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Bienvenue. 13/03/2012


Bienvenue.

 
Bienvenue.
Bienvenue.
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Bienvenue.
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Bonjour et bienvenue à toi, visiteur, sur le blog de mon aventure équestre avec mes trois juments Nina, Golfite et Gypsophile du Vignotte (Tartine). Tu trouveras en blog secret mon quotidien avant l'arrivée de Tartine et en blog public toute notre aventure depuis son arrivée. Je raconterai notre évolution, notre travail, mes réflexions, quelques photos et vidéos pour illustrer. Quant à moi je m'appelle Maruschka, j'ai vingt ans et je suis au contact des chevaux depuis près de huit années maintenant ! J'ai commencé à vraiment monter à cheval en 2011 avant d'arrêter complètement pour me consacrer à ma nouvelle aventure avec les Patates. Je vis dans les Vosges, à Epinal (88) où j'ai repris mes études tout en exerçant le métier de vendeuse-conseil. Dans l'aventure aujourd'hui, je suis entourée de Thierry, Guillaume, Elisa et Nicolas (entre autre!), qui m'accompagnent, m'aident et me soutiennent en partageant une passion commune pour les chevaux. 




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Les nouveautés sont sur cette première page !


Tags : Présentation. ☮ - Equitation. - chevaux - cheval - juments

Mon parcours. 17/10/2011

 
Tous sont entrés dans ma vie,
et l'on changé différemment, chacun à sa manière.
 
 
Mon parcours.
Nortal.

Nortal est le premier cheval que j'ai rencontré (depuis mes 3 ans) et duquel j'ai appris beaucoup. Seule. C'est un cheval qui appartenait à mon institutrice de CM1 et que j'aurais pu monter si l'envie avait été au rendez-vous. J'ai passé beacoup de temps avec lui, sous tous les temps, mais ce n'était pas le cheval le plus facile de la horde. Timide mais curieux, il m'a apporté des connaissances sur le comportement équin qu'aucun livre n'aurait pu m'apporter jusque là. J'ai passé des heures et des heures à le caresser, à le brosser, lui faire les pieds et l'observer. Qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige je n'ai pas hésité à lui rendre visite. Au bout de deux ans, il connaissait mes horaires d'arrivée et de départ et me suivait sans arrêt, il cherchait après moi parce qu'il savait qu'à chacune de mes venues, j'apportais un petit morceaux de pain sec et dur. C'était notre petit rituel à nous. Il était pour moi le début de mon aventure, ma "période d'essaie", mon plus beau souvenir. Il m'a appris l'approche du cheval. 




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Mon parcours.
   Azia.

Azia, c'est un petit peu la star du blog, mais aussi ma plus belle aventure. Azia est la pouliche "surprise" de mon institutrice de CM1. J'ai été l'une des premières à avoir vu la petite, et surtout l'une des deux seules à avoir pu l'approcher et la caresser en présence de sa mère. J'ai rapidement pu créer un lien avec elle et c'est naturellement que chaque soir, j'allais la voir. Je suis longtemps restée loin d'elle, a l'observer dans le calme le plus total. Et puis elle est d'elle même venue vers moi, elle a d'elle même décidé de jouer avec moi. Alors âgées de tout juste dix ans, j'ai appris grâce à elle à observer un cheval, à le brosser, à dialoguer avec lui par le corps, j'ai appris la patience et enclenché une recherche sur le comportement équin. Elle m'aura appris à avoir conscience de moi et des autres. Elle m'aura illuminer sur la philosophie actuelle. 




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Mon parcours.

    Leader.

Leader était mon chouchou dans mon premier club. Je l'ai monté pour la première fois en Juillet 2011, dans une séance de plat, une séance très simple qui s'était avérée difficile pour moi. Leader est un poney de propriétaire mis au paire. Un poney qui a son caractère et qui peut être très doux et très gentil, tout comme il pouvait être infecte et méchant. Je l'aimais parce qu'il ne me laissait jamais droit à l'erreur, parce qu'il était chiant et confortable. C'est grâce  lui -entre autre- que j'ai pu évoluer dans ma monte et dans mon approche du cheval au box. Il m'accueillait cul en avant, oreilles en arrière, et il m'est arrivé de ne jamais pouvoir rentrer sous peine de bottage ! Mais sans expliquer pourquoi, je m'étais très attachée à lui et à ce qu'il était. J'ai fait mon premier Gymkana avec lui, où nous avons terminés derniers -5eme- de ma faute parce que j'avais zappé une étape, mais il avait été extraordinaire. A l'époque, j'aurais juré qu'il était le cheval de ma vie. Il l'a été, un temps.





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Mon parcours.
    Sucanel.

Sucanel aurait pu être le poney de ma vie, mon univers et mon avenir. Je l'ai connu dans mon second club où j'ai passé mon second galop. La première fois que je l'ai monté, on m'avait prévenu qu'il était infecte, méchant, dangereux, incontrôlable et sans sentiment. Pourtant, j'ai découvert un poney difficile, certes, mais absolument génial, avec qui tu peux apprendre et faire des erreurs, avec lequel tu tombes, avec lequel tu te fais mordre, mais avec lequel tu te sens en vie. Après la première monte, Laurie, ma monitrice, me l'a toujours décerné. Saut, plat, dressage, j'avais le droit à tout et dieu sait que cela n'a pas été facile mais j'ai beaucoup évolué grâce à lui et il a été un enseignant tortionnaire et formidable ! Malheureusement, Sucanel appartenait à une amie de Laurie, chez laquelle il est reparti avec ses soeurs et sa mère et Laurie aussi est partie. Cette séparation m'aura définitivement coupée des clubs.




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Mon parcours.
Nina et Golfite.

Tout le monde connait Nina et Golfite, ma dernière histoire, mon histoire actuelle et passée. Mon histoire la plus belle et la plus riche jusqu'aujourd'hui. Grâce à elles, j'ai appris à m'occuper d'un cheval, à faire des soins, à écouter le cheval, à faire les box, à nettoyer les parcs, les plaies, bref, j'ai appris à avoir un cheval à la maison. J'ai aussi beaucoup appris dans la monte. Galoper, trotter, sauter, gérer le terrain varié en extérieur. Elles m'ont donné le goût de l'extérieur et de la balade, elles m'ont fait réaliser la différence entre le monde équestre (club, pension...) et le monde du propriétaire particulier. J'ai compris avec elles que monter n'était pas vital, et j'ai appris une approche bien plus naturelle et loin de la commercialisation du monde équestre. Elles m'ont redonné confiance en moi et j'en suis devenue propriétaire officielle. J'ai monté des projets et maintenant en retraite, je comprends l'intérêt d'avoir un vieu cheval chez soi. J'ai appris à vivre. ♥



 Inspiré par Aurore-de-chardet

Tags : tartine - mon parcours équestre - équitation - cheval - chevaux

AVRIL 2018 05/04/2018

AVRIL 2018

  
Jeudi 05 Avril 2018 | Sortie sur les chemins...
 
Après cinq jours de weekend loin des filles j'étais vraiment heureuse de les retrouver. Plus jamais je pars loin d'elles si longtemps ! Après les cours je suis donc allée les voir, j'ai préparé deux piquets, deux fils, que j'ai tendu sur le chemin derrière les box, j'ai licolé les juments et je les ai lâchées dans la parcelle de chemin. Elles étaient trop contentes, et même le soleil s'est joint à nous. Elles étaient excitées d'être dehors en semi-liberté, elles ruaient, galopaient. Seul problème, elles n'ont pas réussi à se rouler. J'ai passé un bon quart d'heure avec Nina à la papouiller, elle adorait ça. J'étais carrément assise sous elle, en totale confiance. Mais c'est quand même impressionnant. J'ai voulu câliner Tartine et Golfite mais elles étaient bien trop nerveuses pour ça. Donc je leur ai foutu la paix. Elles ont bu dans le petit fossé, Nina a manqué de s'enfoncer dedans et d'y tomber en voulant manger l'herbe de l'autre côté. Vexée, elle en est partie loin ! Au bout de deux heures et demi (donc 17:30) ça commence à sérieusement se couvrir donc on les rentre aux box, on s'occupe d'elles, je leur fait plein de câlins et je remonte au chalet manger un petit truc. Là, ma Pâquerette m'a fait une grande fête, les deux autre chats sont venu me dire bonjour et me quémander à manger. Je suis partie bien plus tard que d'habitude ! [VIDEO]


Samedi 07, Dimanche 08 Avril 2018 |  Problèmes et détente !? 

Ce weekend il fait tellement beau que Vendredi soir on a sorti les juments au parc. Elles étaient vraiment trop heureuses de sortir donc j'ai passé une bonne heure à les regarder. Samedi je suis allée faire des courses et j'ai pique-niqué dans le parc avec Thierry et Guillaume. Mais l'ambiance était pas au top avec une vraiment grosse mauvaise nouvelle. Du coup on garde la chienne de Guillaume à Circourt. Et en moins d'une heure je lui ai retiré 5 tiques qui lui marchaient dessus. Thierry en a choppé une et moi une tique me marchait dessus. J'ai pouillé les juments et à priori ça devrait aller pour l'instant mais c'est vraiment la cata. Dimanche j'ai fait le taxi donc je suis passée en coup de vent le matin et le soir pour donner du foin et voir si le terrain supportait. C'est nickel !


Lundi 09 Avril 2018 | Envahies de tiques !

Ce matin je n'ai pas eu le temps de passer voir les juments, alors j'y suis allée cet après-midi. A la base je voulais partager un moment détente et câlin avec elles et remettre du foin et de l'eau. Mais quand j'ai vu les tiques sur la chienne, je me suis munie d'un tire-tique, d'une pince à épiler et d'un récipient et j'ai pouillé tout le monde. Tartine en avait 9, en grappe, une horreur. Des mâles, une femelle porteuse et le reste des nymphes. Nina en avait une grappe mais beaucoup trop petits pour les choper donc j'y retourne demain voir s'ils ont poussés et Golfite n'en n'avait qu'un. Par contre, ma vieille trotteuse n'est vraiment pas belle. Autant elle mange super bien, les dents sont faites, autant elle a maigrit !! Donc je vais vermifuger et aviser si elle ne reprend pas d'état. Je suis restée longtemps avec elles mais j'ai fini par rentrer tellement ça me grattait de voir tant de bestioles. 

Mardi 10 Avril 2018 | Visite rapide.
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Aujourd'hui je ne suis pas forcément d'humeur donc je décide que ce sera une visite rapide pour voir si tout le monde va bien. Je constate que Golfite est (très) calme mais qu'elle mange. On a repousser un peu les fils pour qu'elles mangent du vert en plus du foin. J'ai passé un coup de brosser sur Golfite qui s'est laissée faire, j'ai fait deux trois photos d'elles et comme il s'est mis à pleuvoir je partie après plus d'une heure. 
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Mercredi 11 Avril 2018 | Soins, câlins et entretien. 
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AVRIL 2018
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Cet après-midi je n'avais pas cours alors je suis descendue voir les juments. En arrivant je vois que Thierry est prêt à partir, il me dit qu'il va brûler des branches dans le terrain. Je propose de l'aider et de poser la caméra dans un coin histoire de filmer les juments. Je leur donne un morceau de pain chacune, Tartine est excitée et montée sur ressorts et le vent est infernal. Le temps que Thierry prépare sa tronçonneuse et tout le tintouin je vais câlines les bêtes. Nina raffole des grattouilles aux mamelles, Tartine refuse que je l'approche pour l'instant et Golfite ne me semble vraiment pas en état. Bref je m'occupe du feu et entre temps on magouille avec la clôture pour essayer de les faire manger au plus près des arbres... Sans qu'elles ne mangent les arbres. A 16:00 je propose de redescendre parce que j'ai soif, la chienne aussi. Une fois au chalet je dis que pour moi, Golfite perd de l'état. On est d'accord là-dessus, elle n'est pas belle. J'avais le choix : mettre la couverture et donner encore plus de foin ou lui donner une ration d'1,5L de complément avec des oligos. Je trouve un seau, je prépare la ration, je mélange les oligos et le liquide vitaminique et on remonte. Elle a super bien mangé, elle est allée boire. En même temps j'ai mis le produit vermifuge dans l'eau comme ça c'est fait. Je suis restée encore une bonne demi-heure mais avec ce vent impossible de faire quoi que ce soit. Donc maintenant on entame une vilaine routine : donner la ration tous les soirs et vérifier l'évolution sur un mois d'abord. 
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Jeudi 12 Avril 2018 |  Soins + exercices à pied. 
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Ce soir je ne suis pas restée très longtemps même si l'envie ne m'en manquait pas. Du coup avec Thierry on a redonné du foin, on a rempli la cuve d'eau et j'ai remis une dose de produits vermifuge à base de plantes. J'ai aussi préparé la ration de Golfite qu'elle a mangé un peu trop vite à cause de Nina qui cherchait à mettre la tête dans le seau. La prochaine fois je penserai à les séparer. Après ça, comme il faisait super beau et bon, sans vent, j'ai décidé de rester en liberté et de revoir brièvement les bases avec Tartine. Baisser la tête, plie d'encolure, décaler les hanches, mobiliser les épaules, reculer. Elle était vraiment parfaite. On a fait plein de gros câlins et j'ai même réussi à l'avoir très calme face à la chienne ! Il n'y a pas à dire, quand il n'y a pas de vent, cette jument est un crème et on pourrait en faire tout ce qu'on veut. J'étais bête de prendre son comportement de Mardi (trop) personnellement, alors qu'en faite elle cherchait juste à se gérer elle-même face au temps. Il est clair aussi que je ne vous raconterai pas toutes les soirées soins, parce que ce serait clairement inutile, long et rébarbatif. On fera un récapitulatif d'ici une semaine ou deux pour voir l'évolution de Golfite. 
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Samedi 14 Avril 2018 |  Changement de parc 
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Aujourd'hui comme prévu on change les juments de parc. Donc toute la matinée on a planté des piquets et tendu des fils sur plus d'un hectare et demi. C'était pas une mince affaire et on était contents d'en finir. A 11 heures je les descends dans le parc, donc. Elles étaient bien heureuses. Toute la journée on était après le parc, j'ai vérifié les tiques, j'ai caressé tout le monde et finalement je me suis posée au soleil comme une loque. C'était agréable. Le soir je prépare la ration de la vieille, je lui donne, j'écarte les autres et je resterai encore une bonne heure avec ! 
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Dimanche 15 Avril 2018 |  Ration + curage des pieds + câlins
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AVRIL 2018
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Ce matin on a des modifications à faire dans la clôture. On rentre, je prépare tout pour le soir (ration etc...), je vais mettre du produit vermifuge dans l'eau. Comme je vois que les pieds sont délicats je décide de les curer, ça me permet de voir où en est la repousse. Clairement il faut de nouveau les faire mais c'est pas urgent du tout, c'est surtout pour éviter d'avoir masse de boulot d'un coup. Le soir j'y retourne, je mets Golfite dans un sas pour qu'elle mange sa ration tranquillement. Au bout de vingt minutes je la relâche et tout le monde me suit au trot jusqu'à l'eau. Je resterai deux heures et demi avec elles avant de rentrer à cause de la fraîcheur. 
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Lundi 16 Avril 2018 |  JE VAIS EN FAIRE DU STEAK !! 
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Ce matin je pars de Circourt pour aller en cours. Donc obligatoirement je me lève plus tôt pour pouvoir profiter des juments à la rosée du matin... Je dois avoir trop de chance dans ma vie pour qu'on me laisse ce petit moment de tranquillité. En arrivant je vois qu'elles sont en dehors du parc (parcelle du PP) et qu'elles sont en plein milieu du terrain dans la parcelle d'herbe qu'on voudrait garder. J'entends que le courant claque et je vois que le fil est arraché sur plus de 100m. Je remonte en vitesse dans la voiture direction le chalet, je prends trois longes et j'y retourne. Tartine ne me laisse pas du tout l'approcher, elle m'énerve, elle réagit comme si je la battais. J'essaie de ne pas perdre patience et je m'occupe des autres. Une fois les deux de l'autre coté du fil, je fais chercher Tartine qui me fait gambader dix minutes. Mes converses et mon jean sont trempés, j'ai froid, je suis malade et voilà qu'elle m'emmerde. J'essaie de me calmer u maximum, je la choppe. Je baisse le fil préalablement réparé en catastrophe. Tartine se prend les pieds dedans, elle galope, elle casse le fil sur autant de longueur, les deux autres se barrent et Tartine menace de me casser le reste de clôture. Cette fois je refais un essai mais je suis à la limite de la crise de nerfs. Je suis à la bourre, je suis trempée, je suis déjà suffisamment malade, je suis fatiguée.... Le dernier essaie est concluant, tout le monde est rapatrié, mais il me manque une longe. Je dépose les deux qui me restent au chalet en disant bien à Thierry que je m'en occupe pour la retrouver ce soir. Après cette catastrophe sous un magnifique soleil je me dépêche de rentrer ! Le soir j'y retourne, les juments sont bien mais elles sont en chaleurs et insupportable. Je donne la ration à Golfite dans le sas, qu'elle menace de foutre en l'air. Je relâche tout le monde et un moment donné on décide de repousser le fil pour donner un peu plus d'herbe... Golfite part au galop, le fil contre le poitrail. HEUREUSEMENT !!! que les deux autres n'ont pas réagit tout de suite et que tout s'est bien terminé mais j'ai dû aller chercher Golfite à l'autre bout du terrain. 
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Mardi 17 Avril 2018 | Je remonte à cheval avec M !
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AVRIL 2018

