle il est reparti avec ses soeurs et sa mère et Laurie aussi est partie. Cette séparation m'aura définitivement coupée des clubs.




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Mon parcours.
Nina et Golfite.

Tout le monde connait Nina et Golfite, ma dernière histoire, mon histoire actuelle et passée. Mon histoire la plus belle et la plus riche jusqu'aujourd'hui. Grâce à elles, j'ai appris à m'occuper d'un cheval, à faire des soins, à écouter le cheval, à faire les box, à nettoyer les parcs, les plaies, bref, j'ai appris à avoir un cheval à la maison. J'ai aussi beaucoup appris dans la monte. Galoper, trotter, sauter, gérer le terrain varié en extérieur. Elles m'ont donné le goût de l'extérieur et de la balade, elles m'ont fait réaliser la différence entre le monde équestre (club, pension...) et le monde du propriétaire particulier. J'ai compris avec elles que monter n'était pas vital, et j'ai appris une approche bien plus naturelle et loin de la commercialisation du monde équestre. Elles m'ont redonné confiance en moi et j'en suis devenue propriétaire officielle. J'ai monté des projets et maintenant en retraite, je comprends l'intérêt d'avoir un vieu cheval chez soi. J'ai appris à vivre. ♥



 Inspiré par Aurore-de-chardet

Tags : tartine - mon parcours équestre - équitation - cheval - chevaux

AVRIL 2017 (PART II) 08/05/2017


 
 
19 Avril 2017 | Les bâches, ça mange les poneys jaunes!
 
Le temps préalablement annoncé variait entre de la neige, de la pluie, beaucoup de vent, du soleil, le tout aux alentours de quelques huit degrés Celsius en milieu de journée. Je me lève à sept heure ce matin. Je dois préparer mon sac, m'occuper du hamster, m'habiller et déguerpir. J'arrive à dix heures moins le quart et m'arrête rapidement au parc où les juments attendent à la porte. Elles hennissent, ronflent et me suivent du regard quand je repars. Je n'oublie pas de préciser que je reviendrai dans quelques minutes. Guillaume est au chalet lorsque je déballe mes affaires. Je paie un café à Noël pour le remercier et dès l'instant où il s'en va, nous, on part au parc. Les filles nous attendent. Je caresse Golfite, puis Nina et enfin Tartine. Elle a un air malicieux qui me fait comprendre qu'elle veut jouer. Pour l'instant, je vais pousser les fils pour leur donner un peu plus d'herbe (ce que Golfite comprend de suite, me suivant de très près!) Les deux grosses arrivent, Nina met la tête par terre... Mais Tartine me regarde. Je joue au chat et à la souris avec elle quand elle décide que cela suffit. Je la laisse tranquille.
 
Je pousse mon premier coup de gueule de la journée quand je vois une boite de converse vide et «fraîche» dans le parc. Les gens sont vraiment dégueulasses et n'ont absolument aucun respect pour l'environnement et surtout pour mes juments qui auraient pu marcher dessus et attraper n'importe quelle maladie! Je caresse tout le monde et on rentre. Les ânesses et la ponette sont là, ce qui me fait m'attarder un bon quart d'heure avec elles. Rina me rejoint très rapidement et les autres suivent derrière. Lorsqu'elles comprennent que je cache du pain derrière moi, je les ai perdues, donc je ne me suis pas attardée davantage.
 
 
 
 
L'après-midi, j'avais prévu un très bon planning en carrière avec une séance basée sur l'observation du cheval, plus précisément sur la vision du cheval et son appréhension devant un obstacle quelconque. Finalement il s'est mis à neiger puis à faire extrêmement froid, donc j'ai préféré faire plus soft en prenant une bâche noire, un side-Pull, la longe de travail et direction le parc. Tartine arrive directement vers moi mais comprend facilement quand j'installe la bâche, qu'elle va être mise à l'épreuve. Pour le coup, elle ne cherche pas à se sauver mais sert un peu les fesses (il faut savoir que les bâches, ça mord les poneys jaunes!) Je commence doucement en l'amenant devant la bâche et en la laissant aller d'elle-même dessus. Plusieurs fois elle s'écarte mais elle finit par baisser la tête et sentir ce machin-noir-bizarre-trop-flippant qui, finalement, semble inoffensif! D'après-moi, c'est important de laisser au cheval son autonomie pour gérer des situations de stress, sans le forcer et sans lui demander quoi que soit. Si je l'avais forcée à marcher sur la bâche aux premiers passages, elle se serait braquée et n'aurait plus accepté de coopérer.
 
Cette fois on est bon. J'essaie de l'amener sur un cercle d'abord au pas, puis au trot. On voit les pattes se lever à quinze centimètres au-dessus du sol, mais malgré tout elle marche dessus. Je félicite beaucoup et lui laisse un peu de liberté de mouvement avant de la remettre sur un cercle, au trot. Là encore elle lève fort les sabots mais après plusieurs passages, soit elle se fatigue, soit elle comprend que ça ne sert pas à grand chose et passe normalement. Une jument très courageuse qui regarde davantage les copines que ce qui semble lui faire peur (rire.) Je la travaille un peu en longe sur un cercle aux deux mains aux trois allures, la laisse brouter quelques minutes et je finis par prendre deux grands rondins de bois pour les mettre sur la bâche. Cela fera office de barres au sol. Ce n'était pas fameux. C'était une difficulté de plus et bien différente desquelles elle aurait pu s'attendre mais elle reste relativement calme et courageuse. Elle est douce et fait ce que je demande sans trop rechigner.
 
 
 
Je termine sur un exercice de mobilisation: reculer, déplacement latéraux etc. Elle est top donc je retire le side, lui fait trois câlins, je lui tourne le dos et la voilà qui part au triple galop à l'autre bout du terrain pour se rouler. J'ai traumatisé mon pauvre cheval! Je repousse le fil pour redonner à manger et je papouille tout le monde. Je retrouve cinq tiques sur Tartine, deux sur Nina et un sur Golfite. Je sais ce qu'il me reste à faire demain...
 
En rentrant, je croise les ânesses qui sont couchées. Comme il fait froid Guillaume rentre mais je reste pour aller les papouiller. Seule Lionne reste couchée et on s'est endormies une vingtaine de minutes. Elle se lève ensuite et me fait énormément de câlins, pose sa tête sur moi, se frotte, cherche à se coucher sur moi (mais non non!!) Le vent de Sibérie revient de plus belle, je prends froid, donc je rentre et termine ma journée sur cette belle note. Toujours pas de photo de ce genre de moment, mais comme j'aime le dire c'est un moment intime et personnel.
 
 
20 Avril 2017 | Pause lecture, câlins, encapuchonnement naturel !
AVRIL 2017 (PART II)

 
Ce matin je me lève tôt parce que je sais qu'on a du boulot. Comme je ne veux pas perdre de temps, je me remémore tout ce qu'il y a à faire, en faisant le petit déjeuner: Aller chercher les juments et les amener à la carrière avant de les mettre au parc de l'église. De là mettre le post électrique, mettre l'eau et la pierre à sel. Et ensuite on avise... Tout le petit monde fini par se lever, on mange et Élisa et moi allons chercher les dinosaures. Elles sont venues à nous très rapidement. Élisa s'est occupée de les tenir pendant que j'éteignais et débranchais le post. Pour aller à la carrière, on doit prendre la départementale et traverser le village. Je laisse Nina à Élisa tandis que je m'occupe des autres. Golfite a un bon train, mais elle respecte bien mon épaule. Je dois solliciter Tartine à plusieurs reprises pour qu'elle avance et qu'elle arrête de se traîner derrière la vieille (Comme c'est la trentenaire qui «domine» la Blonde... je ne vous fais pas de dessin!) A l'entrée du village, on croise Teddy et Guillaume qui nous informent gentiment que les plans sont changés: Le Maire a mis son entier (Bandito) au milieu du village, donc impossible de passer pour aller en carrière ou partout derrière! Du coup, on se rabat directement sur le parc de l'église qui nous accueille chaleureusement, avec une belle herbe et un peu de soleil. Je lâche tout le monde et j'attends patiemment les garçons pour les aider à faire le reste. 250L d'eau, le post électrique à porter, brancher et cacher et la pierre à sel à installer non loin du bac d'eau. L'humeur n'étant pas au beau fixe, je choisi de remonter à pied et Guillaume me suit. On rentre, on fait à manger et on fait notre pause de midi !
 
 
En début d'après-midi, je suis tiraillée entre deux idées : Aller en carrière pour faire ce que j'avais prévu et prendre le risque que l'étalon sorte de son parc pour se bagarrer avec Tartine, ou bien aller au parc et passer un après-midi au soleil, sur une couverture, dans le plus grand calme... J'opte pour la seconde solution (la plus raisonnable pour tout le monde) et Élisa m'accompagne. Je prépare donc tout ce dont j'ai besoin, autrement dit un sac avec une bouteille d'eau, quelques gâteaux, une couverture, deux pulls (il fait encore froid et le vent de Sibérie n'aide pas), un cure-pied, la brosse «de mue», un livre et mon téléphone, on ne sait jamais ce qu'il peut arriver.
 
Quand j'arrive, les juments m'attendent de pied ferme mais remettent tout aussi rapidement la tête parterre. Ceci me permettant d'installer mon petit campement pour me prélasser au soleil (plutôt pour observer les juments et bouquiner). Seulement, Elisa parle beaucoup, gigote, marche, danse et ce n'est pas du tout ce que je voulais. J'essaie de lui expliquer qu'aujourd'hui, on fait soft (encore) et qu'on est là pour passer un moment de calme et de détente avec les filles. Elle n'en a rien à faire, et tente en vain de se mettre dans ses livres. Au bout de deux heures, je la sens qui n'en peut plus, elle doit faire quelque chose, elle s'ennuie à mourir. Je lui propose d'aider les juments à la mue pendant que moi, je m'occupe des pieds.
 
C'est à ce moment là précisément que je me rends compte à quel point Nina et Tartine se battent en duel de façon permanente pour reporter l'attention sur elles. Quand je suis avec l'une, c'est l'autre qui insiste et n'hésite pas à franchement nous bousculer et vis-versa. Du coup, j'ai passé pas moins de trois quarts d'heure à gratter le ventre et les mamelles de Nina, à faire des bisous et des câlins à Tartine!! J'adore ces moments-là qui nous sont privilégiés. J'en ai aussi profité pour observer chacune d'elles pour repérer de nouveaux comportements, de nouvelles habitudes, mais j'ai surtout vu que les trois se grattaient le cul aux arbres... Alors que j'ai déjà vermifugé !
 