Comme prévu, et cette fois on s'y tient, M vient passer l'après-midi avec moi. A la base j'avais pensé à aller en carrière pour remettre Tartine au "travail". Puis finalement, vu les événements de la veille j'ai décidé de tendre un fil dans le parc et d'y amener tout le nécessaire. J'avais prévenu M que suivant l'humeur de la jument, on ne pourrait pas forcément aller au bout de notre idée. En arrivant je caresse tout le monde et je tends mon fil. Je laisse M dire bonjour aux filles, on sort les affaires et après un petit quart d'heure je lui propose d'aller chercher la jument avec une longe (j'avais zappé le licol). Golfite nous suivait aux fesses puis finalement elle est partie de son côté. On a passé facilement une heure à brosser, masser la jument, la coiffer, lui retirer les tiques, vérifier les pieds, la papouiller. Elle s'endormait sous nos doigts. Ensuite je prends le filet en prenant en compte le facteur dents. Je lui passe les rênes sur l'encolure, je lui présente le mors que je pose sur ses lèvres. Pas besoin de faire quoi que ce soit, elle a ouvert la bouche, baissé la tête et je n'avais plus qu'à mettre la têtière. Une réponse qui fait du bien et qui montre enfin la bonne santé buccale !! Je cherche d'abord à la longer aux deux mains au pas et un tout petit peu au trot. Jument régulière mais paquebot à main droite, à l'écoute dans l'ensemble. Une fois qu'elle a trouvé son équilibre (après une dizaine de minutes avec des temps de pause) je la laisse souffler et on l'amène à la baignoire d'eau. Elle n'a pas soif, mais je la mouille pour éviter le trop de chaleur. On repart, je mets la selle et je la longe. Une jument bizarre d'abord, je ressangle et là nickel ! Elle part deux fois en coup de cul au même endroit, quelque chose qui la dérangeait dans la haie donc je l'arrête, je lui montre et c'est passé. Je veux vraiment qu'elle se détende et qu'elle trouve son centre avec la selle donc je la fait beaucoup marcher aux deux mains. Au moment où elle montre de l'assure et de l'engagement je mets M à cheval mais je me rends compte que j'ai zappé les étriers. Tant pis. D'abord je la garde en longe mais la jument ne répond PAS DU TOUT donc je me mets à cheval et elle s'enclenche. Je pense que la longe était contradictoire avec la mise en avant. Du coup je la marche beaucoup, rênes mis longues pour qu'elle trouve son centre et qu'on s'équilibre toutes les deux. Je raccourcis mes rênes et j'essaie de voir un peu ce qu'elle peut me faire. Bizarrement, à droite elle s'est super bien incurvé, à gauche beaucoup moins mais pas grave. Une fois équilibrée je descends de la jument et je remets M à cheval un petit quart d'heure. Pas et trot ! Une jument bien. Je veux essayer aussi et elle était vraiment formidable donc je ne l'ai pas embêtée plus de dix minutes. On range tout, on lâche les fauves. M donne la ration à Golfite pendant que je vais donner du pain aux deux autres. On est rentrées claquées vidées !
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Mercredi 18 Avril 2018 |  Visite quotidienne + étirements. 
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Ce soir, visite de routine comme d'habitude depuis une semaine. Je prépare la ration de Golfite et je mets tout dans la voiture. Je dois aussi modifier une parcelle de clôture donc je prends la masse et enfin la pompe à eau. Première chose en arrivant, on change l'eau et ça n'a pas fait de mal. En modifiant une partie de la clôture (trop de piquets blancs pas solides dans un même secteur...) j'ai redonné un peu d'herbe histoire qu'elles ne cherchent pas à aller de l'autre côté (comme ce matin, apparemment...). Et puis je monte donner la ration de la vieille. Pendant qu'elle mangeait tranquillement j'ai fait des étirements à Tartine. Comme je l'ai sentie assez raide à droite la vieille et comme elle avait été parfaitement détendue et échauffée j'ai voulu rester dans cette optique. J'ai donc fait des plis d'encolure à droite et à gauche deux fois de chaque côté, j'ai étiré les membres antérieurs. Au départ c'était compliqué et pourtant, elle cherchait à étirer son muscle. Quand je prenais l'antérieur droit elle tendait l'encolure en bas à gauche et inversement avec l'antérieur gauche. J'ai ensuite fait les postérieurs où au départ c'était très très raide à droite, elle était tendue. J'ai bien senti que ça bloquait donc comme je ne suis pas ostéopathe je l'ai laissée s'étendre d'elle-même, reposer, ré-étirer... Jusqu'à entendre un "clac!", voir la jument se détendre, souffler un coup, reposer le membre au carré et la voir bailler. Je passe au PG où là, aucun soucis. Je repasse aux antérieurs où cette fois tout est bien souple et détendu et le postérieur droit où cette fois elle est nickel. Je refais quelques plis d'encolure et je sens que cette fois c'est bien plus fluide que la première fois. Je la laisse, je vérifie les tiques et j'en retire deux et je finis par l'observer. Elle baille, elle est détendue, bref, c'est gagné. Tout a été fait correctement et c'est génial. Je reste ensuite une heure assise dans le parc et avant de partir Nina me suit partout donc pendant une dizaine de minutes je lui gratte les mamelles. J'adore mes juments ! 
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Vendredi 20 Avril 2018 | Parage et soins des pieds.
 
Ce soir je vais voir les juments vers 16h. J'avais prévu de faire l'entretien des pieds et après de grandes discussions et recherches, j'étais dans une optique «éthologique». En arrivant, je mets le seau de grain de Golfite dans le SAS, la vieille vient d'elle-même et attend que je lui ouvre la porte. Pendant qu'elle mange, en constatant que Nina me regarde très attentivement je commence par elle pour le parage. Une longe autour de l'encolure et c'est parti. Et bien je ne sais pas ce que j'ai foutu lors du parage du mois dernier, mais autant dire que c'était pas joli, c'est comme si j'avais rien fait. On dira seulement que j'ai «limité» les dégâts le mois-dernier et que cette fois-ci, je finalise vraiment tout ! Alors j'ai vraiment pris mon temps en restant attentive aux besoins et aux humeurs de la jument. Elle était super embêtée par les mouches mais pour les antérieurs je n'ai rien eu à dire. J'avais du travail mais Nina se portait relativement bien, elle n'a bougé que deux fois quand j'ai tardé à la laisser poser le pied. Pour les postérieurs c'était déjà plus délicat. On sent que l'arthrose commence à prendre du terrain et qu'il serait nécessaire de la mobiliser. Elle était bien bloquée... Donc j'ai appelé Thierry pour qu'il vienne m'aider ne serait-ce qu'à porter le pied pour que je puisse travailler correctement mais il est monté en pression, a dégénéré jusqu'à décider de s'en aller. Il m'a laissée seule avec Guillaume qui a gentiment accepté de tenir la jument. Au bout des deux postérieurs j'étais claquée. J'ai ensuite pu m'atteler à Tartine. Guillaume me l'a tenue calmement, assis sur son seau. Elle était vraiment très calme et posée, elle se tenait. Bien plus respectueuse que Nina en tout cas. A 19:30 j'avais seulement fini les antérieurs. On avait faim donc je laisse là-dessus, on la lâche et on rentre. Je suis contente et satisfaite d'avoir su garder mon calme dans une situation qui, quelques jours plus tôt, m'aurait tout fait lâcher.


Samedi 21 Avril 2018 | On a bien bossé : Nettoyage/soins de printemps !
 
Aujourd'hui j'avais prévu deux choses. Partir en course pour acheter des fer-à-béton pour les clôtures et finir les pieds de Tartine. J'ai fait les deux, et bien plus encore. Le matin une idée me prend, après les courses, de faire le parage des ânes. Autant le faire quand je suis en week-end et qu'il fait beau ! Lionne était relativement calme et j'ai fait les quatre pieds sans trop de problème. Comme Hypocras venait nous déranger, Lionne l'a chassé plusieurs fois et au dernier essai je me suis pris un coup de sabot dans le tibia droit. Aïe. Je ne lui en n'ai pas trop voulu mais je lui ai fait comprendre qu'elle ne devait pas recommencer. Hypocras n'étant pas urgente j'ai fait Artifice en priorité. Cette ânesse est mauvaise et on ne s'est jamais trop entendu mais là...Elle m'a quand même coincé contre le barbelé avec son cul et a menacé plusieurs fois de me botter. Vu l'état des pieds j'ai dit à Magalie et Nicolas qu'il fallait faire venir la pareuse. J'ai donc appelé pour eux, pris rendez-vous pour Mardi prochain. Après manger on décide tous spontanément d'aller vider la stabulation des ânesses. J'ai eu un énorme coup au c½ur en revoyant Rina là, souffrante, achevée... Mais au bout de quatre heures de travaille on avait terminé. 17:30 je fais la ration de Golfite, j'ajoute des carottes, prends le matériel de parage et on descend au parc. Pendant que la vieille mange je prends Tartine en cordelette. Sur le postérieur droit je n'ai rien eu à redire. Elle était lourde mais pas désagréable. A gauche c'était plus compliqué, elle refusait de donner le pied, elle manquait de souplesse. Entre temps je sors Golfite du SAS , je reprends mon travail et voilà que la jument se barre au galop. Je demande à Thierry de la retenir et il m'engueule comme une vraie merde, me dit que j'ai pris cette « putain de responsabilité, qu'il préférerait de loin appeler le maréchal » et que je devais me démerder et assumer. Je comprends pas pourquoi il est comme ça juste parce que je demande de tenir la jument... M'enfin je décide de ne pas relever, j'avale ma fierté et je reprends. Elle était pas trop mal finalement et j'ai laissé là-dessus. J'ai vraiment voulu que face à Thierry et sa tension la jument soit et reste calme et en confiance. Elle est si sensible et délicate que j'ai mis du temps avant de pouvoir la sentir souffler pour de bon. Mais j'ai réussi. J'ai gardé mon sang-froid et ma positivité, ma bonne-humeur intérieure et le bonheur d'être auprès de mes animaux. De fait, ça a même détendu Thierry et on est rentré «apaisés».


Dimanche 22 Avril 2018 | Réflexion et câlins.
 
AVRIL 2018

On me connaît désormais, j'aime passer du temps avec mes chevaux, j'aime les observer, apprendre à les découvrir, échanger avec eux, me remettre en question et affiner toujours plus la vision que je porte sur eux. C'est d'ailleurs ce qui me porte depuis quelques années mais c'est une chose que j'avais peu à peu perdu de vue pour le plus grand malheur de tous. Et c'est assez indescriptible ce que j'ai vécu aujourd'hui, parce que c'est une prise de conscience cruciale. Le cheval est doté d'une intelligente. Personne n'en doute et pourtant, peu de cavaliers la comprend et la connaît. Cette intelligence, cela fait quelques semaines que je l'apprends, que je l'intègre doucement mais sûrement pour pouvoir non pas m'en servir mais plutôt pour permettre aux juments de s'exprimer et d'être en paix. [VOIR DOC]. Du coup ce matin (le Karma, sûrement!) Thierry me propose de mettre les filles autour du châlet. Il ne faut pas me le dire deux fois. En dix minutes les piquets étaient plantés et les fils tendus. On est allé les chercher. En main j'avais Golfite et Nina, un peu compliqué car elles n'avaient pas la même allure et Nina avait des cailloux coincés sous les pieds. En arrivant donc je prends mon cure-pied et je nettoie ! Elles ont mis la tête par terre et je n'ai pas cherché à les embêter du tout (en attendant j'ai mangé, lu mes deux livres...). Début d'après-midi je veux vraiment montrer le documentaire à Thierry et le revoir une énième fois. Il a vraiment accroché et moi, je me suis pris deux fois la même claque. << Punir ne sert à rien, donc les cavaliers devraient arrêter ça. Par contre, être trop laxiste n'est pas bon non plus. Le cheval qui ne plus aller à droite et à qui on laisse partir à gauche ne voudra plus jamais aller à droite, et ce sera un blocage de plus. [....] Pour aller à un même point, il y a plusieurs directions/chemins possibles. >>. Et surtout, bien que tout soit complémentaire, c'est l'approche du cheval qui m'a beaucoup importé. Donc après ça je suis allée voir Tartine et là... Miracle !! Elle s'est d'elle-même déplacé sous mes doigts pour me faire entrer dans son intimité et me montrer où est-ce qu'elle voulait être grattée. J'ai fait ça une bonne heure, j'ai continué avec Nina (même si avec elle c'est tout à fait naturelle!) et j'ai laissé Golfite tranquille parce qu'elle s'endormait à l'ombre avec deux chats entre les antérieurs. Le soir je donne la ration et retour au parc. Quand on s'en va elles sont restées à la porte et Tartine à longuement henni.


Mardi 24 Avril 2018 | Rendez-vous vétérinaire et pareuse.

Hier soir, en voyant l'état de Golfite, j'ai choisi d'appeler le vétérinaire ce matin dès l'ouverture du cabinet. Je la trouve vraiment pas belle. Je suis seule ce matin alors je prends la chienne, une longe, un licol, une étrille américaine et une brosse dure. Toutes m'attendent de pied ferme et ne veulent pas du foin. Je viens donc dire bonjour à chacune et je commence à papouiller délicatement Tartine, elle adore, elle s'endort. Je vais ensuite voir Golfite qui se détend sous mes doigts, qui se replace pour que je la gratte où elle en a envie et avec l'intensité désirée. En voyant encore tout le poil d'hiver je passe pas moins d'un quart d'heure à la brosser. Je découvre deux tiques que je retire. En attendant le vétérinaire je repousse les fils à droite, à gauche. A 11:30 seulement voilà qu'il arrive. Golfite comprend tout de suite et s'en va mais je l'attrape sans trop de problème. Je passe les détails pour aller à l'essentiel : Le vétérinaire ausculte la jument et me dit que le c½ur est parfait, les poumons aussi, que la peau semble bien. Il regarde les yeux et les dents. Il ne trouve rien à dire. Il constate cependant qu'elle a bien fondu et il propose de faire une prise de sang. J'accepte sans hésiter. J'aurai les résultats dans l'après-midi. A 14:00 Christine arrive pour venir parer les ânesses. On commence par Lionne qui est relativement calme avec peu de boulot. On enchaîne avec Artifice où là elle me remonte les bretelles. Non, je n'ai pas fait le parage tous les mois pour rattraper le vilain pied mais bon... Avec la perte de la ponette et les miennes à faire... Bref ensuite hypocras où là, les pieds sont nickels. Longs mais beaux ! Je reçois un appel vers 16:30 du vétérinaire pour les résultats. Première prise de sang parfaite, aucune trace de pyro. La seconde (pour les reins et le foie) est clean aussi. En gros, la vieille est vieille mais en bonne santé. A moi de trouver le complément adapter à elle. Il me prévient aussi que 1,5L par jour ça peut être insuffisant, il me conseille donc de bien donner des CMV et surtout donner 1L matin et 1L soir. Je suis à la fois rassurée et contente mais aussi un peu mal-à-l'aise face à des analyses parfaites et une jument pourtant pas belle. 32 ans, ok, mais quand même ! Donc je pense que Vendredi on sortira quand même en balade en main avec M et les trois juments pour qu'elles bougent et s'aèrent un peu l'esprit.


Vendredi 27 Avril 2018 | Journée et balade en dextre avec M.
 

 
Aujourd'hui c'était journée avec M. Comme prévu on arrive à Circourt à 11:00. Première chose à faire, le petit parc près du chalet sous les arbres. En peu de temps il était fait. Alors on a préparé un sac, à manger, les licols et on est parti au Grand Parc. On a mangé, on a fait un câlin aux filles et j'ai redonné à manger. Pendant ce temps j'ai sorti l'éthogramme et j'ai pris Nina pour sujet. En soit, on n'a pas pu observer grand chose sur elle si ce n'est qu'une fois à la bouffe elle a très peu de communication sociale, peu de contacts avec les autres. Mais en parallèle j'ai vu que Tartine était très très émotive, dominante et expressive. De même pour Golfite, avec moins d'intensité. Après on met les licols et on part au chalet. De là, je mets un coup de râpe à tout le monde, je selle Tartine avec la Norton de balade et je me questionne. Licol ou filet ? M. me dit de mettre le licol par-dessous le filet et de n'utiliser que lui du moment que la jument écoute. Pendant que je commence à cheval avec Nina en dextre, M prend Golfite en main. Autant Tartine était géniale, autant Nina n'avançait pas. Déjà qu'elle n'avance pas en temps normal mais là, c'était pire. Comme j'ai descendu les talons, je suppose qu'elle était plus sensible. Ça devient si compliqué que je mets pied à terre avant l'étalon pour éviter que ça tourne mal. Finalement tout va très bien et je mets M à cheval en prenant les deux vieilles en main. Là ça va déjà mieux mais c'est très sport. On monte la route au dessus des box, je profite d'une ombre pour faire une pause. On repart et je décide de courir dans la grande pente raide où les vieilles avaient l'habitude de galoper. Arrivée au dessus je ne faisais plus la maline. Un Vététiste arrive et s'arrête. On a discuté un peu et cet homme est une crème. Il est descendu de vélo pour passer, il était calme et nous a souhaité une bonne balade. On continue et dans les bois, ça va déjà beaucoup mieux. Je sens que Golfite prend du plaisir et que Nina est apaisée. M est sur Tartine, tranquille, elle se tient, la jument trottine mais c'est calme. A mi-chemin un peu avant de traverser la route je me mets à cheval en laissant les vieilles à M. La pauvre, elle a eu du mal avec les deux. Moi sur Tartine, je suis heureuse de voir qu'elle est tip-top, calme et en avant. Trois fois on est obligé de contourner des grumes énormes et une fois je passe par dessus une, au pas. Si Tartine enjambe bien, Golfite l'a sauté en emportant M et Nina a suivi. Enfin, on croise deux marcheurs avec des bâtons et un chien. Je mets pieds à terre, on discute. Les marcheurs pensaient que les vieilles avaient entre 15 et 20 ans. Quand je leur ai dit leur âge ils étaient...Bouche-bée. Je remets M à cheval et on fini la balade par un champ où Golfite me tracte. Elle était vraiment énergique c'était géniale. Dans le deuxième champ je prends sur moi et je décide de les faire galoper un peu pour les délier. J'ai couru aussi vite que possible mais la pauvre Golfite va bien trop vite pour moi. On s'arrête pour brouter un peu et on échange de place. Je me remets à cheval et M prends les filles en main. En descendant la côte pleine de caillasse j'ai bien senti que Tartine boitillait et Nina cherchait du mou. Donc en arrivant on desselle et je retire les cailloux coincés dans les pieds. Tout du long je n'aurai utilisé que le licol. Une blonde vraiment parfaite et passe partout même si on sent qu'elle n'est pas bien sûre d'elle. Des vieilles contentes de leur balade. Le soir elles resteront autour du chalet pour la nuit.
 

Lundi 30 Avril 2018 | (Problème) Quand y'en a plus y'en a encore !!
 
Cela fait plus d'une dizaine de jours que je remarque que Golfite a encore ses poils d'hiver et qu'au pansage, elle les perd par poignées. A force de brosser tous les jours j'en suis arrivée au cuir au niveau du garrot jusqu'à mi-chemin de la colonne vertébrale. Quand le vétérinaire est venu je ne lui ai rien dit pour voir s'il allait dire quelque chose et il n'a vraiment rien évoqué à ce niveau là. Sauf que depuis quelques jours, j'ai peur d'une dermatophilose. En me renseignant de très près, j'ai en fait constaté que comme 70% des chevaux, elle me faisait une vilaine mue pas jolie. Donc ce matin sous le vent, avec quelques gouttes de pluie et en pyjama, j'ai couru voir les juments et brosser Golfite. Des poils plein les habits, plein la bouche et la poussière plein les yeux mais j'ai pu observer que des petits poils repoussent, qu'elle ne s'est pas gratté, pas de croûte, pas d'irritation. Bref, rien de particulier. J'en ai profité pour vérifier les deux autres qui sont nickels. A part un changement de parc dans la journée les filles resteront tranquilles. Ça va me faire bizarre de les voir dans le parc de Nico sans Rina... En fin de matinée, juste avant de partir au boulot, je décide de faire le changement de parc.
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AVRIL 2018


Tags : équitation

Décembre 2017 01/12/2017

Décembre 2017

 
 
02 Décembre 2017 | Box & nouvelle pièce 
 
 Aujourd'hui c'est la journée de l'enfer ! Je me lève très tôt pour pouvoir aller voir les filles. Je leur donne à manger et je remets les bacs d'eau à niveau mais je n'ai pas le temps de faire plus. Je pars chercher Thierry et nous voilà partis en courses. On ne rentre qu'à 10:30 et on a encore les box à faire. Donc jusqu'à midi et demi on a sorti les juments au parc, on a vidé les box, rempaillé, remis 250L d'eau, rempli les filets à foin. A midi et demi je vais faire à manger et dès 13:30 je m'attaque au gros ménage de mon futur bureau. Et oui, au chalet, la chambre du bas m'est désormais destinée. Je pourrai donc filmer mes vidéos, réviser, apprendre, faire mes cours, gérer un peu toute la paperasse de Thierry au calme ! Mais ça m'a demandé tout l'après-midi pour gérer. Nettoyer, jeter, ranger, déplacer les meubles, faire le "bureau". Bref, pas moins de cinq heures de travail. Le soir je retourne voir les juments, je les rentre au box, je vérifie tout et m'en vais ! 
 
 
03 Décembre 2017 | Essai de la nouvelle selle + travail à pied !
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Aujourd'hui, malgré tout le boulot, j'ai décidé de prendre une demi-heure entre midi et deux pour essayer la nouvelle selle ! Je suis tombée sur l'occasion rêvée, une selle Norton sans arçon, en très bon état. Je l'ai reçue Vendredi et j'ai décidé de l'essayer. Je suis allée cherché Tartine au parc et j'ai essayé la selle. Une merveille. Nickel pour la jument. Je me mets à cheval sans étrier et là c'est la révélation. Un bonheur, ce qu'il me fallait ! Je marche Tartine sur la route plus ou moins rapidement, en licol. Elle a du mal à quitter les copines et monte vite en pression mais je sens la moindre réaction physique de la grosse, je suis bien assise en selle et Tartine répond mieux au poids du corps. Une très bonne chose. Je la fait un peut trotter, là encore c'est parfait mais je pense devoir investir soit dans un tapis à gouttière, soit dans un amortisseur. A voir. Je suis ensuite descendue, j'ai travaillé à pied, je l'ai dessellée, mise en liberté et l'ai ramenée au parc. A 15:30 je vais pour les rentrer et je retour en ville parce que j'ai un dossier de Droit qui m'attend ! 
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05 Décembre 2017 | Balade en main. 
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Décembre 2017
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Comme tous les Mardis, après mes cours, je m'en vais voir les juments. Si le matin il faisait plutôt beau et bon, en arrivant à Circourt c'était l'hiver. Il faisait tout gris et tout froid et Thierry, au téléphone, m'a dit qu'il avait mal au bras. Bref, ça partait plutôt mal pour l'après-midi mais finalement j'ai pu faire ma petite balade à pied prévue. J'ai choppé Thierry en route et on est directement descendus aux box. C'est adorable comme les filles reconnaissent ma voiture, c'est pas grand chose mais j'adore ! Je donne un bout de pain à chacune, je mets les licols, je tiens Tartine et Golfite et c'est parti. Entre la chasse et le bruit des tronçonneuses nous avions peu d'itinéraire donc nous sommes montés direction Virine. Golfite avait la patate et ça excitait Tartine, alors si au départ, elles arrivaient à se contenir, c'est vite devenu une course entre elles. Et moi j'étais là, au milieu, pas du tout à ma place. On les a fait brouter et marcher 45 minutes environ, on a croisé un tracteur et elles ont été très gentilles et patientes. Et puis j'ai lâché Tartine en liberté, comme c'est une jument sympa mais gloutonne j'ai vite déchanté à la tenir. Et puis Golfite à choisi d'aller chercher l'herbe de l'autre côté du fossé donc la vieille avait les antérieurs dans le trou, le cul en l'air, elle mangeait calmement. Au retour elles trottaient sur place, même Nina a suivit le mouvement mais Thierry l'a vite (mais gentiment) calmée. Une fois aux box je m'occupe de donner à manger et préparer la paille et Thierry s'est occupé de l'eau et des crottins. Je suis rentrée une fois la nuit tombée, j'avais pas envie de partir !
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08 Décembre 2017 | Balade sous la neige. 
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Aujourd'hui, comme prévu on est parti en balade avec Guillaume et Elisa. A la base je voulais surtout essayer la couverture séchante à Tartine et finalement ça s'est terminé en balade. Il faisait beau donc on en a profité. Elisa prend Nina, moi Tartine et Guillaume prend Golfite et arrivée 10m plus loin, je décide de me mettre à cheval. Tartine n'avait pas franchement envie et la pauvre, je ne lui ai pas laissé le choix. Par contre après, c'était une perle, bien en avant et prête à partir en balade. On les fait brouter, on parle, on rigole et je mets à terre. Guillaume en a un peu marre de Golfite donc je la récupère et pour rigoler je mets le gosse à cheval sur Tartine. Bah Guillaume, c'est plus vraiment un gosse... Il pèse son poids et il se débrouille vraiment bien ! Du coup on est resté trois bons quarts d'heure puis on les a remises au box. Elles étaient contentes et nous aussi. Dommage qu'on ne puisse pas les lâcher au parc... 
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12 Décembre 2017 | Brouting + monte ! 
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Aujourd'hui, comme d'habitude, je quitte à 14:00 donc je pars directement voir les juments. Thierry me propose une balade à pied pour faire brouter les juments mais j'avais pour projet d'essayer ma selle. Donc on a fait les deux. Thierry à tenu les vieilles pendant que je montais. La nouvelle selle c'est une horreur, autant elle est top pour la balade, autant pour le reste je suis encore incapable de trouver ma place. Et Tartine ne m'aide vraiment pas. Impossible de mettre le pied à l'étrier sans qu'elle avance ou qu'elle décale les hanches. Une fois à cheval j'ai une pile électrique et elle m'a vite tendue à me menacer de se foutre debout ou de se foutre dans le fossé. Un moment donné elle est top donc je veux la faire brouter mais débile comme elle est impossible de l'arrêter. Je souffle et je décide de prendre Golfite en cheval de bas. LOOOOOOOL, elles se poussaient dans le fossé, elles faisaient la course, elles cherchaient à se bouffer. J'ai mis pied à terre, on a mis les vieilles au parc et j'ai essayé de bosser Tartine. On s'est dit ce qu'on avait à se dire et même si elle était difficile j'ai pu cibler différents points à travailler ! Je mets pied à terre, descelle et je la fais brouter avant de rentrer tout le monde. J'ai amené Thierry en course et je suis rentrée à 18:40 ! 
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16 Décembre 2017 | J'arrête le blog ? 
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Depuis quelques temps je me rends compte que l'hiver, on ne fait rien. Ce weekend d'ailleurs à part avoir un maximum de boulot, à part me passionner encore et toujours pour le sport et m'informer encore et toujours sur le végétalisme, la santé, la biodiversité, je ne fais rien. Je prends beaucoup de plaisir avec le format vidéo et du coup, je me sens lassée du blog. Ce n'est pas la première fois que ça m'arrive et j'espère que ce sentiment yoyo s'arrêtera. Quoi  qu'il en soit comme je l'ai dit on a eu énormément de travail ces deux derniers jours, j'ai fait du sport, j'ai fait mes devoirs, je me concentre un maximum sur mes passions qui sont la lecture, le sport et la culture en général ! Les juments, loin de passer en second plan, font dorénavant parti de mon quotidien et ne font donc plus partie de mes "passions". Je ne pratique plus l'équitation, l'hiver toute activité est à 0, bref, pour le moment je sens qu'on va faire un break.
Cependant, si vous appréciez nous suivre, j'essaierai de faire des vlogs plus ou moins régulièrement pour avoir une trace de mes journées et aussi pour échanger avec vous ! 