 
 
Vers seize heure trente, je décide de rentrer pour voir ce que font les garçons. Guillaume est autour de sa moto accompagné d'un copain, de Teddy et du père. Je discute un peu avec le père qui me sort légèrement de mes gonds et me faisant comprendre que ma façon de voir et d'aborder le cheval était vraiment misérable. Ce fameux «papa» est un compétiteur et a fait de son fils un cavalier de concours renommé puisqu'il a fait trois fois les Championnats de France où, à priori, il aurait eu de très bonnes places. Pour ma part, j'aime mes juments, je n'aime pas les concours ni les clubs et je le vis parfaitement bien (merci papa du copain de Guillaume pour les conseils de croise papatte en longues-rênes, mais n'y voyant actuellement aucun intérêt, je passerai au-dessus).
 
 
En tout fin de journée, vers dix-huit heure, je vais voir Rina, Lionne, Artifice et Hypocras. Je leur fais tout plein de câlins et je vais m'installer dans le champ. Hypo' est la plus jeune, la plus joueuse et la plus sournoise. Autrement dit, en faisant mine de poser sa tête contre moi, elle a attrapé la ficelle de mon Eleven Paris et l'a tiré jusqu'à le retirer complètement... Ce sera tout pour moi (rire). Ensuite, c'est Rina qui vient me voir. Elle n'a pas cessé de me lécher le visage, la tête et le cou. Je serais curieuse de savoir le pourquoi du comment étant donné qu'elle a une pierre à sel à lécher en cas de besoin. En la caressant, je remarque deux points faibles : L'épaule et l'ars du poitrail. Cela lui faisait tellement de bien qu'elle s'encapuchonnait et bavait*. Du coup j'ai quand même arrêté. Je suppose que la bave vient du fait qu'en s'encapuchonnant de la sorte, elle ne pouvait plus ni trop respirer ni déglutir. Et puis on a jouer un petit peu. C'est une ponette très volontaire et très souple, donc en a fait la révérence aussi facilement qu'en claquant des doigts. Elle est top !! C'était sans compter sur les ânesses, très jalouses, qui sont venues nous titiller pour nous demander de l'attention. Ds câlins, des bisous, et v'là que je te mord parce que c'est moi qui doit être caressée, et v'là que je te met un postérieur dans le nez parce que t'as pas à avoir de câlins, ... De vraies ânesses, jalouses, curieuses, caractérielles et téméraires entres elles. Un moment donné je me suis fâchée, parce que Rina, comme d'habitude, a fini en arrière-plan. Au bout d'une bonne heure, Guillaume Elisa et moi décidons de rentrer. Nico (le propriétaire des louloutes) vient nous dire bonjour et constater à quel point ses filles dépoilent. On a discutaillé un moment avant de rentrer manger et finir sur cette belle note.
 
 
 
 
 
21 Avril 2017 | L'insolation ou la désolation de pas pouvoir tout faire...
AVRIL 2017 (PART II)

 
Ce matin, c'est Guillaume qui vient avec moi pour rendre visite aux dinosaures. Guillaume est tellement sympa qu'il adore prendre des photos, donc j'ai un maximum de moments capturés (et ça c'est chouette). Donc à huit heure on va au parc de l'église à pied, les juments nous attendent. Je constate que l'herbe a disparu, de vraies tondeuses ! C'est Nina qui vient me voir en premier secondée par Golfite (oui oui!) Forcément Nina me demande de lui gratter les mamelles mais c'est sur Golfite que je m'attarde. C'est encore assez rare qu'elle vienne d'elle-même nous voir, du coup j'en profite. Je n'aime pas aller déranger les chevaux quand ils veulent être tranquilles, je les laisse venir d'eux-mêmes quand ça les intéresse. Donc, je masse la nuque de la vieille quand elle décide, après quelques minutes que ça suffit comme ça. Je fais le tour des crottins, je suis les juments et Florian, un voisin, vient à ma rencontre. Pendant qu'on discute Golfite revient et là, c'est l'extase pour elle comme pour moi. Elle s'endort légèrement sous mes massages, se déplace sous mes doigts pour choisir le point qu'elle veut détendre et fait le chameau quand je la gratte à la base de l'épaule. Un pur moment de bonheur comme je les aime et comme j'en ai rarement avec ma Garffy! Je prends un temps pour Nina pour lui gratter les mamelles, encore et toujours, elle aime ça, ça la détend un maximum et j'adore voir sa tête quand elle cherche à toucher les étoiles.
 
On revient au chalet et Guillaume veut retourner voir Rina et les ânes. Pendant que je vais chercher jesaisplusquoi, Guillaume attire la foule! Je le rejoins. C'est Rina qui vient me voir la première mais cette fois, je refuse qu'elle me lèche, j'en ai eu assez comme ça. Du coup, elle a laissé la place à Lionne qui m'a bousculé, je n'ai pas aimé, elle s'est vexée. Hypocras a presque essayé de venir mais je n'avais pas envie qu'on empiète sur mon espace personnel. Pas aujourd'hui. Du coup Guillaume a pris la relève, il est monté dans l'arbre et Rina, curieuse comme tout, est allée le voir. Elle s'est posée en dessous de lui et l'a cherché. Comme l'arbre est «infesté» d'abeilles, Guillaume a sauté comme un fou mais Rina n'a pas bougé une oreille. J'ai essayé une acrobatie pour la photo et puis on est rentré.
 
 
 
En début d'après-midi, Guillaume me demande de négocier pour que son père accepte qu'il aille faire de la moto dans le grand parc (et qu'ainsi, je le prenne en photo!). A quatorze-heure pétante on était tous au parc, Guillaume sur la moto, Elisa dans le tracteur, Teddy qui tond les mauvaises herbes, et moi à la photo. Parce que, quand on a des chevaux, on ne passe pas son temps à jouer et à batifoler, on doit aussi entretenir les parcs. Du coup, avec la «tondeuse-girobroyeur» on s'est tous relayé pour faire chacun une partie du parc. Environ 5000m carré de fait dans l'après-midi ce n'est pas rien, et pourtant ce n'était pas grand chose. Sauf que, j'ai la manie de ne jamais boire et l'insolation m'a assommée. Je suis restée couchée dans le bec-à-ben du tracteur deux heures, à mourir entre un mal de tête atroce, le froid, le chaud, les yeux complètement desséchés... Etant donné qu'Elisa et Guillaume devaient partir vers dix-sept heures, j'ai décidé de prendre le quad et d'aller voir les juments avec Elisa. On leur a fait un rapide bisou et on est vite rentrées. Les garçons sont arrivés presque tout de suite après.
 
 
 
 
22 Avril 2017 | On change de parc !
 
Hier, j'avais prévenu Teddy que le parc de l'église ne ressemblait plus à un terrain de golf, mais pire que ça. Donc au programme de la journée, refaire le Grand Parc (piquets, fils, etc...), ramener les bacs d'eau, faire l'eau, déplacer la pierre à sel et le post électrique. Tôt, on part au grand parc. On s'occupe d'abord de replanter les piquets en style «paddock paradise» tout autour du terrain pour qu'elles mangent d'abord les repoussent de mauvaises herbes et qu'elle piétine le reste, pendant qu'au milieu, l'herbe repousse tranquillement. L'opération des piquets, du fil et des portes nous prend pas moins de deux heures. Ensuite, l'eau. On tente de mettre l'eau dans la vieille baignoire (nous évitant ainsi de déplacer la gamelle inox) mais elle fuit et le bouchon fini par céder sous le poids des 250L d'eau. On recommence avec la deuxième baignoire, mais cette fois on s'attarde dessus. Plus moyen que celle-ci nous pète une énième fois sous le nez. Heureusement, le goutte à goutte ne dure que quelques secondes et la baignoire tient le coup ! Teddy me dépose ensuite à l'église où j'attache les juments et avance le temps qu'il nous rejoigne. Les juments sont douces et calmes, le trajet sera facile. Teddy prend Golfite pendant que je prends les deux grosses. Tout se passe sans encombre, elles avancent d'un bon pas même si Nina ne cherche qu'à mettre la tête parterre au moindre brin d'herbe plus grand que les autres. On les détache et elles attendent. Elles ne comprennent pas tout de suite ce qu'elles font là, et je dois les "forcer" à avancer pour qu'elles daignent bouger. On fait demi-tour et on va chercher le post et la pierre qu'on dépose rapidement. 
 
Le reste de la journée se fait particulièrement calme. Je passe une petite heure avec elles, mais elles m'en veulent : retourner au foin ce n'était vraiment pas dans leur plan. Il faudra faire avec. Je papouille rapidement tout le monde avant de rentrer.
 
 
 
 
23 Avril 2017 | C'est pas comme si c'était rien...
 
AVRIL 2017 (PART II)

Ce matin, je m'en vais seule voir les juments. Sur le chemin, je croise '46, la vachette. Elle m'a suivie tout du long avant de retourner voir ses copines. Pour ma part, quand j'arrive, Tartine me cherche derrière la haie avant de remonter à la porte pour m'apercevoir. Je fais un bisou à chacune avant d'aller nourrir. Elles ne se précipitent pas particulièrement sur le foin (d'ailleurs, c'est Golfite qui fait la tête à ne plus manger d'herbe...) mais faute de mieux, elles sont quand même venues manger. Je me suis assise un moment sur la gamelle en inox quand soudain, Tartine vient me voir, curieuse de ma fameuse chaussure orthopédique. Elle la sent, va même jusqu'à la lécher mais à priori, ça ne lui dit toujours rien, donc à défaut, elle pose sa tête sur mon épaule et attend. C'était sans compter sur la jalousie de Nina qui la fait venir. Elle plaque les oreilles et bouscule un peu la blonde qui s'en va... Je gratte les mamelles et puis je décide de ça suffit, donc je m'en vais. Je suis restée une bonne avec elles à les regarder manger et se battre pour celle qui aura la meilleure portion (Morale de Tartine: c'est toujours meilleur chez les autres).
 