19 Décembre 2017 | Toujours rien. 
 
Le blog commence à prendre une tournure qui ne me plait pas donc je pense que je vais terminer l'article de décembre et m'arrêter ensuite. Donc oui aujourd'hui je suis passée voir les filles mais comme d'habitude pas moyen de les sortir, je peux donc compter sur Guillaume pour le faire et ça c'est cool. J'ai dû allé chez FeuVert pour la voiture, rien de grave bien entendu mais j'ai dû payer. Ensuite il a fallut que j'aille faire des courses et puis après je suis rentrée tôt parce que j'avais du taff ! Donc les juments allaient bien. Tartine a réussi à passer un postérieur de l'autre côté de la chambrière qui sert de séparation. Elle nous regardait comme une mongole... Du coup j'ai enlevé la chambrière mais elle m'a glissé des doigts, ça a claqué sur elle. Elle a eu peur mais du coup, maintenant, elle devrait s'en méfier un peu plus (jusqu'à la prochaine fois. J'ai nourrit, j'ai fait des bisous à tout le monde, j'ai fait les box. Bon et puis bonne nouvelle, Thierry est allé voir un magnétiseur et sa douleur au bras semble s'être évacuée. Il devrait certainement y retourner deux fois mais il est métamorphosé ça fait plaisir ! 


29 Décembre 2017 | Balade avec Valentine + parage ! 
Décembre 2017

Je ne peux pas m'empêcher de venir ici et vous donner des nouvelles ! Donc à mon avis le blog restera aussi longtemps vivant que je le resterai aussi. Vendredi on a reçu la visite de Valentine toute la journée, je suis allée la chercher le matin et dès le départ je l'ai mise au boulot. Les juments étaient crépies de mer*** et pour brosser ça nous n'étions pas trop de deux personnes. Pendant qu'elle brossait j'ai donc décidé de faire les pieds de Nina. La jument était très très compliquée, elle ne voulait rien savoir et j'ai dû hausser le ton plusieurs fois pour éviter de me faire un lumbago.  Mais le résultat fut plus que concluant. J'ai encore les talons à redresser mais on y vient à bout et ça c'est top. Les deux autres attendront un peu pour être faites. On va manger et l'après midi je propose à Valentine une balade à pied. Malgré le vent, le froid et la tempête de neige elle a accepté. Au box elle m'a épatée. Elle est tombée amoureuse de Golfite, la vieille n'a rien dit, elle l'a laisser rentrer dans le box, la caresser, un vrai duo. Du coup je lui ai laissé la vieille pour partir en balade et a fait un bout de la balade de Virine. On a passé un bon moment mais nous n'avons pas rencontré le chamois. (Oui car la veille avec Thierry et Guillaume on est parti en balade avec les filles et on a croisé un chamois mais la con de Tartine en avait peur et passait son temps à ronfler!). Quand la tempête a commencé à s'intensifier on a fait demi-tour, on a fait les box et je l'ai ramenée chez elle. Une bonne journée et heureuse de savoir que Valentine reviendra souvent !
 

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Happy New Year & Merry Christmas !

Tags : équitation - Horse - blog - sport

Juillet-Aout-Septembre-Octobre 2017. 11/09/2017

 
Juillet-Aout-Septembre-Octobre 2017.

Mois de Juillet 2017 | Boulot, conduite, sport !
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Le mois de Juillet a été particulièrement intense pour moi tant sur le plan physique que psychologique. J'ai beaucoup travaillé, j'ai fait énormément d'heures dont beaucoup en heures sup' impayées et de fait, j'ai eu peu de temps pour les juments. Ceci n'empêchant pas cela, entre les heures de conduite et mon sport, j'ai eu quelques créneaux pour profiter d'elles, leur faire des bisous, des câlins, les observer longuement et apprendre un peu d'elles. Evidemment j'avais l'eau et les clôtures à faire mais rien d'exceptionnel. Disons surtout que le mois de Juillet n'a pas été de tout repos, que j'aurais apprécié des vacances (ne serait-ce que cinq jours dans le mois) mais on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre ! 

Mois d'Août 2017 | Ca évolue ! 

Au mois d'Août c'était un peu différent parce que j'ai quand même eu une petite semaine de vacances. Durant cette semaine-là j'en ai profité pour limer un peu les pieds des juments, me recentrer et détendre un peu tout le monde. On a donc fait plusieurs changements de parc avant de se stabiliser, on a fait quelques séances de méditation (enfin moi surtout) et j'ai pu me rapprocher davantage de Golfite qui, comme je l'expliquais sur Facebook, a dévoilé un blocage qu'elle n'a plu su gérer. Donc on a commencé à travailler là-dessus. En parallèle Charlène, une amie, est venue à notre rencontre dans l'optique d'être celle qui s'occupera des juments. J'ai encore des doutes à ce niveau-là parce que malgré le bon feeling, j'ai peur que malgré tout elle ne soit pas motivée. Aussi j'ai pu "travailler" Tartine à pied et je suis vraiment surprise de voir à quel point elle est réceptive, douce, à l'écoute, vers l'avant et d'une patience... !! Elle m'étonnera, je crois, jusqu'à la fin de sa vie. J'ai donc hâte de vivre tout ça ! 


Juillet-Aout-Septembre-Octobre 2017.


Mois de Septembre 2017 | Lycée, podologie, permis ! 

Au mois de Septembre, c'était chargé. Tout d'abord et avant la reprise du lycée, j'ai fait mon stage de podologie équine. Je tiens à préciser que ce n'était pas un stage professionnalisant et qu'il me faudrait encore des années pour me dire "amatrice" dans le parage. Cela dit, en plus de mes multiples connaissances, j'ai pu approfondir mon savoir et le lier à la pratique, sur cheval, sur poney et sur âne ! Un stage dans lequel j'ai donc appris à entretenir les pieds de mes chevaux non pas comme les maréchaux le pratiquent mais bel et bien comme la podologie l'enseigne* . C'était non seulement très instructif, très intéressant, mais ça me permet aussi d'avoir plein d'axe de recherches et d'apprentissage. Notamment sur le paddock paradise, projet que je construit depuis presque trois semaines et qui prendra vie dès le printemps prochain ! Du coup, ce mois-ci, la première chose à faire, c'était les pieds ! J'ai donc fait tout ça étalé sur trois weekends, déjà pour prendre mon temps (et pas faire de bêtise) mais aussi pour ne saouler personne. Donc premier weekend c'était Rina, Nina et Tartine. Des filles sympas dans l'ensemble mais très très lourdes. Deuxième weekend c'était Golfite. Une jument très sympa, clairement, qui s'est mise debout deux fois de ma faute, mais avec beaucoup de patience, de douceur et de tendresse elle s'est laissée faire comme un charme. Troisième weekend c'était les ânesses. Au top du top, deux heures en tout et pour tout pour les trois filles, elles manquent de manipulation mais malgré tout elles ont été excellente, juste le temps de leur faire comprendre à chacune que mieux elles se laissent faire, plus court sera le temps de manipulation. Mais comme j'usais de massages, bah impossible de les ressortir de l'écurie (lol).  


Mois d'Octobre 2017 | Un peu d'évolution et de repos ! 

Un mois d'octobre au calme, ça faisait longtemps. Disons plutôt que physiquement, c'était pas la débandade, mais intellectuellement je n'ai pas arrêté. Même une fois avec les juments, il fallait que je bosses mes cours à fond et de fait, mis à part quelques câlins et quelques papouilles, nous n'avons pas fait grand chose. C'est assez monotone ce mois-ci avec les juments. Elles sont de nouveau au foin, dans le grand parc, et depuis une semaine elles cassent les fils pour atteindre la botte... Qui a pris une sacrée claque ! On ne sait plus trop quoi faire, elles ont à manger, il reste à manger parterre mais il faut croire que manger directement dans la botte est plus agréable malgré le courant dans les fils. Les vieilles ont pris un énorme coup de vieux entre Septembre et mi-Octobre, le poil d'hiver est bel et bien là, elles transpirent mais tout le monde les trouve moche. Le vétérinaire viendra le mois prochain surement pour un sheck-up complet et le dentiste devrait repasser pour Golfite (il n'avait pas fini le boulot la dernière fois !!). Aussi en Octobre j'ai fêté mon permis et j'ai fait les démarches pour ma petite voiture : assurance, carte grise, quelques petits détails à réparer suite au contrôle technique, que de frais qui ne font que s'accumuler et qui commencent sérieusement à me fatiguer. Maintenant, j'ose penser que je pourrai davantage m'activer avec elles et en profiter un peu plus ! Et puis Nico a pour de bon décidé de vendre les ânes, malgré son attachement. Et donc, comme d'un fait exprès, j'ai passé énormément de temps avec Lionne, artifice et Hypocras et bizarrement, les ânesses distantes et sauvages sont devenues de vrais pots de colle ! Je crois même que ce mois-ci, je me suis plus occupé d'elles que de mes propres juments. Cela dit, pour nous, que du positif. Après moult demandes, la mairie a accepté de nous louer un vergé de plus de 5000m carré en plus de nos autres terrains. 


21 Octobre 2017 | Foin et voiture !
 
Juillet-Aout-Septembre-Octobre 2017.
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.Après un long moment d'attente je suis enfin totalement autonome avec ma voiture. Ce n'est peut être qu'un détail mais du coup, j'ai passé ma journée à rouler à droite/à gauche pour Thierry. En même temps j'en ai profité pour faire assimiler le bruit de la voiture (et du klaxon) aux juments et qu'elles me reconnaissent comme ça. Et ça n'a pas loupé, donc je suis contente. Et puis, à force de voir les filles défoncer les clôtures, on a fini par leur laisser la botte (du moins ce qu'il en reste) en libre service et j'ai remarqué qu'elles se géraient beaucoup mieux comme ça. J'ai aussi mis en place les filets à foin, à voir par la suite ce que ça donnera. Quelques câlins, bisous avant de rentrer parce que la pluie commençait à sérieusement tomber.



22 Octobre 2017 | Changement de parc.
 
Ce matin on se lève tôt et on fait un parc. A la base on devait changer les juments de parc demain mais comme elles ont mangé toute la botte de foin, les remettre au vert leur fera du bien. Donc on fait la clôture et pendant que Thierry fait l'eau, Guillaume et moi prenons les juments. Golfite marchait super bien, Tartine aussi et Nina, en plus d'avoir un bon pas, n'était pas embêtante à mettre la tête par terre. Au lâché c'était des taureaux, coups de cul à droite et à gauche, galops, courses ! Je suis retournée les voir le soir rapidement vérifier que tout aille bien, j'ai fait un bisou à tout le monde et je suis rentrée. 


23 Octobre 2017 | Achat et reprise du « travail » 
 
Juillet-Aout-Septembre-Octobre 2017.