Début d'après-midi, le soleil est à son zénith, il fait plutôt bon et heureusement, pas trop de vent. Je réfléchi à ce que je pourrais faire et comment le faire, quand je repense au grand rectangle de mousse jaune, à la bâche noire... A défaut de ne pas pouvoir travailler en carrière avec une palette (donc un obstacle légèrement surélevé et dur), je me rabat sur un obstacle plus petit, un peu moins haut mais beaucoup plus mou et plus déstabilisant. Je n'aurai qu'à emballer le carré de mousse dans la bâche noire et le tour est joué. Je prends le temps de bien tout préparer, je prends mon temps de choisir entre le side-pull rose ou le side-pull rouge, j'opte pour le premier beaucoup plus souple et moins dur mais je prend les rênes en corde rose, suffisamment longues pour travailler à pied mais pas trop longues pour pouvoir les ranger dans le sac. Je mets l'appareil photo dans sa sacoche et je m'en vais. Quand j'arrive, les filles sont encore au foin. Je respecte leurs heures donc je les laisse manger, en attendant de préparer le matériel. Je cherche à prendre des photos avec l'appareil lorsque soudain «pas de carte»... Évidemment !! Nina vient à moi, je décide donc de la panser un peu et de faire les pieds. Tartine attendant derrière, je la fais aussi. Et voilà qu'elles recommencent à s'affronter pour savoir laquelle aura le plus d'attention. C'est Golfite qui aura finalement toute mon attention puisqu'elle s'est décidée à jouer dans l'eau et la faire éclabousser alors que mon appareil est en dessous... Heureusement je range toujours mon matériel pour le protéger. De fait, je décide de la brosser un maximum pour l'aider à la mue. Je vois qu'elle vieillie parce que maintenant, la mue se fait extrêmement difficile pour elle. Elle se laisse faire complètement, se détend sous le frottement de la brosse mais Golfite (parce que n'est pas Golfite qui veut), elle part d'un pas précipité à l'autre bout du champ. OK.
 
 
 
Puisque plus personne ne veut manger, je mets le side-pull à la blonde et l'emmène avec moi. C'est Nina qui la pousse de sa tête pour qu'elle avance (vraiment trop fort!) mais par contre, tout le monde nous suit de très près (on sait jamais!) Je me sens parfaitement à l'aise et détendue, mais aussi profondément concentrée dans mon idée. C'est sûrement ce qui motive Tartine qui me suit d'un bon pas et qui m'écoute (presque) au doigt et à l'½il. Je l'amène doucement près de «l'obstacle» dans l'idée de lui laisser sa totale autonomie et sa propre réflexion pour affronter la situation et ce qui se présente à elle. Je me sentais hyper sûre de moi, suffisamment fière, quand Tartine me fait perdre toute crédibilité. Alors que je la «tiens» à peine en bout de longe (qui traîne par terre et qu'elle manque d'écraser à chaque pas) la voilà qui, d'elle-même, vient sentir la mousse emballée dans la bâche noire. Elle sent, oreilles en avant, elle fait un pas, puis deux, puis trois... Puis elle tape dedans de l'antérieur, le pousse loin et le retourne... Pour manger en dessous !!! Moi qui voulait analyser les réactions de «peur» et de «stress» face à l'obstacle, et bien Tartine s'en fou complètement. Elle me refait le coup de deux fois, je prends donc l'initiative de la faire marcher dessus. Elle passe comme si de rien n'était, se retourne, repousse la mousse et mange dessous... Pour mon étude d'observation, on repassera! Du coup pour voir jusqu'où je peux aller, je sépare la mousse de la bâche, que je mets l'une à côté de l'autre. Elle passe dessus sans problème, malgré une très très très (très) infime appréhension pour la couleur jaune pâle de la mousse. Et elle a encore cherché à manger sous la bâche. Cette fois, je veux aller plus loin. Si la bâche l'intrigue tant que ça, bah je vais lui mettre dessus. Je prends la bâche (derrière elle) violemment et la secoue. Pour réaction il y a jute l'oreille droite qui a pivoté, du style «t'es sûr que ça va, toi ?» J'étais à la fois absolument morte de rire et blasée de voir si peu de réaction de sa part. Donc je lui ai mis la bâche sur elle pis je l'ai fait marcher sur la mousse. Elle s'est arrêtée dessus. J'ai donc fait l'exercice du vas-et-viens en 15pts, au top du top, la bâche sur le dos et la mousse sous les pieds. Ne sachant plus trop quoi faire d'elle j'essaie de la faire reculer dessus. Là, les papattes se sont levées haut, mais c'est tout. Bref, elle s'en fou et elle s'ennuie. Je la fais brouter dix bonnes minutes avant de la remettre dans le couloir du Paddock Paradise.
 
Comme si elles avaient été séparées depuis quinze ans, Golfite henni et rue à côté de nous (elle disjoncte la vieille!). Je détache mais personne ne bouge. Je fais un câlin à Tartine, Nina se joint à nous avant de mordre de nouveau Tartine, puis sans rien comprendre, Golfite se met entre les filles et moi et baisse la tête. Je la masse alors délicatement au niveau de la nuque, de l'encolure et du garrot mais Tartine grappille du terrain, ce qui met Golfite en colère et qui pousse Nina à bousculer tout le monde. Agacée qu'elles se confrontent toujours les unes aux autres, je m'en vais à l'ombre! C'est Golfite qui me suit et se colle à moi. Pour beaucoup ça ne ressemble à rien, pour moi c'est une victoire infiniment grande. Je la masse une bonne quinzaine de minutes, elle ferme les yeux, baisse la tête et vacille. J'ai toujours le side' dans les mains quand elle met son bout du nez dedans et tire dessus vers le fil. Je comprends à ma manière qu'elle veut aussi essayer donc je l'amène près de la mousse, qu'elle enjambe avec les pattes à dix mètres du sol et elle met la tête parterre. Elle veut de l'herbe, elle l'a eu. Je la laisse manger dix minutes avant de la remettre dans le paddock. Cette fois, je vais remettre un peu de foin et je décide de m'en aller. Le soleil me tape sur la tête, je tourne et je n'ai pas encore bu une goutte d'eau de la journée. J'arrive à quinze-heure trente au chalet.
 
Je retourne voir les dinosaures en début de soirée vers dix-huit heure trente. Les juments sont à la porte, à moitié endormies. Je vais donner le foin, vérifier l'eau, quand Tartine et Nina me rejoignent pour manger. Golfite, elle, préfère rester près de la porte. La pauvre vieille ne veut pas de foin, elle boude, donc je lui ai amené devant elle un gros paquet de foin et je me suis assise pas loin pour voir si tout va bien. Elle a repris du poil de la bête, ses côtes sont de moins en moins visibles mais son genoux est raide. Je reste une petite vingtaine de minutes quand j'aperçois Tartine qui se dirige pour aller boire. J'entends « j'ai soif » donc je cris à Tartine de s'arrêter, que j'ai laissé ma veste et mon portable devant la gamelle inox et qu'elle risque de tout tremper en buvant. Elle attend vraiment patiemment que j'arrive, que je retire mes affaires et va boire. C'était sans compter sur Golfite qui, une fois le dos tourné, est partie à l'herbe (du moins ce qu'il en reste). Du coup, j'ai rallumé le post et je suis rentrée. (Bon OK, j'ai fait demi-tour parce que j'avais zappé que j'avais du sucre dans la poche. Du coup les grosses sont montées et Golfite, en les voyant, a henni. Forcément. Là, par contre, je suis rentrée!)
 
 
24 Avril 2017 | Tout pour de l'herbe!
 
Ce matin je me lève super tôt et je cours voir les juments. Toute la nuit j'ai réfléchi (parce que ça m'arrive...) et j'ai décidé de les mettre autour du chalet pour qu'elles tondent un peu l'herbe. Comme tout les matins depuis le début de ce long weekend, je m'arrête quelques minutes pour dire bonjour à (93)46, qui ne cesse de me suivre à chacun de mes passages. Et puis j'arrive au parc où les trois juments sont à la porte. Je prends l'initiative, avant de donner le foin, de nettoyer la «zone du repas» où du foin séché, de la paille, de l'herbe et du crottin sont mélangés. Je passe une demie-heure à faire un tas qui fermentera et servira de semence un peu plus tard. Et puis je nourris. C'est Golfite qui vient, suivi de Tartine en enfin de Nina. Je les regarde manger et boire quelques instants avant de rentrer.
 
Je m'attaque aux piquets et au fil autour du chalet. Il n'y a pas foison d'herbe, mais c'est déjà mieux que rien pour cet après-midi. Vingt minutes plus tard c'est fait. Je prends deux sceaux de vingt-cinq litres et les rempli. Je remettrai de l'eau au fur et à mesure si besoin est.
 
Début d'après-midi, Teddy vient avec moi pour déplacer les grosses. Il prend Golfite, je prends les deux autres. On les met autour du chalet et Teddy s'en va. Dès à présent, je serai seule avec les filles jusqu'à Mercredi soir. Je les laisse manger autour de la maison, avant de prendre Tartine en longe et tenter de la faire monter sur la palette. Elle est regardante et moi aussi, j'ai peur que la palette ne tienne pas. Mon hésitation se ressent dans son comportement mais téméraire, elle met directement les quatre fers dessus. La palette craque, mon stress augmente, elle attend. Je la laisse descendre et essaie une dernière fois, elle est nickel, j'ai l'impression que je n'ai rien à lui apprendre. Elle me regarde façon de dire «c'est ça ton truc? C'est tout?» Ni elle ni moi n'avions vraiment envie de ça. Je la sors du terrain et la fait brouter en bordure de route une quinzaine de minutes avant de la rentrer et de sortir Golfite. Quand je sors la vieille, les deux autres se mettent à galoper dans le terrain et hennir comme si elles étaient séparées par des centaines de kilomètres... On était à trente mètres. Golfite est sympa, elle est de plus en plus douce et je lui rends bien en me détendant un maximum. Je termine avec Nina qui ne calcule plus personne sauf l'herbe qu'elle dévore en un rien de temps! Golfite et Tartine s'énervent, elles trottent, galopent, hennissent sans arrêt. Je ramène Nina après une dizaine de minutes, de peur que les autres finissent par passer le fil (la route n'étant vraiment pas loin). Comme j'ai repéré un coin d'herbe, je prends un sceau et le rempli d'herbe que j'arrache et leur donne. Je remet vingt litres d'eau et me pose un peu avec le livre de Mike Horn (qui m'inspire beaucoup pour écrire mes résumés). A dix-huit heure, j'attends que Noël arrive pour me déposer les carottes et l'Arnica, mais j'apprends qu'il ne sera pas là avant au moins trois quarts d'heure. Du coup, j'attache les trois filles et me mets en route. Les deux grosses d'un côté, la vieille de l'autre, je suis écartelée: D'un côté il y a Golfite qui «cours» et d'un autre, Nina et Tartine qui se traînent.
 
Je lâche tout le monde et vais mettre du foin. Les filles me snobent et vont tout au fond du paddock, à l'herbe. En les suivant, je remarque qu'elles économisent l'herbe et s'organisent pour avoir «autant» d'herbe que de foin. Je câline et masse Golfite qui vient à ma rencontre, elle se déplace sous mes doigts pour choisir où être massée et Tartine, jalouse de première catégorie, arrive. Elle repousse Golfite. Je m'en vais. Je n'aime pas ce genre de comportement et je ne veux pas avoir à culpabiliser parce que l'une à eu plus que l'autre. Je leur fait un gros bisou, allume le post et m'en vais.
 
 
25 Avril 2017 | Début de cure !
 
AVRIL 2017 (PART II)

 
Ce matin, je suis seule. Cela me fait vraiment bizarre mais j'ai un peu de boulot. Je coupe et creuse des carottes, je mets des billes d'Arnica (six pour Golfite, cinq pour Nina), je rebouche et vais au parc. '46 est là, il me suit jusqu'au bout mais je n'ai pas franchement le temps. Quand j'arrive, les filles ronflent (comme d'habitude) et je constate qu'elles ont faim. Je donne les carottes, qu'elles avalent presque tout rond et je vais donner le foin. La nouvelle botte arrivant demain matin, je dois faire en sorte que celle-ci se termine ce soir au plus tard. Donc je charge. Elles auront la botte quasiment à volonté (autrement dit en revenant ce soir elles en auront encore, et je mettrai le reste de la botte pour la nuit). Elles viennent directement manger, je ne me suis pas attardée davantage. Comme il annonce de la pluie, j'évite de trop traîner (ma chaussure orthopédique est ouverte, donc les pansements ne sont pas protégés de la pluie éventuelle!).
 
Vers onze heure, je pars voir Rina et les ânesses. Je m'assoie dans le parc et les louloutes viennent, doucement mais sûrement. Aujourd'hui, je ne veux vraiment rien faire de spécial à part me poser. C'est Rina et Hypocras qui viennent, qui me font des bisous. Pour repousser Hypo' qui devient excessivement envahissante, je lui souffle dans les naseaux. J'ai empiré la situation. Soit je pue de la bouche, soit je sens bon, mais chaque fois que soufflais, elle approchait son naseau et inspirait profondément. Du coup, je me suis retrouvé un bon bout de temps le visage dans le nez de l'ânesse. Rina voulait que je la gratte donc elle jouait dans mes cheveux. Quand j'ai voulu partir, elles m'ont toutes suivie jusqu'au bout, me retenant pas moins d'un quart d'heure de plus avec elles. Je leur dis que je reviendrai dans la journée, caresse tout le monde très fort et rentre.
 
Alors que Teddy est en Haute-Marne chez son papa, il m'envoie une photo de deux jolis chatons absolument adorables. Mon c½ur se sert quand je vois la petite écaille de Tortue, qui me fait douloureusement penser à ma Chipie. En écrivant, les larmes me montent... Je lui envoie comme message que les petits sont vraiment sublimes. Une heure après, il m'appelle et me demande lequel je veux. Évidemment je dis du tac au tac que c'est l'Écaille de Tortue qui me fait craquer. «Je le savais, donc je la prends et je la ramène à la maison. Je savais qu'elle allait te rappeler Chipie, du coup, je te l'ai promis il y a huit mois, je te prends la petite Tortue» J'ai passé une demie-heure en pleure entre la joie et la tristesse.
 
 
Je ne retourne voir les juments qu'en fin de journée, entre deux averses. Bien que je sois heureuse qu'il pleuve (car cela signifie que l'herbe va pousser) je passe à vitesse grand V. Je redonne une carotte à chacune avec de l'Arnica pour Golfite et je redonne du foin. Elles sont venues manger directement. En faisant une caresse à chacune avant de partir je découvre un tique sous la gorge de Nina aussi grand que mon pousse!! Comment est-ce que j'ai pu le louper, comment? Je caresse Nina très fort, je m'excuse et je rentre.
 
 
26 Avril 2017 | Ou «l'Art de ne rien faire»
 
Il pleut. Depuis hier, il pleut et j'ai la vague sensation qu'à part nous embêter, la pluie ne fait rien de plus. Je vais m'occuper des juments dès huit heure du matin accompagnée de Noël, qui était là sans que je comprenne pourquoi. Je prépare l'Arnica dans le morceau de carotte, je prends un sceau et je décolle. Sur le chemin 46 est venu me voir, tout content, mais je n'avais pas le temps... C'est Golfite la première à m'accueillir et dès l'instant où je la vois, je remarque qu'elle s'appuie sur son genoux pourri. L'Arnica 9CH fait son effet. Je lui redonne donc sa dose et sa carotte, je donne les autres morceaux à Tartine et Nina et je vais m'occuper du foin. Golfite me suit de très près et marche comme jamais ! J'ai eu un doute sur sa façon d'engager et poser les postérieurs, mais elle se délie tellement bien aujourd'hui que j'en avais perdu l'habitude. Elle plie un peu mieux le genoux, donc c'est top. Je remarque (encore) que ses côtes sont finalement plutôt apparentes et que Nina, c'est pareil. A surveiller, donc. Je donne le foin et Noël se jette sur les fils : JE reçois la botte de foin ce matin donc forcément, il se sent obligé de retirer tous les fils (alors qu'un seul aurait suffit). Les juments mangent, je donne le reste du foin, je prends le sceau et vais remettre un peu d'eau dans la gamelle inox. Il ne reste qu'un fond dans la baignoire mais la gamelle (me dis-je) suffira. Je Fais donc des allers-retours avec vingt litres d'eau. Noël me regarde (je vous passe mes pensées à ce moment précis alors que j'ai un pied pourri, que je porte de l'eau gelée, qu'il pleut, que mon pied est trempé et que je glisse...). Une fois tout terminé je rentre. Comme je dois laisser le chalet et les juments à partir de ce soir, je montre à Noël où et comment nourrir les chats, comment donner le foin aux juments et puis l'eau, il connaît. Il rentre chez lui, moi je nettoie et range la maison avant de la laisser ce soir. Vers dix heure et demi, Teddy m'appelle : Julien amène la botte de foin, je dois y aller. Forcément je suis à pied, et un kilomètre pour moi, s'en est cinq pour une personne normale. Quand j'arrive Julien a déjà posé la botte sur la palette. Il me retire les ficelles, m'aide à nourrir et en discutant, j'apprends que le foin cette année, sera cher et très rare. Il n'a presque pas sorti de bêtes au champ (50/+180) et m'annonce qu'entre la pluie, le gèle et la rapide sécheresse, mes louloutes risquent, pour la première fois depuis très longtemps, de ne manger que du sec. Je suis dépitée mais je me dis qu'il se trompe peut être. Je fais le tour des tiques (RAS) et rentre.
 
 
A une heure et demi, je sors et je vois que Rina est couchée. Au-delà d'avoir passé mon temps à communiquer avec Bart qui m'a sincèrement fait comprendre que si je n'arrêtais pas de stresser pour eux, j'allais faire des conneries, je suis sortie caresser la petite rousse. Elle est restée couchée pas moins d'une demi-heure, je suis restée sous la pluie qui, une fois que je me suis complètement détendue, a cessé pour laisser place à deux beaux rayons de soleil. Je me suis sentie terriblement bien. Hypocras est venue me chatouiller le visage avec ses vibrisses et cherchait ma bouche pour que je lui souffle dans les naseaux (je crois vraiment qu'elle adore ça!!). Je grattais Rina sous le ventre, elle manquait chaque fois de se mettre sur le dos pour que je la gratte mieux mais l'averse est vite revenue, donc je me suis levée pour partir. Elle s'est mise debout et m'a suivie jusqu'au barbelé ou j'ai vraiment dû la laisser. J'ai changé les pansements, je ne voulais pas risquer d'avoir à les remplacer encore.
 
 
Pendant cette belle «Semaine de vacances» passée avec les neufs loulous (Nina, Golfite, Tartine, Bart, Tiga, Lionne, Hypocras, Artifice et Rina) je repris goût à l'Art de ne rien faire. Juste passer un moment avec eux, les caresser, les observer, leur envoyer tout mon amour, les faire brouter, essayer des petits jeux sans en abuser, tenter des expériences sans réel but à part l'occupation et l'observation.... Je suis une adepte de l'Art de ne rien faire et j'ai conscience que beaucoup ne comprennent pas. Mais être propriétaire, avec des chevaux à la maison (quoi que c'est chez Teddy qu'elles sont), ça demande beaucoup d'investissement en temps, en énergie physique, en énergie morale, en stress, en émotions, puis financièrement aussi! L'Art de ne rien faire ne veux pas dire qu'on oublie notre animal dans son parc. Cela signifie qu'on cesse, un temps donné, de se considérer dominant en exigeant des choses. On cesse de faire travailler le cheval, on cesse de lui imposer notre volonté et on se met, un temps soit peu, à son niveau, à notre niveau. On arrête de se prendre pour un être supérieur et on prend le temps! On prend le temps d'observer, de comprendre, d'apprendre, d'écouter et d'aimer notre animal. Cette semaine, j'ai réalisé à quel point c'était bénéfique, à quel point, elles comme moi, avions besoin de nous retrouver et de nous écouter. Golfite restera le meilleur exemple, en vous disant que cette semaine, je n'ai pas retrouvé une jument, j'ai découvert une jument. Je n'ai jamais aussi bien connu Golfite que durant cette semaine physiquement éprouvante et émotionnellement bouleversante. Il y a cinq ans, Golfite était pour moi un démon. Elle avait les oreilles en arrière en permanence, elle me regardait en chien de faïence, elle montrait les dents. Je m'amusais parfois, inconsciemment, à la provoquer. Elle essayait de mordre. Elle représentait le diable en personne et j'ai volontairement (mais indirectement) poussé cette représentation à son extrême. J'ai longtemps pensé que Valérie et Teddy y étaient pour quelque chose, en plus de son passé misérable de jument de course. Mais finalement, je voudrais m'excuser auprès d'eux d'avoir mis ma propre responsabilité au placard en ayant engagé la-leur. Tout le monde ici, a eu un impact négatif et positif sur Golfite, mais j'ai moi-même eu un terrible impact (néfaste qui plus est) sur elle et sur notre relation. Lorsque je nous vois aujourd'hui, je me dis que j'ai sincèrement grandi.