Ce matin je suis passée en vitesse devant les juments. Je suis allée chez Décathlon pour me racheter un nouveau pantalon (les autres étaient troués(, j'en ai profité pour m'acheter une veste légère mais super chaude pour cet hiver. On a mangé en vitesse et pendant que Thierry avait rendez-vous, on est descendu avec Guillaume au champ. J'ai voulu remettre Tartine « aux ordres » de manière à voir où elle en est niveau forme physique et écoute. Une jument au top, qui au départ ne comprend pas mais qui après a lâché son gaz entre le trot et le galop. J'ai longé la blonde aux deux mains, plus de facilité et de détente à gauche qu'à droite mais j'étais très surprise de sa participation après une si longue pause! Les vieilles sont restées gentiment dans leur coin le temps de la séance (20/25min pas plus) et nous ont rejoint une fois terminé. J'ai laissé sur quelque chose de bien avec une jument joueuse et dans l'impulsion ! J'ai fait des câlins aux deux vieilles et après je suis montée à la ferme pour rencontrer un géobiologiste qui s'occupe de tout ce qui est plantes, oligo-éléments et vermifuges naturels. On a bien discuté du coup j'ai commandé oligo-éléments, vermifuges et Algues en poudre pour les vieilles cet hiver, ça leur fera le plus grand bien. 
 
 
24 Octobre 2017 | Quatre ans plus tard !
Juillet-Aout-Septembre-Octobre 2017.
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.Toute la matinée on a travaillé. J'ai beau avoir pris deux semaines de vacances, ça n'empêche que les chevaux ne nous en donnent pas. On a donc fait des becs à benne de foin que l'on a servit aux filles, on a fait quelques minutes de câlin, le tour des crottins et il a vite été l'heure de faire à manger. L'après-midi j'avais de la mécanique à faire donc on a passé une bonne partie de la journée là dessus avant de décider que cela suffisait et j'ai amené les garçons aux chevaux avec moi. J'avais envie de passer un peu de temps avec elles, j'ai redonné du foin, j'ai vérifié l'eau et j'ai fait des câlins à toutes les trois. J'ai mis les fesses rapidement sur Tartine sans trop rien demandé juste qu'elle reste sage pour que je fasse une photo comparative de Teddy et moi de 2013 à aujourd'hui. Et bien on a tous beaucoup vieilli ! Sans quoi une jument délicate et à l'écoute qui accepte de se laisser diriger avec un pull (oui oui!!) Nina m'a collée jusqu'au bout pour que je lui gratte les mamelles et que je lui fasse des massages et Golfite est restée dans son coin, à manger tranquillement. Bref, tout le monde va bien. 
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28 Octobre 2017 | Nouveau parc.
 
Aujourd'hui c'était un énorme journée de boulot qui nous attendait. On a reçu la troisième botte de foin, déjà. Mais surtout, on a décidé de les mettre dans notre nouveau terrain, le « verger du haut ». Et du coup, gros boulot en perspective. On a planté pas moins d'une quarantaine de piquets, on a coupé arbres et branches pour faire une cabane, on a aménagé de sorte qu'elles n'atteignent pas les pommiers. Thierry s'est amusé à jouer de la serpe pendant que je coupais au sécateur sous la clôture. Ensuite direction les juments pour les amener dans le terrain. De base je prends les deux grosses et Thierry prend sa vieille mais on a vite échangé !! Golfite, aujourd'hui, a perdu au moins quinze ans. Montée sur ressorts, difficile de la tenir, elle ronflait comme une abrutie. Du coup dans la côte je l'ai fait trotter et elle nous a montré un trot cadencé, aérien, allongé... Une tuerie. Ca l'a calmé un peu (et moi aussi !!) et on les a lâchées. J'étais vraiment trop heureuse de les voir aussi contentes du terrain après tout le boulot. A une heure on va chercher 250L d'eau, on leur met et je reste un peu avec elles avant de redescendre à cause du froid. Le soir je vérifie que tout le monde va bien et je vois deux tiques marcher sur la tête de Tartine et un sur Nina. Je leur retire, fait un bisou à tout le monde et rentre !
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29 Octobre 2017 | Parage.
 
Ce matin le temps est tellement sale que je regrette presque d'être venue à Circourt. Mais maintenant que je suis là, je me force un peu parce que je dois préparer la jument pour la séance de monte de demain. Je monte d'abord les voir, vérifier la clôture et l'eau, les crottins et les juments. Elles sont toutes amorphes mais surtout, Golfite a un tique de la taille d'un pois chiche sur le nez qu'elle refuse que j'enlève. Tant pis, je descends au chalet, je prends du pain, les affaires de parage et un licol et je remonte. J'appelle mais pas de réponse. Il commence à pleuvioter et ma motivation diminue de 80%. En arrivant au milieu du parc je les vois toutes les trois allongées devant la cabane, à l'abri du vent. J'ai attendu quelques minutes avant de descendre lentement et Golfite m'a repérée et s'est levée. Tartine l'a suivie, hésitante et Nina est restée couchée. Je donne du pain, je prends la longe pour tenir Golfite, enlève le tique plein de sang et vais voir Nina. Je suis restée près d'elle à la câliner pendant une huitaine de minutes, elle s'est roulée à côté de moi et s'est levée. D'à ce coup j'ai pris Tartine dans la cabane et j'ai fait les pieds. Une jument calme dans l'ensemble qui me prévient de l'arrivée d'un vélo (c'était Nico) et ensuite des vaches qui montent au pré en face du nôtre. Après quarante cinq minutes je la lâche et elle part au galop . J'ai chaud, il fait froid et je suis trempée donc je redescends et vais préparer à manger !


30 Octobre 2017 | Séance de plat avec Tartine.
 


La journée s'est coupée en deux parties différentes. Le matin nous étions en courses et l'après-midi c'était notre reprise du travail monté. J'avais essayé de tout organiser correctement en fixant des horaires pour être « dans les clous » et vraiment faire comme en écurie. Du coup vers 13:45 je monte au parc chercher la jument et à 14:00 j'étais sur l'aire de pansage. Élisa m'a aidée à tenir la jument et à la brosser pendant que je me changeais et amenais les affaires. Et à 14:40 on descend à la carrière. Guillaume et Thierry nous ont précédées pour installer le matériel. La séance avait pour but de voir où nous en étions la jument et moi dans le travail. Les acquis, les pertes et les hésitations. Mais gros problème le side pull en corde est une horreur et monte dans les yeux de la jument. On fait avec (pas le choix) mais en attendant d'en trouver un en cuir, je reprendrai le filet et un mors plat. Dans l'ensemble la jument est pas mal, elle viendrait presque se placer, elle engage mais avec le Side, impossible de vraiment faire quoi que ce soit. On marche, on cherche l'incurvation, le pli d'encolure, on cherche même les hanches en dedans un moment donné qu'elle fini par me donner tant bien que mal et je fait trotter pour détendre. Je fais beaucoup de transitions descendantes et de reculer pour que Tartine travaille dans son dos. C'était correcte mais toujours négligé à cause du side-pull... Quelques figures de manège et je laisse là-dessus. Je mets Élisa à cheval et elle était toute heureuse de monter de façon « autonome ». A réitérer donc ! Mais pendant notre absence Golfite s'est fait mal au genoux donc on va refaire une cure d'arnica.

31 Octobre 2017 | Halloween.

Juillet-Aout-Septembre-Octobre 2017.

Joyeux Halloween. Deuxième jour qu'il gèle, que je dois gratter la voiture, qu'il y a un brouillard monstrueux mais que le temps est agréable et ensoleillé. Le matin on modifie le parc et on essaye d'ouvrir la partie fermée mais comme d'habitude, plus de fil électrique. Alors directement on part chez Antoine Etc. Je redépose Thierry chez lui et pendant qu'il fait le ménage je charge les gamins pour venir chez décathlon avec moi. Je sors avec une paire de rênes, un mors à anneaux double brisure en inox (malheureusement pas de mors plat en caoutchouc donc ce sera pour plus tard), une paire de gants et des chaussettes. Bref, ma liste pour Noël est déjà réduite de moitié. En rentrant on fait à manger ensuite on monte aux juments finir le parc, on charge l'eau et on s'occupe ensuite d'Élisa. La gosse voulait absolument fêter Halloween et monter à cheval donc je lui ai appris à tenir correctement ses rênes à partir d'une corde attachée à un tiroir et on a monté le matériel au parc. Aujourd'hui je sentais qu'on devait rester tranquille mais... Mais comme toujours on fait quand même. Je laisse Élisa tout gérer en partie mais j'essaie quand même le mors à Tartine. Elle joue encore beaucoup avec mais elle est bien moins résistante et beaucoup moins sur la défense. Malgré tout rien n'allait. Les toiles d'araignée la gênaient, les copines lui manquaient et l'appelait bref, dans le champ pas moyen de mettre Élisa à cheval, je ne voulais pas risquer l'accident donc on s'est contenté de la faire marcher à pied avec le mors et on l'a remise au parc. J'ai fait un câlin à tout le monde, j'ai profité un peu de mes vieilles avant de rentrer.

Tags : équitation - 2017

AVRIL 2017 (PART II) 08/05/2017


 
 
19 Avril 2017 | Les bâches, ça mange les poneys jaunes!
 
Le temps préalablement annoncé variait entre de la neige, de la pluie, beaucoup de vent, du soleil, le tout aux alentours de quelques huit degrés Celsius en milieu de journée. Je me lève à sept heure ce matin. Je dois préparer mon sac, m'occuper du hamster, m'habiller et déguerpir. J'arrive à dix heures moins le quart et m'arrête rapidement au parc où les juments attendent à la porte. Elles hennissent, ronflent et me suivent du regard quand je repars. Je n'oublie pas de préciser que je reviendrai dans quelques minutes. Guillaume est au chalet lorsque je déballe mes affaires. Je paie un café à Noël pour le remercier et dès l'instant où il s'en va, nous, on part au parc. Les filles nous attendent. Je caresse Golfite, puis Nina et enfin Tartine. Elle a un air malicieux qui me fait comprendre qu'elle veut jouer. Pour l'instant, je vais pousser les fils pour leur donner un peu plus d'herbe (ce que Golfite comprend de suite, me suivant de très près!) Les deux grosses arrivent, Nina met la tête par terre... Mais Tartine me regarde. Je joue au chat et à la souris avec elle quand elle décide que cela suffit. Je la laisse tranquille.
 
Je pousse mon premier coup de gueule de la journée quand je vois une boite de converse vide et «fraîche» dans le parc. Les gens sont vraiment dégueulasses et n'ont absolument aucun respect pour l'environnement et surtout pour mes juments qui auraient pu marcher dessus et attraper n'importe quelle maladie! Je caresse tout le monde et on rentre. Les ânesses et la ponette sont là, ce qui me fait m'attarder un bon quart d'heure avec elles. Rina me rejoint très rapidement et les autres suivent derrière. Lorsqu'elles comprennent que je cache du pain derrière moi, je les ai perdues, donc je ne me suis pas attardée davantage.
 
 
 
 
L'après-midi, j'avais prévu un très bon planning en carrière avec une séance basée sur l'observation du cheval, plus précisément sur la vision du cheval et son appréhension devant un obstacle quelconque. Finalement il s'est mis à neiger puis à faire extrêmement froid, donc j'ai préféré faire plus soft en prenant une bâche noire, un side-Pull, la longe de travail et direction le parc. Tartine arrive directement vers moi mais comprend facilement quand j'installe la bâche, qu'elle va être mise à l'épreuve. Pour le coup, elle ne cherche pas à se sauver mais sert un peu les fesses (il faut savoir que les bâches, ça mord les poneys jaunes!) Je commence doucement en l'amenant devant la bâche et en la laissant aller d'elle-même dessus. Plusieurs fois elle s'écarte mais elle finit par baisser la tête et sentir ce machin-noir-bizarre-trop-flippant qui, finalement, semble inoffensif! D'après-moi, c'est important de laisser au cheval son autonomie pour gérer des situations de stress, sans le forcer et sans lui demander quoi que soit. Si je l'avais forcée à marcher sur la bâche aux premiers passages, elle se serait braquée et n'aurait plus accepté de coopérer.
 
Cette fois on est bon. J'essaie de l'amener sur un cercle d'abord au pas, puis au trot. On voit les pattes se lever à quinze centimètres au-dessus du sol, mais malgré tout elle marche dessus. Je félicite beaucoup et lui laisse un peu de liberté de mouvement avant de la remettre sur un cercle, au trot. Là encore elle lève fort les sabots mais après plusieurs passages, soit elle se fatigue, soit elle comprend que ça ne sert pas à grand chose et passe normalement. Une jument très courageuse qui regarde davantage les copines que ce qui semble lui faire peur (rire.) Je la travaille un peu en longe sur un cercle aux deux mains aux trois allures, la laisse brouter quelques minutes et je finis par prendre deux grands rondins de bois pour les mettre sur la bâche. Cela fera office de barres au sol. Ce n'était pas fameux. C'était une difficulté de plus et bien différente desquelles elle aurait pu s'attendre mais elle reste relativement calme et courageuse. Elle est douce et fait ce que je demande sans trop rechigner.
 
 
 
Je termine sur un exercice de mobilisation: reculer, déplacement latéraux etc. Elle est top donc je retire le side, lui fait trois câlins, je lui tourne le dos et la voilà qui part au triple galop à l'autre bout du terrain pour se rouler. J'ai traumatisé mon pauvre cheval! Je repousse le fil pour redonner à manger et je papouille tout le monde. Je retrouve cinq tiques sur Tartine, deux sur Nina et un sur Golfite. Je sais ce qu'il me reste à faire demain...
 
En rentrant, je croise les ânesses qui sont couchées. Comme il fait froid Guillaume rentre mais je reste pour aller les papouiller. Seule Lionne reste couchée et on s'est endormies une vingtaine de minutes. Elle se lève ensuite et me fait énormément de câlins, pose sa tête sur moi, se frotte, cherche à se coucher sur moi (mais non non!!) Le vent de Sibérie revient de plus belle, je prends froid, donc je rentre et termine ma journée sur cette belle note. Toujours pas de photo de ce genre de moment, mais comme j'aime le dire c'est un moment intime et personnel.
 