 
AVRIL 2017 (PART II)

 

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Avril 2017 (PART I) 31/03/2017

Avril 2017 (PART I)


 
Il y a des périodes où tout se passe tellement bien qu'on y croit pas. Et il y a des période où, sans trop comprendre pourquoi, on appelle les professionnels de la santé pour gérer un problème ou simplement faire un bilan. Ce weekend, pour nous, c'était pansage, dentisterie et entretien du pied. Beaucoup de bonnes choses, que du bonheur !





Le samedi, la veille du départ pour aller voir les juments. J'ai un planning suffisamment chargé, ce qui fait que tout s'imbrique parfaitement dans mon emploi du temps. Comme on laisse l'appartement seul pendant deux jours (pour moi), c'est le branle-bas de combat pour tout nettoyer. Je m'occupe de ma chambre, du hamster, je lui prépare donc sa réserve en eau et en nourriture. Ce qui me prend tout de même la matinée entière. Ensuite, je dois préparer mes affaires, autrement dit mes soins, mes habits, mon appareil photo et mon courage. En fin de journée alors que tout est prêt, une douleur indescriptible me lance dans le pied, j'ai l'impression que les visses mises deux semaines plus tôt me transpercent de part en part. C'était pas prévu, mais je dois à tout prix refaire le pansement. Je retourne tout mon sac d'affaire, je dispose les objets de torture, et je m'y mets.
 
Contre toute attente, la man½uvre n'était pas aussi douloureuse que je l'aurais pensé (il faut dire aussi que je suis indéfiniment plus délicate que le chirurgien). Je commence par enlever la bande et le « boudin » fait par moi-même pour pouvoir marcher. Mon pied est encore jaune de bétadine, j'ai les orteils violets/bleus et le pouce enflé mais bizarrement, la douleur s'estompe progressivement. Je retire ensuite le pansement de ma cicatrice. Le pied est enflé et je dois retirer le sang séché qu'il reste encore un peu. Je suis pas douillette mais à ce moment-là, j'en veux au chirurgien d'avoir laissé du sang ! Je nettoie à la biseptine, je remets un pansement. J'attaque ensuite les doigts de pieds cassés qui me disent merde quand je les touche mais je n'ai pas le choix. Les fils ne se résorbent encore pas donc je fais attention de pas tirer dessus sous peine de m'ouvrir. J'ai mis pas loin de trois quart d'heure pour terminer sur une bande trop serrée. Mais au moins, c'est fait. Ce weekend sera un vrai défi pour moi parce que je vais mettre mon pied à l'épreuve.
 
 
 
 
Avril 2017 (PART I)

 
 
 
Je me lève à 7:00 pour partir à 10:00. Avant de me lever, je repense à tout ce que je dois faire et préparer, et enfin je sors du lit. Je commence par ranger ma chambre correctement. Je m'occupe ensuite de la cage de Bonny, ce qui ne me prend pas moins d'une demi-heure. Ensuite, je finalise les sacs et enfin, je vais me laver ,m'habiller et me préparer. Je passe à la banque et j'arrive pour 10:30 à Circourt. En arrivant, je constate que l'eau est déjà faite, la clôture est en place. Je fais le tour pour voir ce qui est susceptible de gêner, on retire le petit tracteur tondeuse, et pendant que je prépare le repas. Teddy s'en va chercher les juments. Ce midi, ce sera champignons à la Grec, pates au gruyère, boite de l'armée et pâté Lorrain. Une demi-heure et je vois, de loin, mes trois grands chevaux arriver (et Teddy, évidemment). Je suis tellement heureuse de les retrouver que je ne les regarde pas vraiment, j'ouvre et referme la porte, je termine de mettre la table pour pouvoir enfin leur faire un bisou. Elles ne me calculent pas et mettent la tête parterre.
 
L'après-midi, la chaleur commence à s'intensifier et Tartine se met à trottiner dans le terrain, dans tous les sens (ouais, bah elle est en chaleur!). Aujourd'hui j'avais prévu peu de choses à cause de mon pied, mais malgré tout je choisi de curer les pieds et les brosser pour les aider à la mue. Je commence par Nina, qui depuis le début de la journée, n'arrête pas de faire très attention à moi. Certes elle est feignasse, mais je la sens détendue, les yeux à moitié fermés alors que je lui fais les pieds, sa lèvre inférieure tombe, je la trouve tellement belle. Sauf que, madame a dû m'entendre penser puisqu'elle s'est instantanément frotté la tête sur mon super débardeur blanc tout neuf. J'ai fini pleine de poils partout, avec un débardeur tout brun (super, la mue fonctionne!). J'enchaîne alors avec Golfite qui elle, ne parvient pas à retirer son poil d'hiver et qui, Grand Dieu, à perdu énormément de poids. Ses côtes sont plus que visibles, elle n'a plus que la peau sur les os, et le dentiste qui fait le mort et ne répond ni aux appels, ni aux messages. Cette vision me met hors de moi, la pauvre vieille se dessèche complètement, elle est de mauvaise augure et semble tout le temps fatiguée... Je prends quand même le temps de l'aider à la mue mais avec des brosses c'est l'horreur. Noël, un voisin, vient me voir. On discute mais après vingt minutes de galère, je lui demande s'il n'a pas une « brosse » de carreleur. Il me dit que non (qu'est-ce qu'il en ferait !?) mais me répond qu'il va aller m'en faire une avec une chute de tapis d'usine. Je suis assez dubitative mais pourquoi pas. Un quart-d'heure plus tard, il revient avec la « raclette » que je lui ai gentiment demandée. Il m'observe un peu déconcerté mais ça fonctionne terriblement bien !! Tartine ayant terminé sa mue, je reprends Nina. Ça fonctionne tellement bien, je n'en reviens pas une seconde. Cette « brosse » est mon nouveau jouet. Sauf que (il y a toujours un mais) je remarque que Nina me fait une gale estivale ! Et qui lui prend tout le paturon. Je prends donc ma trousse à pharmacie, je rase la zone (plus grosse qu'attendue), je désinfecte à la biseptine et à l'eau tiède, je prends un produit désinfectant que je fais mousser deux fois pendant quelques minutes et je rince à eau tiède. J'applique une crème pour les infections cutanées et la laisse tranquille.
 
 
 
 
 
Avril 2017 (PART I)

 
 
 
Le soir, je décide de donner le vermifuge (naturel), davantage en prévention cette fois-ci que par nécessité. Golfite se mettait debout, une vraie furie, mais finalement elle a trouvé que c'était pas si mal (goût betterave, sélérie, ...) Tartine le refusait catégoriquement, donc on a un peu forcé, mais finalement avec du pain ça passait tout seul (un vrai régal, elle en redemandait presque) et finalement Nina qui n'a pas bronché, toujours aussi calme. La journée s'achève sur cette belle note.
 
 
 
 
 
04:41 du matin, je me réveille en panique, un cauchemar. Je ne cherche pas à comprendre, je descends dans le jardin voir mes dinos à sabots. Nina dormait toute seule tandis que Tartine et Golfite étaient presque tête-bêche. Nina ronfle, c'est incroyable, je lui ai fait un gros bisou. Je vais voir Tartine, je me mets assise dans l'herbe détrempée, et là, madame se couche de tout son long et de tout son poids sur moi. Bon, c'est sympa, mais il fait frais et l'herbe est complètement trempée. Golfite n'a pas voulue que je vienne la voir donc je lui ai foutu la paix. J'ai tenté des photos mais dans la nuit noire, c'est catastrophique.
C'est à partir de 06:30 que ma journée commence pour de bon. Je prépare le petit dèj quand j'entends hennir : elles ont faim et ne veulent pas rogner l'herbe, elles veulent de la grande. Je prends donc les longes et je les amène brouter le long du chemin une vingtaine de minutes. Chaque fois c'est le même cirque, chacune veut l'emplacement de l'autre, elles s'emmêlent. A cause de mon pied j'ai pas pu tenir longtemps comme ça donc je les ai rentrées, j'ai déjeuné et leur ai repassé un coup de brosse. Je me suis chargée de l'entretien des crins de Tartine, donc j'ai coupé, démêlé, brossé et la Pédicure Equin est arrivée.
 
 
 
 
 
Je fais les présentations. La pédicure (Christine) regarde les juments, soulève les pieds, les inspecte et tombe littéralement sous le charme de Tartine (elle me dit qu'elle a une très belle stature, des membres forts et bien formés, elle est bien musclée et un peu grassouille). Non, elle n'est ni à vendre ni à donner. On prend tout juste le temps de boire un café et elle entame. Je choisi de commencer par Tartine pour plusieurs raisons : d'abord son antérieur gauche fendu de haut en bas mais aussi ses postérieurs qenui éclatent sous l'évasement. La jument qui sera théoriquement (et théoriquement seulement) la plus délicate. Elle constate : Tartine à de très belles fourchettes, un pied super fonctionnel, et un sabot de très bonne qualité. Je suis assez surprise mais c'est positif. Cependant, il y a un évasement extrêmement prononcé sur chacun des sabots qui sera a rectifier au fur et à mesure. Elle m'explique donc sa démarche et sa man½uvre, me dit qu'il faut biseauter là où le sabot s'évase pour limiter et transférer l'appui, c'est à dire augmenter l'angle de parage. Avec ce biseautage, le pied se fera naturellement et s'arrondira de lui-même. La jument est délicate, elle qui n'a pas tendance à tirer au renard met son poids sur ses postérieurs et s'étire vers l'arrière. Moi qui pensait qu'elle était délicate comme jument, j'ai eu une autre vision des choses. Christine reste douce, calme et très pro dans le sens où elle écoute le cheval, le rassure, lui laisse un temps de pause quand il le demande. Une fois la jument faite, elle demande à la voir marcher. Forcément, il y a de la masse de retirer ce qui laisse Tartine un peu sur la réserve mais je suis très heureuse de voir que ses pieds sont tout neufs !
 
 
 
 
On passe ensuite à Golfite. Je voulais vraiment que ça aille vite pour elle, qu'elle attende pas quinze plombes pour pouvoir marcher correctement. Sauf qu'à ce moment-là, c'était hyper complexe. Forcément, elle a mal au genoux et ne veut pas qu'on lui touche le membre, mais si les sabots restent longs elle aura encore vachement mal. A chaque essai elle se mettait droit debout, jetait les antérieurs comme elle pouvait, et une fois le pied lâché, elle me tournait le cul, décalait les hanches vers moi... On a changé de place trois fois jusqu'à aller l'accrocher sur le devant du tracteur pour être sûre qu'elle ne se fasse pas mal si elle essaie de se mettre debout. On a passé bien trois quart-d'heure de galère pour elle. Christine constate que Golfite a aussi de beaux pieds et une fourchette relativement fonctionnelle et elle est restée douce et maîtresse d'elle-même. Du coup, elle m'a conseillé de faire une cure d'anti-inflammatoire sur trois jours avant les parages pour justement qu'elle puisse bien plier le genoux sans avoir de douleur. Donc de l'apargophytum ou des plantes dont j'ai perdu le nom mais comme moi, elle pense «naturel » et l'Equipalazone sera vraiment qu'en cas d'extrême nécessité si le reste ne marche pas. Je sais donc ce qu'il me reste à faire.
 
 
 
Et le meilleur pour la fin (je crois qu'on ne peut pas dire mieux), on passe à Nina après-manger. Nina est une jument d'une douceur et d'une passivité incroyable. On en a beaucoup rigolé parce qu'elle se laissait vraiment aller, elle s'endormait, la jument la plus facile mais la plus abîmée. Des pinces énormes, des fourchettes en mauvaise état à telle point qu'une seconde couche plus résistante a poussé en dessous de la « pourrie ». Ma pauvre vieille. Christine était bien contente de finir sur une jument aussi douce et câline, aussi calme et coopérative. A dormir debout ! J'ai même rien à dire tant elle était top !!
 
 
 
 
Avril 2017 (PART I)

 
 
 
 
 
 
Reste ensuite Rina (la shet/welsh) et les ânesses du voisin. Ce sera la première fois que je vois comment se passe le parage pour elles. Et bien ni Christine ni moi ne sommes déçues de notre voyage. On commence donc par Lionne qui ne veut pas avancer, pas donner les pieds, pas tourner, pas bouger. Elle se met debout ou tire en arrière. Christine et sa douceur arriveront au bout et elle en avait besoin !! Au tour de Hypocras ensuite qui elle non plus ne veut pas (déjà pour l'attraper c'était sympa) mais bon, avec du foin et du pain c'est passé. Artifice a compris le principe mais c'était pas trop ça... La patience à ses limites. Comme le sabot antérieur droit d'Artifice commençait à « pencher » sérieusement, Christine a dû faire un biseau pour tenter de transférer l'appui. A moi ensuite une fois par mois de refaire le biseau jusqu'à plus besoin. Et puis enfin Rina ! Elle en avait tellement besoin... Elle attendait patiemment son tour en me faisant plein de bisous et en me croquant les chevaux. Elle a été très douce. Pendant ce temps j'ai coupé sa queue qui traînait parterre et sur laquelle elle n'arrêtait pas de marcher (bon OK j'avoue, j'ai aucun talent dans la coiffure). En les lâchant, les loulous trottaient et galopaient de joie. Je suis ravie.
 
 
 
On rentre au chalet pour la paperasse. Christine mange un bout avant de rentrer, j'étais très heureuse de l'avoir connue en espérant qu'elle continuera longtemps son activité ! Et puis on change les juments de parc donc je prends Tartine et Nina. La Blonde n'a rien trouvé de mieux que de me foutre un coup de sabot dans le pied en partant au galop. J'ai poussé ma gueulante et l'ai laissé partir tandis que Nina attendait vraiment gentiment. Une fois lâchée elle est partie au trot! Vers 20:00 on les remet autour du chalet, et cette fois dans le calme absolu. Elles ont mis la tête parterre. La nuit a été infernale, je crevais de douleur, mon pied me faisait vraiment souffrir. Au bout d'une heure Teddy m'a forcé à prendre un doliprane. Dix minutes après, j'étais dans les bras de Morphée.
 
 
 
 
Avril 2017 (PART I)

 
 
7:27, le réveille est dur. J'ai très bien dormi mais je suis épuisée et j'ai mal au pied. Je me demande encore comment va se passer la journée et si je vais réussir à tenir la cadence. Avec mon pied douloureux, toute tâche quelconque est un défis qui demande beaucoup d'effort et de gestion. Aujourd'hui le programme est simple : remettre les juments dans le parc à côté de chez le voisin, pendant ce temps Teddy va préparer le Grand Parc et moi, je m'occupe de nettoyer à fond la boite de pansage et de ranger mon matériel, faire à manger, un peu de ménage.
 
 
Je prépare le petit déjeuner, ouvre les volets et comme d'habitude, j'appelle les juments. Personne ne me répond, je ne les vois pas. Je commence à paniquer, je fais le tour de la maison et les aperçois encore endormies contre le mur du chalet. Du coup, je prends le temps de déjeuner et me préparer et je mets mon pied en route. Je prends les longes et on amène les trois dinosaures dans le petit terrain, Rina arrive à fond de train pour retrouver ses copines. Je les lâche, ferme le parc et pars rassembler la multitude de brosses qui traînent aux quatre coins. Je prends un seau d'eau tiède, du liquide vaisselle, une éponge et un torchon. Pour nettoyer les brosses, je les mets dans une té d'oreiller que je referme et HOP, à la machine 15 minutes. En attendant je nettoie la boite, les mors, les brosses en plastique avec les billes et les picots, la « raclette » en caoutchouc et les peignes. Je déballe la té d'oreiller, j'étale les brosses sur a terrasse au soleil une bonne heure et demi et en attendant, je vais voir mes monstres.
 
 
 
 
 
Avril 2017 (PART I)

 
 
 
 
Je suis accueillie par les trois. Nina la première qui me demande des grattouilles sous le ventre, elle prend un plaisir immense mais commence à me coincer dans le barbelé, Je la remets fermement à sa place mais elle se vexe et s'en va. Golfite arrive alors et j'étais loin d'imaginer ce qui va se passer... Je cherche à voir si elle est aussi tendue que la veille et malheureusement, elle est pire. J'entreprends doucement de la masser, d'abord sur la nuque. Je descends sur l'encolure, le garrot, les vertèbres dorsales et les reins. Elle couche les oreilles, menace de mordre, mais j'ai l'intuition que ce comportement ne m'est pas adressé. Je me retourne et constate que, peu à peu. Tartine grappille du terrain pour venir à ma rencontre mais ça ne plaît pas à la vieille. Qu'à cela ne tienne. j'évite Tartine et me concentre plus fermement sur Golfite qui se détend de plus en plus sous mes massages. La nuque se délie doucement, puis l'encolure qui commence à s'étendre, se dénoue lentement, s'assouplit et se balance légèrement de droite à gauche, la lèvre inférieure pendouille, les yeux se ferment et Golfite vacille maintenant de tout son corps. Après vingt minutes, elle rouvre les yeux, tente de mordre, quand je sens qu'on me pousse dans le dos. Tartine est là et veut le faire savoir. Elle pose sa tête sur moi, vient sentir mes mains en action sur le garrot de la trotteuse, fait le tour, tente en vain d'attirer mon attention. Comme elle voit que je suis presque hermétique a ses avances, madame commence à mettre la tête sous mon bras, s'avance légèrement et relève le bout du nez, ce qui me force à détacher mes mains du dos. Je ris aux éclats et je regrette qu'il n'y ai pas de photos, mais c'est un moment authentique et personnel. Je caresse la blonde mais malgré tout je retourne à ma besogne. Des lèvres viennent se coller sur ma joue, dans mon cou, viennent me chatouiller l'épaule. Je n'ai pas pu m'arrêter de rire ! Je laisse donc Golfite là-dessus qui reste totalement assoupie et caresse Tartine. Je la masse, lui fais des bisous et une dizaine de minutes plus tard je décide de partir. Au quart du chemin je m'arrête et me retourne, Tartine s'est avancée et me regarde, m'attend. Je capitule et fais demi-tour, je reste avec elle encore un bon quart-d'heure mais maintenant, je rentre, j'ai du boulot qui m'attend. Tartine s'est rapprochée au plus près du fil et m'a regardée aussi longtemps qu'il lui était possible de me voir, Je me suis sentie tellement triste d'un coup que j'ai tenté comme j'ai pu de faire « table-rase » de mes émotions.
 
 
 
A 13:00, Teddy et moi décidons d'amener les juments dans le Grand Parc. A cause de mon pied, je ne peux pas me permettre de faire plusieurs kilomètres à travers champs donc je me mets à cheval (OK je sais c'est pô bien!) Et bah on a même trotté et Tartine est parfaitement à l'aise, détendue, le pas bien énergique mais toujours très respectueuse. En licol avec des rênes en corde (beaucoup trop grandes!). On fait comme ça un bon kilomètre, on arrive au parc, et on lâche les bêtes. La blonde est partie comme une cinglée en ronflant... Dire que cela fera bientôt trois ans qu'elle a foulé ce terrain pour la première fois !
 
 
 
 
Avril 2017 (PART I)

 
 
 
 
On rentre à pied. Mon pied va nickel, quand il est chaud donc je ne dois pas m'arrêter. En arrivant au chalet on reçoit un message : Le dentiste vient pour 14:00, c'est moi qui m'en occupe. Il serait peut être temps, après trois semaines d'attente. J.J arrive avec toute sa troupe (trois hommes) et on part au parc. J'attrape Golfite, qui jusque là est sereine mais dès qu'elle sent l'eau salé, elle se met droit debout. Deux fois et J.J m'ordonne de laisser la jument à un des gars. Si elle me marche dessus, il est responsable et ça ne l'intéresse pas (et il a raison). Il lui met l'ouvre boite dans la bouche et je dis tout naturellement et étonnée, que Golfite est vraiment calme... Je n'aurais pas dû. Ils étaient trois pour essayer de la tenir mais quand elle dit non c'est non et après 22 ans, le dentiste sait à qui il a affaire, Douze minutes et il s'arrête là, il me donne le constat, Golfite avait des surdents en haut à gauche et en bas à droite, il n'a pas pu tout faire parfaitement mais il reviendra, pour l'instant c'est très bien. Il me dit que Golfite a une dentition vraiment parfaite pour une 30 ans et nous félicite d'aussi bien les soigner. Elle mettra directement la tête par terre. Alors que le dentiste s'en va, moi je reste sur place et je joue avec Tartine, Elle courait, ronflait, faisait son trot de princesse, coup de cul, ruades, demi-tour, quelques câlins et je suis rentrée. J'ai refait un kilomètres à pied, j'ai pris la fourche et les ramassé tous les crottins sur le terrain. En finissant, j'étais claquée. j'avais mal au pied, c'était l'horreur. C'est le nouveau voisin qui m'a ramenée chez moi, ça s'est très bien passé, une journée qui se termine sous un soleil radieux.