 
20 Avril 2017 | Pause lecture, câlins, encapuchonnement naturel !
AVRIL 2017 (PART II)

 
Ce matin je me lève tôt parce que je sais qu'on a du boulot. Comme je ne veux pas perdre de temps, je me remémore tout ce qu'il y a à faire, en faisant le petit déjeuner: Aller chercher les juments et les amener à la carrière avant de les mettre au parc de l'église. De là mettre le post électrique, mettre l'eau et la pierre à sel. Et ensuite on avise... Tout le petit monde fini par se lever, on mange et Élisa et moi allons chercher les dinosaures. Elles sont venues à nous très rapidement. Élisa s'est occupée de les tenir pendant que j'éteignais et débranchais le post. Pour aller à la carrière, on doit prendre la départementale et traverser le village. Je laisse Nina à Élisa tandis que je m'occupe des autres. Golfite a un bon train, mais elle respecte bien mon épaule. Je dois solliciter Tartine à plusieurs reprises pour qu'elle avance et qu'elle arrête de se traîner derrière la vieille (Comme c'est la trentenaire qui «domine» la Blonde... je ne vous fais pas de dessin!) A l'entrée du village, on croise Teddy et Guillaume qui nous informent gentiment que les plans sont changés: Le Maire a mis son entier (Bandito) au milieu du village, donc impossible de passer pour aller en carrière ou partout derrière! Du coup, on se rabat directement sur le parc de l'église qui nous accueille chaleureusement, avec une belle herbe et un peu de soleil. Je lâche tout le monde et j'attends patiemment les garçons pour les aider à faire le reste. 250L d'eau, le post électrique à porter, brancher et cacher et la pierre à sel à installer non loin du bac d'eau. L'humeur n'étant pas au beau fixe, je choisi de remonter à pied et Guillaume me suit. On rentre, on fait à manger et on fait notre pause de midi !
 
 
En début d'après-midi, je suis tiraillée entre deux idées : Aller en carrière pour faire ce que j'avais prévu et prendre le risque que l'étalon sorte de son parc pour se bagarrer avec Tartine, ou bien aller au parc et passer un après-midi au soleil, sur une couverture, dans le plus grand calme... J'opte pour la seconde solution (la plus raisonnable pour tout le monde) et Élisa m'accompagne. Je prépare donc tout ce dont j'ai besoin, autrement dit un sac avec une bouteille d'eau, quelques gâteaux, une couverture, deux pulls (il fait encore froid et le vent de Sibérie n'aide pas), un cure-pied, la brosse «de mue», un livre et mon téléphone, on ne sait jamais ce qu'il peut arriver.
 
Quand j'arrive, les juments m'attendent de pied ferme mais remettent tout aussi rapidement la tête parterre. Ceci me permettant d'installer mon petit campement pour me prélasser au soleil (plutôt pour observer les juments et bouquiner). Seulement, Elisa parle beaucoup, gigote, marche, danse et ce n'est pas du tout ce que je voulais. J'essaie de lui expliquer qu'aujourd'hui, on fait soft (encore) et qu'on est là pour passer un moment de calme et de détente avec les filles. Elle n'en a rien à faire, et tente en vain de se mettre dans ses livres. Au bout de deux heures, je la sens qui n'en peut plus, elle doit faire quelque chose, elle s'ennuie à mourir. Je lui propose d'aider les juments à la mue pendant que moi, je m'occupe des pieds.
 
C'est à ce moment là précisément que je me rends compte à quel point Nina et Tartine se battent en duel de façon permanente pour reporter l'attention sur elles. Quand je suis avec l'une, c'est l'autre qui insiste et n'hésite pas à franchement nous bousculer et vis-versa. Du coup, j'ai passé pas moins de trois quarts d'heure à gratter le ventre et les mamelles de Nina, à faire des bisous et des câlins à Tartine!! J'adore ces moments-là qui nous sont privilégiés. J'en ai aussi profité pour observer chacune d'elles pour repérer de nouveaux comportements, de nouvelles habitudes, mais j'ai surtout vu que les trois se grattaient le cul aux arbres... Alors que j'ai déjà vermifugé !
 
 
 
Vers seize heure trente, je décide de rentrer pour voir ce que font les garçons. Guillaume est autour de sa moto accompagné d'un copain, de Teddy et du père. Je discute un peu avec le père qui me sort légèrement de mes gonds et me faisant comprendre que ma façon de voir et d'aborder le cheval était vraiment misérable. Ce fameux «papa» est un compétiteur et a fait de son fils un cavalier de concours renommé puisqu'il a fait trois fois les Championnats de France où, à priori, il aurait eu de très bonnes places. Pour ma part, j'aime mes juments, je n'aime pas les concours ni les clubs et je le vis parfaitement bien (merci papa du copain de Guillaume pour les conseils de croise papatte en longues-rênes, mais n'y voyant actuellement aucun intérêt, je passerai au-dessus).
 
 
En tout fin de journée, vers dix-huit heure, je vais voir Rina, Lionne, Artifice et Hypocras. Je leur fais tout plein de câlins et je vais m'installer dans le champ. Hypo' est la plus jeune, la plus joueuse et la plus sournoise. Autrement dit, en faisant mine de poser sa tête contre moi, elle a attrapé la ficelle de mon Eleven Paris et l'a tiré jusqu'à le retirer complètement... Ce sera tout pour moi (rire). Ensuite, c'est Rina qui vient me voir. Elle n'a pas cessé de me lécher le visage, la tête et le cou. Je serais curieuse de savoir le pourquoi du comment étant donné qu'elle a une pierre à sel à lécher en cas de besoin. En la caressant, je remarque deux points faibles : L'épaule et l'ars du poitrail. Cela lui faisait tellement de bien qu'elle s'encapuchonnait et bavait*. Du coup j'ai quand même arrêté. Je suppose que la bave vient du fait qu'en s'encapuchonnant de la sorte, elle ne pouvait plus ni trop respirer ni déglutir. Et puis on a jouer un petit peu. C'est une ponette très volontaire et très souple, donc en a fait la révérence aussi facilement qu'en claquant des doigts. Elle est top !! C'était sans compter sur les ânesses, très jalouses, qui sont venues nous titiller pour nous demander de l'attention. Ds câlins, des bisous, et v'là que je te mord parce que c'est moi qui doit être caressée, et v'là que je te met un postérieur dans le nez parce que t'as pas à avoir de câlins, ... De vraies ânesses, jalouses, curieuses, caractérielles et téméraires entres elles. Un moment donné je me suis fâchée, parce que Rina, comme d'habitude, a fini en arrière-plan. Au bout d'une bonne heure, Guillaume Elisa et moi décidons de rentrer. Nico (le propriétaire des louloutes) vient nous dire bonjour et constater à quel point ses filles dépoilent. On a discutaillé un moment avant de rentrer manger et finir sur cette belle note.
 
 
 
 
 
21 Avril 2017 | L'insolation ou la désolation de pas pouvoir tout faire...
AVRIL 2017 (PART II)

 
Ce matin, c'est Guillaume qui vient avec moi pour rendre visite aux dinosaures. Guillaume est tellement sympa qu'il adore prendre des photos, donc j'ai un maximum de moments capturés (et ça c'est chouette). Donc à huit heure on va au parc de l'église à pied, les juments nous attendent. Je constate que l'herbe a disparu, de vraies tondeuses ! C'est Nina qui vient me voir en premier secondée par Golfite (oui oui!) Forcément Nina me demande de lui gratter les mamelles mais c'est sur Golfite que je m'attarde. C'est encore assez rare qu'elle vienne d'elle-même nous voir, du coup j'en profite. Je n'aime pas aller déranger les chevaux quand ils veulent être tranquilles, je les laisse venir d'eux-mêmes quand ça les intéresse. Donc, je masse la nuque de la vieille quand elle décide, après quelques minutes que ça suffit comme ça. Je fais le tour des crottins, je suis les juments et Florian, un voisin, vient à ma rencontre. Pendant qu'on discute Golfite revient et là, c'est l'extase pour elle comme pour moi. Elle s'endort légèrement sous mes massages, se déplace sous mes doigts pour choisir le point qu'elle veut détendre et fait le chameau quand je la gratte à la base de l'épaule. Un pur moment de bonheur comme je les aime et comme j'en ai rarement avec ma Garffy! Je prends un temps pour Nina pour lui gratter les mamelles, encore et toujours, elle aime ça, ça la détend un maximum et j'adore voir sa tête quand elle cherche à toucher les étoiles.
 
On revient au chalet et Guillaume veut retourner voir Rina et les ânes. Pendant que je vais chercher jesaisplusquoi, Guillaume attire la foule! Je le rejoins. C'est Rina qui vient me voir la première mais cette fois, je refuse qu'elle me lèche, j'en ai eu assez comme ça. Du coup, elle a laissé la place à Lionne qui m'a bousculé, je n'ai pas aimé, elle s'est vexée. Hypocras a presque essayé de venir mais je n'avais pas envie qu'on empiète sur mon espace personnel. Pas aujourd'hui. Du coup Guillaume a pris la relève, il est monté dans l'arbre et Rina, curieuse comme tout, est allée le voir. Elle s'est posée en dessous de lui et l'a cherché. Comme l'arbre est «infesté» d'abeilles, Guillaume a sauté comme un fou mais Rina n'a pas bougé une oreille. J'ai essayé une acrobatie pour la photo et puis on est rentré.
 
 
 
En début d'après-midi, Guillaume me demande de négocier pour que son père accepte qu'il aille faire de la moto dans le grand parc (et qu'ainsi, je le prenne en photo!). A quatorze-heure pétante on était tous au parc, Guillaume sur la moto, Elisa dans le tracteur, Teddy qui tond les mauvaises herbes, et moi à la photo. Parce que, quand on a des chevaux, on ne passe pas son temps à jouer et à batifoler, on doit aussi entretenir les parcs. Du coup, avec la «tondeuse-girobroyeur» on s'est tous relayé pour faire chacun une partie du parc. Environ 5000m carré de fait dans l'après-midi ce n'est pas rien, et pourtant ce n'était pas grand chose. Sauf que, j'ai la manie de ne jamais boire et l'insolation m'a assommée. Je suis restée couchée dans le bec-à-ben du tracteur deux heures, à mourir entre un mal de tête atroce, le froid, le chaud, les yeux complètement desséchés... Etant donné qu'Elisa et Guillaume devaient partir vers dix-sept heures, j'ai décidé de prendre le quad et d'aller voir les juments avec Elisa. On leur a fait un rapide bisou et on est vite rentrées. Les garçons sont arrivés presque tout de suite après.
 
 
 
 
22 Avril 2017 | On change de parc !
 
Hier, j'avais prévenu Teddy que le parc de l'église ne ressemblait plus à un terrain de golf, mais pire que ça. Donc au programme de la journée, refaire le Grand Parc (piquets, fils, etc...), ramener les bacs d'eau, faire l'eau, déplacer la pierre à sel et le post électrique. Tôt, on part au grand parc. On s'occupe d'abord de replanter les piquets en style «paddock paradise» tout autour du terrain pour qu'elles mangent d'abord les repoussent de mauvaises herbes et qu'elle piétine le reste, pendant qu'au milieu, l'herbe repousse tranquillement. L'opération des piquets, du fil et des portes nous prend pas moins de deux heures. Ensuite, l'eau. On tente de mettre l'eau dans la vieille baignoire (nous évitant ainsi de déplacer la gamelle inox) mais elle fuit et le bouchon fini par céder sous le poids des 250L d'eau. On recommence avec la deuxième baignoire, mais cette fois on s'attarde dessus. Plus moyen que celle-ci nous pète une énième fois sous le nez. Heureusement, le goutte à goutte ne dure que quelques secondes et la baignoire tient le coup ! Teddy me dépose ensuite à l'église où j'attache les juments et avance le temps qu'il nous rejoigne. Les juments sont douces et calmes, le trajet sera facile. Teddy prend Golfite pendant que je prends les deux grosses. Tout se passe sans encombre, elles avancent d'un bon pas même si Nina ne cherche qu'à mettre la tête parterre au moindre brin d'herbe plus grand que les autres. On les détache et elles attendent. Elles ne comprennent pas tout de suite ce qu'elles font là, et je dois les "forcer" à avancer pour qu'elles daignent bouger. On fait demi-tour et on va chercher le post et la pierre qu'on dépose rapidement. 
 
Le reste de la journée se fait particulièrement calme. Je passe une petite heure avec elles, mais elles m'en veulent : retourner au foin ce n'était vraiment pas dans leur plan. Il faudra faire avec. Je papouille rapidement tout le monde avant de rentrer.
 
 
 
 
23 Avril 2017 | C'est pas comme si c'était rien...
 
AVRIL 2017 (PART II)

Ce matin, je m'en vais seule voir les juments. Sur le chemin, je croise '46, la vachette. Elle m'a suivie tout du long avant de retourner voir ses copines. Pour ma part, quand j'arrive, Tartine me cherche derrière la haie avant de remonter à la porte pour m'apercevoir. Je fais un bisou à chacune avant d'aller nourrir. Elles ne se précipitent pas particulièrement sur le foin (d'ailleurs, c'est Golfite qui fait la tête à ne plus manger d'herbe...) mais faute de mieux, elles sont quand même venues manger. Je me suis assise un moment sur la gamelle en inox quand soudain, Tartine vient me voir, curieuse de ma fameuse chaussure orthopédique. Elle la sent, va même jusqu'à la lécher mais à priori, ça ne lui dit toujours rien, donc à défaut, elle pose sa tête sur mon épaule et attend. C'était sans compter sur la jalousie de Nina qui la fait venir. Elle plaque les oreilles et bouscule un peu la blonde qui s'en va... Je gratte les mamelles et puis je décide de ça suffit, donc je m'en vais. Je suis restée une bonne avec elles à les regarder manger et se battre pour celle qui aura la meilleure portion (Morale de Tartine: c'est toujours meilleur chez les autres).
 