Tags : equitation - Photographie. - sport - cheval

Juin 2016. 30/05/2016

Juin 2016.



 
 Jeudi 02 Juin 2016 | Nouveau matériel.
 
En sortant du boulot je me suis empressée d'aller chercher une nouvelle lime pour parer les juments, parce que la vieille était toute rouillée et vraiment plus efficace. Et comme d'un fait exprès aujourd'hui Teddy a (enfin) téléphoné au maréchal, qui ne répond toujours pas et qui a mon avis, ne viendra pas avant un mois et demi, comme à son habitude. Le boulot me prend beaucoup de temps, je ne sais donc pas quand est-ce que je vais revoir les filles. Peut être ce weekend si j'ai de la chance.
 
Lundi 06 Juin 2016 | Première séance Equifeel.

Cet après-midi il faut mettre les juments dans le terrain du voisin donc on va a pied jusqu'au Grand Parc. En arrivant Tartine me voit avant de remettre la tête par terre. Quand je les appelle, Nina et ma Blonde lèvent la tête en même temps d'un coup sec, viennent vers moi. J'appelle Tartine et la sollicite pour qu'elle vienne bien devant moi et qu'elle ne s'arrête pas un mètre avant, et bien elle est venue nickel ! Je monte à cru en prenant Golfite en cheval de bas. Elles sont super attentives mais très actives et je ressens pour la première fois que Tartine pousse de l'arrière-main et ne porte pas du tout son poids sur les épaules. Fière d'elle je la félicite mais d'un coup elle se creuse et Golfite ronfle. Je pense à une bête dans les hautes herbes mais non, elles ont peur d'un panneau (comme si à 30 ans, Golfite n'en n'avait jamais vu!). Les deux se mettent à sautiller, ronfler, alors je descends. En passant à côté du panneau Golfite prend son trot de trotteur, j'ai bien rigolé. On les a mises dans le terrain dans un calme olympien. Plus tard, je vais chercher Tartine et l'attache pour la panser. En sortant le pshiit anti-mouche, Tartine tire au renard, paniquée ! J'essaie de la calmer mais elle fini par casser la longe ! Je la marche pour la détendre et reprend le brossage. Vingt minutes plus tard, sous une chaleur intense, je place trois sceaux pour tenter Le slalom en Contrat 10 pts. C'était difficile, non seulement à cause de la chaleur, mais aussi à cause de son oeil qui ne va pas mieux et surtout parce qu'elle ne comprend pas bien mes demandes. J'arrive pourtant à faire un passage sans trop d'encombres, la félicite et travaille les bases. Là, elle n'est pas connectée du tout à moi alors une fois qu'elle est à peu près attentive je tente Le Vas-Et-Vient contrat 10 pts. La jument assimile complètement l'immobilité et revient avec plaisir quand je le lui demande. Au bout de trois essaies je veux le faire en Contrat 20 pts mais elle anticipe et ne reste pas immobile assez longtemps. Je ne veux pas l'embêter plus alors je la relâche avec les copines. Si j'avais été jugée, j'aurai fait 8pts/40 avec -2 pts de pénalité pour temps dépassé. Pour une première fois, ce n'était pas si mal. En fin de soirée, je cherche Nina mais ne la trouve pas. Et puis, elle est étalée de tout son long au fond du parc, je la retrouve, l'approche et lui fait plein de câlins couchée, dans l'eau ! Elle se lève et me montre les mamelles, je la gratte, elle adore ça. Tartine nous rejoint et les deux finissent pas se battre pour avoir plus que l'autre ! Elles me suivent en permanence, je masse Tartine, je gratte Nina, je nous sens enfin connectées toutes les trois. Après environ une demi-heure de câlins je m'en vais, pour les retrouver en fin de soirée rapidement leur donner trois sucres.


Mercredi 08 Juin 2016 | Visite du chat
 
Aujourd'hui, entre le temps pluvieux/orageux et la visite vétérinaire pour Tiga, je n'ai rien pu faire avec Tartine. En début de soirée je suis passée lui donner du pain et Bart est venu avec nous et il a vraiment rencontré Tartine ! C'était excellent à voir, et ma Blonde n'a absolument peur de rien. J'ai passé un très bon moment avec mes grosses en pensant à ce que le véto m'a dit par rapport à leur poids... Il les trouve grasses et pense qu'elles vont bientôt être sujettes aux fourbures. On va donc davantage réguler la nourriture en attendant. Quant à Tiga, le pauvre loulou était tout paralysé de l'arrière-train, et il est en surcit pour 15 jours (sous antibiotiques). Si d'ici là, ça ne s'arrange pas, on sera obligé de le faire piquer... Donc cette fin de soirée était vraiment bonne à prendre pour nous après tant de tension ! Le vétérinaire de Tartine viendra pour revoir son ½il parce que ça ne s'arrange pas vraiment. Alors on attend.


Jeudi 09 Juin 2016 | Les sacs en plastique.  

Juin 2016.

Ce matin j'ai dû me lever relativement tôt pour donner les médicaments à Tiga. Il a retrouvé un certain contrôle de ses pattes et même si c'est pas encore ça, on a de l'espoir. En sortant voir les juments, j'ai remarqué que Tartine et Nina dormaient. Je les ai laissées avant d'aller les caresser. Fin de matinée je suis motivée : Je vais faire un jeu ludique pour désensibiliser ma blonde aux sacs plastiques. Moi qui pensait qu'elle s'en foutrait, je me suis légèrement trompée. J'ai donc attachée mon passage entre deux arbres dans le parc à 1m60 du sol environ, en pente, pour travailler la variation de terrain en même temps. J'attrape Tartine en licol éthologique et travaille les bases : Décaler les hanches, un pas, reculer, avancer, arrêter. Elle était irréprochable. Elle m'a même fait quelques pas de reculer à distance. En fait, elle n'écoute pas souvent parce que je manque de fermeté, c'est donc à moi de bosser là-dessus. Et puis je l'amène devant le passage en montant. Elle sent, elle est pas forcément rassurée. Je tente l'exercice en Contrat 10pts (en montée). Premier passage -2pts de temps dépassé. Second passage 10pts/10 au top ! Je tente donc de la faire passer en descente en Contrat 10pts toujours. Premier essaie, impossible de l'approcher. On a essayé durant 3min. Je la fait donc passer en montée nickel et retente ainsi trois fois en descente. Elle s'approche de mieux en mieux mais pas moyen de lui faire passer la tête. Je prends donc un morceau de pain et ça passe plus facilement. En descente on à 8pts/10 pour temps dépassé. Je le fais trois fois pour voir si ce n'était pas de la chance et sans pain. Elle me l'a passé nickel, dans le temps donc 10pts/10 ! Par simple folie je tente le Contrat 20pts, en sachant qu'il y a les copines, que je n'ai plus qu'un minuscule bout de pain et que le vent est levé ! On commence en montant. Elle me le fait deux fois au trot nickel donc 20pts, et trois fois en descente au pas dans le temps donc pareil, un sans faute ! Je suis très fière des résultats. Je décroche le passage et commence à le secouer autour de la Blonde. Elle s'est légèrement décalée, très regardante, et puis elle n'a plus bougé, j'ai pu la toucher partout, secouer les sacs dans tous les sens, lui laisser sur le dos et sur la tête. Une courageuse ! Je laisse là-dessus et leur donne des noix. L'après-midi j'ai passé plus d'une heure et demi à les brosser et les masser. Tartine s'endormait, Nina était toute détendue, presque stone, et Golfite s'est endormie (une première!). Et puis j'ai décidé de travailler le reculé à distance avec la blonde. 10min. On y est pas encore mais pour une liberté c'est déjà pas mal.
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Vendredi 10 Juin 2016 | Limer...Tourner...Décaler...
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Ce matin on a mis les juments autour du chalet et j'ai pris mon courage à deux mains pour faire les pieds des juments. J'ai commencé par Tartine parce que c'est la plus critique des trois. Elle s'est laissée attacher nickel et n'a pour ainsi dire pas bouger. Avec ma nouvelle lime s'est allé doublement plus rapidement et ça donne un résultat plus propre. Pour autant je n'ai fait que les antérieurs, après, c'est au maréchal de venir. J'en ai profité pour retravailler le reculé à distance en Contrat 10pts. Ce n'est toujours pas ça mais je suis en train de travailler ma gestuelle et mon code vocal et ça s'en ressent parce que ça va de mieux en mieux. Avec un stick ce serait surement plus simple et moins “violent” que de faire de gros gestes pas beaux... Et puis stick-to-me au pas, au trot et... Au galop !! Une première pour nous et j'en suis très fière. Un petit pas pour l'Homme mais un géant pour nous. L'après-midi, Teddy et moi confectionnons un stick pour travailler à pied à partir d'une chambrière. Après réflexion je me dis que ce n'est pas sorcier d'en avoir une. Je pars donc chercher Tartine et travail à pied dans le terrain. Elle se déconnectait très souvent, elle était très regardante et les copines faisaient nos ateliers, bref, beaucoup de dérangements. Je commence les bases et le reculer à distance est encore à travailler mais surtout à préciser. Fait en Contrat 10pts, de quelques pas. Ca vient bon. Je tente l'exercice du Compas en contrat 10pts. La jument s'exécute plutôt bien mais dans la précipitation. Je manque encore de contrôle en Zone 1 (épaules) qui a tendance à sortir du cercle. Et puis grâce au stick, on a pu faire l'exercice du Déplacement Latéral en Contrat 10pts. Pour une toute première je trouve qu'on s'en est bien sorti. On a commencé de Gauche à Droite, une jument dans la précipitation (de ma faute) et encore trop pliée, mais qui ne sort pas un pied de l'autre côté de la barre donc parfait. L'exécution de Droite à Gauche encore impossible à cause de son ½il. Par contre je demande beaucoup trop sans récompenser assez et je n'arrive pas à me contenter de peu donc le travail perd en qualité et en motivation. Je dois vraiment travailler sur moi ! Les taons nous attaquaient, Tartine en avait réellement marre donc j'ai décidé de laisser là-dessus pour aujourd'hui, après une petite monte à cru dans le terrain pour quelques photos et quelques câlins.


Lundi 13 Juin 2016 | C'est la fête à la grenouille.
 
Petite visite en vitesse en fin de soirée sous une pluie fine battante. Les juments étaient toutes collées à moi, Tartine et Nina sont venues au trot, des amours. Vu le temps j'ai voulu voir si ma blonde était connectée et j'aurais pu en faire n'importe quoi. L'ordre vocal “viens!” est exécuté à la seconde, le reculer nickel, et le reculer à distance de mieux en mieux même si c'est encore à travailler. Heureuse de ma petite visite, je suis repartie trempée.


Mercredi 15 Juin 2016 | Joyeux anniversaire.
 
Juin 2016.

Un joyeux anniversaire à ma grosse patate Blonde qui prend neuf ans. Déjà ! Et dire qu'elle est arrivée à la maison à ses 7 ans et demi... Le temps passe vite ! Pour l'occasion je choisi de faire des bonbons aux orties faits maison. De la farine de blé (préférez celle de maïs!), du sucre, de l'eau, du miel, des orties moulinées gros, mélanger le tout, laisser cuire une vingtaine de minutes de chaque côté, laisser refroidir, couper, et le tour est joué. En début d'après-midi je laisse les trois filles juger de mon savoir culinaire et elles ont adoré. Pour ne pas leur en donner trop je leur ai donné des noix et elles en raffolent toujours. Je suis restée une heure avec elles, j'ai nettoyé les pieds, les ai brossées, leur ai donné un peu de foin et je suis rentrée avant de me prendre l'averse sur la tête !


Jeudi 16 Juin 2016 | Visite vétérinaire.
 
Ce matin le vétérinaire est passé à l'improviste pour l'oeil de Tartine. Je suis montée en voiture avec lui jusqu'au parc avec mes bonbons. Il était intrigué par mes créations gustatives et m'a demandé ce que c'était. Il ne m'a rien dit de négatif dessus au contraire ! Il a regardé l'oeil de ma blonde et même s'il reste une légère inflammation, c'est bon ! Il a trouvé ma jument exemplaire et m'a pausé tout un tas de questions comme ce que je faisais avec elle (et il a apprécié que je ne parle pas d'éthologie mais de travail au sol), m'a dit que la grosse était bien manipulée et très calme. On a d'ailleurs bien rigolé dans la voiture en parlant équidés, surtout sur Nina qui lui en a fait voir alors qu'il n'était même pas venu pour elle. Je retourne voir les juments a 13:15 et décide de travailler un peu les exercices au sol. Je prends Tartine super facilement, la sort tout aussi simplement du parc et la brosse pendant une dizaine de minutes. Je lui mets le licol en corde, la longe de travail de 7m et en avant ! Je monte sur le chemin au dessus des box suffisamment loin des copines. Je commence par demander l'arrêt, le reculer, décaler les hanches. La jument faisait un peu l'asticot, toute excitée, mais elle s'est bien exécutée. Stick-to-me au pas et au trot nickel mais je remarque que je perds vite la connexion. Je commence donc à travailler les Déplacements Latéraux de gauche à droite en Contrat 10pts pas trop mal, je réitère et nickel, donc on passe de Droite à Gauche et là, surprise, elle est super droite, elle fait un croise papattes au top ! Je lui laisse une pause et essaie de la reconnecter donc je fais Le Licol en Contrat 10pts. L'arrêt était difficile, chaque fois que je reculais elle avançait. J'ai donc d'abord bossé là-dessus et puis j'ai repris l'exercice sous le même Contrat et là au top, elle se déconnecte quand je recule (immobile!) mais vient à la seconde à mon appel ! Après déjà une demie-heure, je tente le Reculer à Distance. J'ai vraiment du mal à me faire comprendre là-dessus et je n'arrive pas à trouver le bon code vocal, c'est donc encore à travailler. J'ai quand même eu quelques pas (sur moins d'un mètre). Pour la défouler je la longe à main gauche et là elle part en rodéo complet, elle me montre qu'elle a du jus et que les exos au sol, c'est bien, mais pas suffisant. Je laisse là-dessus, la fait brouter et on va chercher les copines pour les rentrer au box. J'ai pris le temps de brosser Nina qui était noire de boue. Je suis rentrée vers 15:40, épuisée, mais ravie !


Lundi 20 Juin 2016 | Parapluie pluie pluie. 
 
Juin 2016.

Aujourd'hui comme il fait de nouveau beau et que les juments sont dans le parc de l'église, je profite de la présence de Guillaume pour passer l'après-midi avec les grosses. Au programme, mise aux ordres en longe de travail et désensibilisation au parapluie. Je comptais sur ma patience et mon calme, du coup, on a passé une très bonne séance. En arrivant je donne un bonbon, met le licol en corde et brosse. Je remarque une douleur au niveau des reins donc j'y vais doucement pour bien localiser la gêne, je fais les pieds et au boulot ! Je commence par la base : avancer, tourner, décaler, reculer... Elle s'exécute très difficilement, elle se déconnecte. Elle ne voit que par les copines et très franchement, je la saoulais plus qu'autre chose. Je décide donc de la faire tourner au pas tranquillement pour la détendre et je vais chercher le parapluie. Les vidéos en disent beaucoup : Une jument très regardante, qui fuit, qui a très peur et qui ne cherche pas à connaitre. Je la laisse fuir mais ne m'arrête pas pour autant de la toucher et j'ai parfois réussi à la toucher, lui poser le parapluie dessus et la faire marcher avec sans trop de soucis. Après quinze ou vingt minutes de torture, je la laisse en autonomie près du parapluie mais pas rassurée du tout, elle a refusé de prendre les bonbons qui étaient dessus. Je l'ai bien caressée, je lui ai fait beaucoup de bisous parce que mine de rien, elle a été courageuse et particulièrement respectueuse. Elle avait beau avoir une trouille monstre, elle a prit sur elle pour ne pas me piétiner ni me bousculer. Je suis très fière de mon bébé blond !

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Mardi 21 Juin 2016 | Maréchal.
 
Passage du maréchal-ferrant cet après-midi donc on a rien fait de spécial. J'ai monté Tartine et pris Golfite en cheval de bas et Jean, notre maréchal était étonné. Il m'a appelée “la chuchoteuse!”, j'ai rigolé. Trois juments vraiment très très sages, surtout Tartine qui a servit d'essai pour un apprenti. Elle a été très courageuse parce qu'il lui tirait vraiment dessus, sans lui parler, sans la calmer au besoin, donc moi je tenais une jument pendant que je devais calmer et rassurer Tartine de loin, c'était un peu galère mais je suis ravie, elles ont de très beaux pieds.
 
 
Jeudi 23 Juin 2016 | Foin et coup de soleil. 
 
Si depuis quelques semaines, le temps est à la pluie, au vent et au froid, aujourd'hui c'était ciel bleu accompagné d'une chaleur équivalant les 30°C. Les juments étaient autour de la maison, mais je n'ai rien pu faire avec elles. Elles étaient trempées, elles se faisaient attaquer par les insectes. En fin de journée on a aidé les voisins à faire le foin. On a ramassé pas loin de six remorques de foin, on a bien rigolé et pour une première c'était vraiment sympa.
 
 
Dimanche 26 Juin 2016 | Relax !
Juin 2016.

Aujourd'hui, dernier jour du mois avec les juments parce qu'après je reprends le travail. Ce matin j'ai passé pas loin d'une heure avec Nina, Golfite et Tartine. J'ai passé une demi-heure sur Golfite à la masser au niveau du dos et des cervicales, elles adorait. Toute détendue elle baissait la tête peu à peu, les lèvres las, les yeux presque fermés, elle était bien ! Je passée ensuite au garrot, et puis aux reins. Là, elle levait la queue et lâchait quelques gouttes de pipi, la tête basses, les lèvres toutes pendues, elle était vraiment incroyable ! Mais Tartine étant jalouse, elle s'est pris trois/quatre coups de sabots, et Nina s'est fait mordre. Une vraie morue. J'ai masser les mamelles de Nina, elle était heureuse, et puis j'ai fait énormément de câlins à mon bébé blond. L'après-midi j'ai décidé de les faire brouter sur les bords de chemin donc j'ai pris Tartine que j'ai lâchée, la laissant en autonomie, j'ai récupéré Golfite et on a galopé à pied. Je les ai ensuite lâchées dans le terrain du voisin, elles sont parties en ruades, c'était vraiment sympa.
NDLR : J'ai posé la question à une osthéo-kinée qui pratique le shiatsu quant au fait que Golfite ait lâché des gouttes d'urine suite à mon massage. Elle m'a dit que j'avais touché les bons points, de la bonne façon et au bon moment, et que j'avais dénoué un "noeud" dans le dos de la vieille. C'était donc aussi un signe de bien être et de décontration évidente.
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Juin 2016.

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Juin 2015. 25/09/2015

Juin 2015.
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Semaine du 1er au 07 Juin 2015 :
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Je commence le mois avec beaucoup de bonheur parce que j'ai trouvé la sellerie qui conviendra parfaitement à Tartine : Selleriecourtois.com. J'y ai donc trouvé la Selle Synthético que je commanderai fin Juillet, utilisée essentiellement pour le travail en carrière et la balade. Sans quoi les juments ont aussi découvert un nouveau parc, prêté gentiment par un ami apiculteur ! Terrain varié et tous types de terrains, parfait pour leurs pieds. Nous n'aurons ce terrain que cette année malheureusement mais elles y resteront un bon bout de temps, donc c'est cool ! Ce weekend ma grand-mère m'a téléphonée et pour ceux qui ne le savent pas, c'est elle qui m'a offert mes premiers cours d'équitation. Elle m'a donc dit qu'elle avait retrouvé une écrivaine anciennement cavalière amazone et vice-présidente de cette monte. Elle va m'offrir un de ses livres ! N'est-il pas beau tout ça ? J'essaierai de la rencontrer au meeting de Juillet à Epinal.

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Avril 2015. 15/09/2015

Avril 2015.

 
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