Début d'après-midi, le soleil est à son zénith, il fait plutôt bon et heureusement, pas trop de vent. Je réfléchi à ce que je pourrais faire et comment le faire, quand je repense au grand rectangle de mousse jaune, à la bâche noire... A défaut de ne pas pouvoir travailler en carrière avec une palette (donc un obstacle légèrement surélevé et dur), je me rabat sur un obstacle plus petit, un peu moins haut mais beaucoup plus mou et plus déstabilisant. Je n'aurai qu'à emballer le carré de mousse dans la bâche noire et le tour est joué. Je prends le temps de bien tout préparer, je prends mon temps de choisir entre le side-pull rose ou le side-pull rouge, j'opte pour le premier beaucoup plus souple et moins dur mais je prend les rênes en corde rose, suffisamment longues pour travailler à pied mais pas trop longues pour pouvoir les ranger dans le sac. Je mets l'appareil photo dans sa sacoche et je m'en vais. Quand j'arrive, les filles sont encore au foin. Je respecte leurs heures donc je les laisse manger, en attendant de préparer le matériel. Je cherche à prendre des photos avec l'appareil lorsque soudain «pas de carte»... Évidemment !! Nina vient à moi, je décide donc de la panser un peu et de faire les pieds. Tartine attendant derrière, je la fais aussi. Et voilà qu'elles recommencent à s'affronter pour savoir laquelle aura le plus d'attention. C'est Golfite qui aura finalement toute mon attention puisqu'elle s'est décidée à jouer dans l'eau et la faire éclabousser alors que mon appareil est en dessous... Heureusement je range toujours mon matériel pour le protéger. De fait, je décide de la brosser un maximum pour l'aider à la mue. Je vois qu'elle vieillie parce que maintenant, la mue se fait extrêmement difficile pour elle. Elle se laisse faire complètement, se détend sous le frottement de la brosse mais Golfite (parce que n'est pas Golfite qui veut), elle part d'un pas précipité à l'autre bout du champ. OK.
 
 
 
Puisque plus personne ne veut manger, je mets le side-pull à la blonde et l'emmène avec moi. C'est Nina qui la pousse de sa tête pour qu'elle avance (vraiment trop fort!) mais par contre, tout le monde nous suit de très près (on sait jamais!) Je me sens parfaitement à l'aise et détendue, mais aussi profondément concentrée dans mon idée. C'est sûrement ce qui motive Tartine qui me suit d'un bon pas et qui m'écoute (presque) au doigt et à l'½il. Je l'amène doucement près de «l'obstacle» dans l'idée de lui laisser sa totale autonomie et sa propre réflexion pour affronter la situation et ce qui se présente à elle. Je me sentais hyper sûre de moi, suffisamment fière, quand Tartine me fait perdre toute crédibilité. Alors que je la «tiens» à peine en bout de longe (qui traîne par terre et qu'elle manque d'écraser à chaque pas) la voilà qui, d'elle-même, vient sentir la mousse emballée dans la bâche noire. Elle sent, oreilles en avant, elle fait un pas, puis deux, puis trois... Puis elle tape dedans de l'antérieur, le pousse loin et le retourne... Pour manger en dessous !!! Moi qui voulait analyser les réactions de «peur» et de «stress» face à l'obstacle, et bien Tartine s'en fou complètement. Elle me refait le coup de deux fois, je prends donc l'initiative de la faire marcher dessus. Elle passe comme si de rien n'était, se retourne, repousse la mousse et mange dessous... Pour mon étude d'observation, on repassera! Du coup pour voir jusqu'où je peux aller, je sépare la mousse de la bâche, que je mets l'une à côté de l'autre. Elle passe dessus sans problème, malgré une très très très (très) infime appréhension pour la couleur jaune pâle de la mousse. Et elle a encore cherché à manger sous la bâche. Cette fois, je veux aller plus loin. Si la bâche l'intrigue tant que ça, bah je vais lui mettre dessus. Je prends la bâche (derrière elle) violemment et la secoue. Pour réaction il y a jute l'oreille droite qui a pivoté, du style «t'es sûr que ça va, toi ?» J'étais à la fois absolument morte de rire et blasée de voir si peu de réaction de sa part. Donc je lui ai mis la bâche sur elle pis je l'ai fait marcher sur la mousse. Elle s'est arrêtée dessus. J'ai donc fait l'exercice du vas-et-viens en 15pts, au top du top, la bâche sur le dos et la mousse sous les pieds. Ne sachant plus trop quoi faire d'elle j'essaie de la faire reculer dessus. Là, les papattes se sont levées haut, mais c'est tout. Bref, elle s'en fou et elle s'ennuie. Je la fais brouter dix bonnes minutes avant de la remettre dans le couloir du Paddock Paradise.
 
Comme si elles avaient été séparées depuis quinze ans, Golfite henni et rue à côté de nous (elle disjoncte la vieille!). Je détache mais personne ne bouge. Je fais un câlin à Tartine, Nina se joint à nous avant de mordre de nouveau Tartine, puis sans rien comprendre, Golfite se met entre les filles et moi et baisse la tête. Je la masse alors délicatement au niveau de la nuque, de l'encolure et du garrot mais Tartine grappille du terrain, ce qui met Golfite en colère et qui pousse Nina à bousculer tout le monde. Agacée qu'elles se confrontent toujours les unes aux autres, je m'en vais à l'ombre! C'est Golfite qui me suit et se colle à moi. Pour beaucoup ça ne ressemble à rien, pour moi c'est une victoire infiniment grande. Je la masse une bonne quinzaine de minutes, elle ferme les yeux, baisse la tête et vacille. J'ai toujours le side' dans les mains quand elle met son bout du nez dedans et tire dessus vers le fil. Je comprends à ma manière qu'elle veut aussi essayer donc je l'amène près de la mousse, qu'elle enjambe avec les pattes à dix mètres du sol et elle met la tête parterre. Elle veut de l'herbe, elle l'a eu. Je la laisse manger dix minutes avant de la remettre dans le paddock. Cette fois, je vais remettre un peu de foin et je décide de m'en aller. Le soleil me tape sur la tête, je tourne et je n'ai pas encore bu une goutte d'eau de la journée. J'arrive à quinze-heure trente au chalet.
 
Je retourne voir les dinosaures en début de soirée vers dix-huit heure trente. Les juments sont à la porte, à moitié endormies. Je vais donner le foin, vérifier l'eau, quand Tartine et Nina me rejoignent pour manger. Golfite, elle, préfère rester près de la porte. La pauvre vieille ne veut pas de foin, elle boude, donc je lui ai amené devant elle un gros paquet de foin et je me suis assise pas loin pour voir si tout va bien. Elle a repris du poil de la bête, ses côtes sont de moins en moins visibles mais son genoux est raide. Je reste une petite vingtaine de minutes quand j'aperçois Tartine qui se dirige pour aller boire. J'entends « j'ai soif » donc je cris à Tartine de s'arrêter, que j'ai laissé ma veste et mon portable devant la gamelle inox et qu'elle risque de tout tremper en buvant. Elle attend vraiment patiemment que j'arrive, que je retire mes affaires et va boire. C'était sans compter sur Golfite qui, une fois le dos tourné, est partie à l'herbe (du moins ce qu'il en reste). Du coup, j'ai rallumé le post et je suis rentrée. (Bon OK, j'ai fait demi-tour parce que j'avais zappé que j'avais du sucre dans la poche. Du coup les grosses sont montées et Golfite, en les voyant, a henni. Forcément. Là, par contre, je suis rentrée!)
 
 
24 Avril 2017 | Tout pour de l'herbe!
 
Ce matin je me lève super tôt et je cours voir les juments. Toute la nuit j'ai réfléchi (parce que ça m'arrive...) et j'ai décidé de les mettre autour du chalet pour qu'elles tondent un peu l'herbe. Comme tout les matins depuis le début de ce long weekend, je m'arrête quelques minutes pour dire bonjour à (93)46, qui ne cesse de me suivre à chacun de mes passages. Et puis j'arrive au parc où les trois juments sont à la porte. Je prends l'initiative, avant de donner le foin, de nettoyer la «zone du repas» où du foin séché, de la paille, de l'herbe et du crottin sont mélangés. Je passe une demie-heure à faire un tas qui fermentera et servira de semence un peu plus tard. Et puis je nourris. C'est Golfite qui vient, suivi de Tartine en enfin de Nina. Je les regarde manger et boire quelques instants avant de rentrer.
 
Je m'attaque aux piquets et au fil autour du chalet. Il n'y a pas foison d'herbe, mais c'est déjà mieux que rien pour cet après-midi. Vingt minutes plus tard c'est fait. Je prends deux sceaux de vingt-cinq litres et les rempli. Je remettrai de l'eau au fur et à mesure si besoin est.
 
Début d'après-midi, Teddy vient avec moi pour déplacer les grosses. Il prend Golfite, je prends les deux autres. On les met autour du chalet et Teddy s'en va. Dès à présent, je serai seule avec les filles jusqu'à Mercredi soir. Je les laisse manger autour de la maison, avant de prendre Tartine en longe et tenter de la faire monter sur la palette. Elle est regardante et moi aussi, j'ai peur que la palette ne tienne pas. Mon hésitation se ressent dans son comportement mais téméraire, elle met directement les quatre fers dessus. La palette craque, mon stress augmente, elle attend. Je la laisse descendre et essaie une dernière fois, elle est nickel, j'ai l'impression que je n'ai rien à lui apprendre. Elle me regarde façon de dire «c'est ça ton truc? C'est tout?» Ni elle ni moi n'avions vraiment envie de ça. Je la sors du terrain et la fait brouter en bordure de route une quinzaine de minutes avant de la rentrer et de sortir Golfite. Quand je sors la vieille, les deux autres se mettent à galoper dans le terrain et hennir comme si elles étaient séparées par des centaines de kilomètres... On était à trente mètres. Golfite est sympa, elle est de plus en plus douce et je lui rends bien en me détendant un maximum. Je termine avec Nina qui ne calcule plus personne sauf l'herbe qu'elle dévore en un rien de temps! Golfite et Tartine s'énervent, elles trottent, galopent, hennissent sans arrêt. Je ramène Nina après une dizaine de minutes, de peur que les autres finissent par passer le fil (la route n'étant vraiment pas loin). Comme j'ai repéré un coin d'herbe, je prends un sceau et le rempli d'herbe que j'arrache et leur donne. Je remet vingt litres d'eau et me pose un peu avec le livre de Mike Horn (qui m'inspire beaucoup pour écrire mes résumés). A dix-huit heure, j'attends que Noël arrive pour me déposer les carottes et l'Arnica, mais j'apprends qu'il ne sera pas là avant au moins trois quarts d'heure. Du coup, j'attache les trois filles et me mets en route. Les deux grosses d'un côté, la vieille de l'autre, je suis écartelée: D'un côté il y a Golfite qui «cours» et d'un autre, Nina et Tartine qui se traînent.
 
Je lâche tout le monde et vais mettre du foin. Les filles me snobent et vont tout au fond du paddock, à l'herbe. En les suivant, je remarque qu'elles économisent l'herbe et s'organisent pour avoir «autant» d'herbe que de foin. Je câline et masse Golfite qui vient à ma rencontre, elle se déplace sous mes doigts pour choisir où être massée et Tartine, jalouse de première catégorie, arrive. Elle repousse Golfite. Je m'en vais. Je n'aime pas ce genre de comportement et je ne veux pas avoir à culpabiliser parce que l'une à eu plus que l'autre. Je leur fait un gros bisou, allume le post et m'en vais.
 
 
25 Avril 2017 | Début de cure !
 
AVRIL 2017 (PART II)

 
Ce matin, je suis seule. Cela me fait vraiment bizarre mais j'ai un peu de boulot. Je coupe et creuse des carottes, je mets des billes d'Arnica (six pour Golfite, cinq pour Nina), je rebouche et vais au parc. '46 est là, il me suit jusqu'au bout mais je n'ai pas franchement le temps. Quand j'arrive, les filles ronflent (comme d'habitude) et je constate qu'elles ont faim. Je donne les carottes, qu'elles avalent presque tout rond et je vais donner le foin. La nouvelle botte arrivant demain matin, je dois faire en sorte que celle-ci se termine ce soir au plus tard. Donc je charge. Elles auront la botte quasiment à volonté (autrement dit en revenant ce soir elles en auront encore, et je mettrai le reste de la botte pour la nuit). Elles viennent directement manger, je ne me suis pas attardée davantage. Comme il annonce de la pluie, j'évite de trop traîner (ma chaussure orthopédique est ouverte, donc les pansements ne sont pas protégés de la pluie éventuelle!).
 
Vers onze heure, je pars voir Rina et les ânesses. Je m'assoie dans le parc et les louloutes viennent, doucement mais sûrement. Aujourd'hui, je ne veux vraiment rien faire de spécial à part me poser. C'est Rina et Hypocras qui viennent, qui me font des bisous. Pour repousser Hypo' qui devient excessivement envahissante, je lui souffle dans les naseaux. J'ai empiré la situation. Soit je pue de la bouche, soit je sens bon, mais chaque fois que soufflais, elle approchait son naseau et inspirait profondément. Du coup, je me suis retrouvé un bon bout de temps le visage dans le nez de l'ânesse. Rina voulait que je la gratte donc elle jouait dans mes cheveux. Quand j'ai voulu partir, elles m'ont toutes suivie jusqu'au bout, me retenant pas moins d'un quart d'heure de plus avec elles. Je leur dis que je reviendrai dans la journée, caresse tout le monde très fort et rentre.
 
Alors que Teddy est en Haute-Marne chez son papa, il m'envoie une photo de deux jolis chatons absolument adorables. Mon c½ur se sert quand je vois la petite écaille de Tortue, qui me fait douloureusement penser à ma Chipie. En écrivant, les larmes me montent... Je lui envoie comme message que les petits sont vraiment sublimes. Une heure après, il m'appelle et me demande lequel je veux. Évidemment je dis du tac au tac que c'est l'Écaille de Tortue qui me fait craquer. «Je le savais, donc je la prends et je la ramène à la maison. Je savais qu'elle allait te rappeler Chipie, du coup, je te l'ai promis il y a huit mois, je te prends la petite Tortue» J'ai passé une demie-heure en pleure entre la joie et la tristesse.
 
 
Je ne retourne voir les juments qu'en fin de journée, entre deux averses. Bien que je sois heureuse qu'il pleuve (car cela signifie que l'herbe va pousser) je passe à vitesse grand V. Je redonne une carotte à chacune avec de l'Arnica pour Golfite et je redonne du foin. Elles sont venues manger directement. En faisant une caresse à chacune avant de partir je découvre un tique sous la gorge de Nina aussi grand que mon pousse!! Comment est-ce que j'ai pu le louper, comment? Je caresse Nina très fort, je m'excuse et je rentre.
 
 
26 Avril 2017 | Ou «l'Art de ne rien faire»
 
Il pleut. Depuis hier, il pleut et j'ai la vague sensation qu'à part nous embêter, la pluie ne fait rien de plus. Je vais m'occuper des juments dès huit heure du matin accompagnée de Noël, qui était là sans que je comprenne pourquoi. Je prépare l'Arnica dans le morceau de carotte, je prends un sceau et je décolle. Sur le chemin 46 est venu me voir, tout content, mais je n'avais pas le temps... C'est Golfite la première à m'accueillir et dès l'instant où je la vois, je remarque qu'elle s'appuie sur son genoux pourri. L'Arnica 9CH fait son effet. Je lui redonne donc sa dose et sa carotte, je donne les autres morceaux à Tartine et Nina et je vais m'occuper du foin. Golfite me suit de très près et marche comme jamais ! J'ai eu un doute sur sa façon d'engager et poser les postérieurs, mais elle se délie tellement bien aujourd'hui que j'en avais perdu l'habitude. Elle plie un peu mieux le genoux, donc c'est top. Je remarque (encore) que ses côtes sont finalement plutôt apparentes et que Nina, c'est pareil. A surveiller, donc. Je donne le foin et Noël se jette sur les fils : JE reçois la botte de foin ce matin donc forcément, il se sent obligé de retirer tous les fils (alors qu'un seul aurait suffit). Les juments mangent, je donne le reste du foin, je prends le sceau et vais remettre un peu d'eau dans la gamelle inox. Il ne reste qu'un fond dans la baignoire mais la gamelle (me dis-je) suffira. Je Fais donc des allers-retours avec vingt litres d'eau. Noël me regarde (je vous passe mes pensées à ce moment précis alors que j'ai un pied pourri, que je porte de l'eau gelée, qu'il pleut, que mon pied est trempé et que je glisse...). Une fois tout terminé je rentre. Comme je dois laisser le chalet et les juments à partir de ce soir, je montre à Noël où et comment nourrir les chats, comment donner le foin aux juments et puis l'eau, il connaît. Il rentre chez lui, moi je nettoie et range la maison avant de la laisser ce soir. Vers dix heure et demi, Teddy m'appelle : Julien amène la botte de foin, je dois y aller. Forcément je suis à pied, et un kilomètre pour moi, s'en est cinq pour une personne normale. Quand j'arrive Julien a déjà posé la botte sur la palette. Il me retire les ficelles, m'aide à nourrir et en discutant, j'apprends que le foin cette année, sera cher et très rare. Il n'a presque pas sorti de bêtes au champ (50/+180) et m'annonce qu'entre la pluie, le gèle et la rapide sécheresse, mes louloutes risquent, pour la première fois depuis très longtemps, de ne manger que du sec. Je suis dépitée mais je me dis qu'il se trompe peut être. Je fais le tour des tiques (RAS) et rentre.
 
 
A une heure et demi, je sors et je vois que Rina est couchée. Au-delà d'avoir passé mon temps à communiquer avec Bart qui m'a sincèrement fait comprendre que si je n'arrêtais pas de stresser pour eux, j'allais faire des conneries, je suis sortie caresser la petite rousse. Elle est restée couchée pas moins d'une demi-heure, je suis restée sous la pluie qui, une fois que je me suis complètement détendue, a cessé pour laisser place à deux beaux rayons de soleil. Je me suis sentie terriblement bien. Hypocras est venue me chatouiller le visage avec ses vibrisses et cherchait ma bouche pour que je lui souffle dans les naseaux (je crois vraiment qu'elle adore ça!!). Je grattais Rina sous le ventre, elle manquait chaque fois de se mettre sur le dos pour que je la gratte mieux mais l'averse est vite revenue, donc je me suis levée pour partir. Elle s'est mise debout et m'a suivie jusqu'au barbelé ou j'ai vraiment dû la laisser. J'ai changé les pansements, je ne voulais pas risquer d'avoir à les remplacer encore.
 
 
Pendant cette belle «Semaine de vacances» passée avec les neufs loulous (Nina, Golfite, Tartine, Bart, Tiga, Lionne, Hypocras, Artifice et Rina) je repris goût à l'Art de ne rien faire. Juste passer un moment avec eux, les caresser, les observer, leur envoyer tout mon amour, les faire brouter, essayer des petits jeux sans en abuser, tenter des expériences sans réel but à part l'occupation et l'observation.... Je suis une adepte de l'Art de ne rien faire et j'ai conscience que beaucoup ne comprennent pas. Mais être propriétaire, avec des chevaux à la maison (quoi que c'est chez Teddy qu'elles sont), ça demande beaucoup d'investissement en temps, en énergie physique, en énergie morale, en stress, en émotions, puis financièrement aussi! L'Art de ne rien faire ne veux pas dire qu'on oublie notre animal dans son parc. Cela signifie qu'on cesse, un temps donné, de se considérer dominant en exigeant des choses. On cesse de faire travailler le cheval, on cesse de lui imposer notre volonté et on se met, un temps soit peu, à son niveau, à notre niveau. On arrête de se prendre pour un être supérieur et on prend le temps! On prend le temps d'observer, de comprendre, d'apprendre, d'écouter et d'aimer notre animal. Cette semaine, j'ai réalisé à quel point c'était bénéfique, à quel point, elles comme moi, avions besoin de nous retrouver et de nous écouter. Golfite restera le meilleur exemple, en vous disant que cette semaine, je n'ai pas retrouvé une jument, j'ai découvert une jument. Je n'ai jamais aussi bien connu Golfite que durant cette semaine physiquement éprouvante et émotionnellement bouleversante. Il y a cinq ans, Golfite était pour moi un démon. Elle avait les oreilles en arrière en permanence, elle me regardait en chien de faïence, elle montrait les dents. Je m'amusais parfois, inconsciemment, à la provoquer. Elle essayait de mordre. Elle représentait le diable en personne et j'ai volontairement (mais indirectement) poussé cette représentation à son extrême. J'ai longtemps pensé que Valérie et Teddy y étaient pour quelque chose, en plus de son passé misérable de jument de course. Mais finalement, je voudrais m'excuser auprès d'eux d'avoir mis ma propre responsabilité au placard en ayant engagé la-leur. Tout le monde ici, a eu un impact négatif et positif sur Golfite, mais j'ai moi-même eu un terrible impact (néfaste qui plus est) sur elle et sur notre relation. Lorsque je nous vois aujourd'hui, je me dis que j'ai sincèrement grandi.





 
AVRIL 2017 (PART II)

 

Tags : équitation - Photographie. - sport - cheval

Mars 2017 05/03/2017

Mars 2017

 
Samedi 04 Mars 2017 | On reprend le travail.
 
 

 
Ce weekend, j'ai décidé d'aller à Circourt malgré le temps, malgré mon pied douloureux et surtout malgré le monde ! Parce que les gamins étaient là, mais aussi Kilian, Véro et Christophe. Sept dans une petite maison.... Dès le samedi matin, j'étais motivée, et j'ai pris tout le monde avec moi. On a nourrit les juments, j'ai refait l'eau, le crottin et la paille. Dès le départ Tartine me donne le ton : Elle était dans le box de Nina, et dès mon arrivée, elle s'est remise à sa place, sans broncher. Après les barres qu'elle tord, les barres en bois qu'elle casse, elle ose défoncer les fils... Cela dit, on les a sorties, et à 10:30, je décide de prendre Tartine. Je veux me mettre à cheval. Constat difficile : elle ne veut pas quitter les copines, elle passe son temps à faire droite-gauche à pied pour retourner voir Golfite qui l'appelle de l'autre bout du village. Au sellage, la  blonde se décale, et quand je veux mettre le pied à l'étrier, elle décale les hanches. Après dix minutes de patience, j'en ai un peu marre, je prends la rêne intérieure et je la fais tourner. Je crois qu'elle ne s'est jamais aussi bien pliée ! Au bout d'une vingtaine de tours, je peux enfin me mettre à cheval. Là, elle chauffe, et j'ai une Golfite sous la selle. Je prends le temps de travailler, et toujours sous les conseils de Dominique Bélaud, je lui relève la tête, tant pis si elle ne se plie pas. Je veux aller travailler dans les champs. Je passe au trot quand le pas est pas trop mal, A ''entrée du champ, elle s'est mise à faire comme Golfite à l'époque, reculer, piétiner, s'enrouler et chauffer comme une débile... Quand j'ai ouvert mes doigts elle est partie comme une cinglée, on a manqué deux fois de glisser et impossible de l'arrêter. Valérie saura mieux que personne comment se termine le champ... bah on s'est retrouvé de l'autre côté et on a manqué de descendre la grande côte au galop. Après ça, je me suis un peu fâchée, et j'ai refusé de faire autre chose que du pas. Le but, lui relever la taille, éviter qu'elle soit trop sur les épaules et lui faire comprendre que même si elle ne se plie pas, je veux qu'elle engage de derrière. Un peu difficile et après trois quatre d'heure je mets Elisa à cheval pour lui apprendre quelques bases et lui faire deux trois exercices d'équilibre. Elle manque de souplesse et on va devoir travailler ça. Après deux heures de boulot pour Tartine on retourne au châlet. Je teste tout de même l'arrêt, elle menace de cabré, elle avance, recule, et quand elle voit qu'elle est "coincée", elle tape du pied par terre. C'était tellement drôle et surprenant que je lui ai fait faire trois fois, dont une pour la vidéo ! Au parc, Golfite et Nina étaient heureuses de retrouver la blonde, on les a rentrer en milieu d'après-midi tout juste avant qu'il pleuve.
 
 
Dimanche 05 Mars 2017 | Jeu et détente à cinq.
 
Dès sept heure du matin, je suis debout sur le pied de guerre, prête à déplacer les montagnes. J'étais assez satisfaite de la veille parce qu'on partait de loin avec Tartine et finalement j'ai pu prendre le temps de mettre Elisa à cheval, donc on a beaucoup progressé, mais je voulais aussi et surtout m'occuper des deux vieilles pour les sortir, leur faire plaisir, et décourbaturer un peu la blonde. Avec Guillaume et Elisa, donc, on commence (alors que les volets sont toujours fermés et que tout le monde dort) à organiser notre journée/matinée. Elisa prendrait Nina, Guillaume prendrait Tartine, et moi avec Golfite. Au départ, je pensais à une courte balade à travers champs, puis Elisa propose la petite boucle des bois mais avec la côte, on risquait de glisser. Finalement on part sur l'idée de faire le tour de Virine, une super balade sympa que tout le monde connait bien, que tout le monde apprécie. On part aux juments, je refuse de les sortir car le champ est extra boueux, alors je nourris, je fais les crottins, je fais l'eau et je rempaille. A 10:40 j'appelle tout le monde, on part déterminés aux juments, je mets les licols, j'ouvre les barres, et là, Guillaume et moi on se regarde... La balade de Virine ? Non, finalement non... Donc on a pris le chemin (tout beau tout neuf) derrière les box, qui mène à l'anciennement "Parc du fond", et qui ramène au chemin de Virine. Les juments étaient extras, mais je parlerai surtout de Golfite. La vieille, un vrai cheval de guerre de trente ans, elle était toute heureuse de partir balade, elle ronflait, trottait, et comme on partait direction le Parc du Fond, forcément... Quand je suis passée près d'une flaque, j'ai décidé de l'arrêter dedans, et évidemment, elle a joué. Moi, j'avais les deux pieds dedans (NLDR : On est le 8 mars, je suis malade à creuver !), c'était drôle. Arrivé au niveau donc, de l'ancien parc, impossible d'y aller, ce n'est plus qu'une friche inaccessible, pourrie, un vrai marécage. On voulait aller plus loin mais un arbre brulé était tombé sur le chemin, et à moins de faire sauter les filles à 1m30 de hauteur sur 1m de largeur, on a préféré les laisser brouter dans un terrain atenant (dixit : la photo!). Au retour, Elisa s'amusait à faire trotter Nina, Guillaume à pris Golfite et moi j'ai repris ma blonde. J'ai cherché des petits "passages" à faire et un moment donné je suis passée entre deux piles de bois, où était tombé un arbre. Je voulais qu'elle passe en dessous, donc qu'elle baisse la tête et qu'elle soit zeeeeeen. Ben c'est passé tout seul. Mais Nina a paniqué ne voyant plus Tartine et a tiré Elisa tout le long de la pile de bois (rire!). Nico est venu nous voir, on laisse les filles sur le bas coté pour brouter et un moment donné, je décide de voir la réaction de Tartine quand Nina et Golfite retournent aux box... sans elle. Et bien c'est la panique, elle est arrivée au galop, demi-tour, hénissement, elle revient au galop/ruade, toute tremblante ! J'ai eu peur, mais j'ai rigolé parce qu'au fond, Tartine n'est encore qu'un pauvre bébé (rire !!) On les a rentré et j'ai passé la fin de journée avec elles aux box à les chouchouter avant de rentrer le soir.
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Jeudi 09 Mars 2017 | Remise en santé et en question !
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Quand la soupape lâche, il n'y a rien a faire. Je crois que ce que je vais écrire ici n'a rien a faire ici, mais j'ai tout de même besoin de donner des nouvelles, d'en parler, parce que le verre est plein. J'aurais dû passer ma journée au lycée mais à 10:00, je suis partie chez le médecin, plus ou moins en urgence. Je ne prends pas soin de ma santé, je le sais. Mais le médecin m'a remonté les bretelles. Depuis trois semaines, je suis atteinte d'un "petit rhume", qui savère finalement être une sinusite et une rhinopharyngite plus ou moins aigü, m'accommodant d'affreux mots de têtes, des minis-otites à répétition... Et psychologiquement, c'est le branle-bas-de-combat. Depuis six mois ma vie a changée et je n'ai jamais vraiment eu le temps ni de me poser, ni de digérer les situations, ni de prendre le temps de prendre du recule. Tout est allé extrêmement vite, et depuis plus de six mois maintenant, je suis prise d'angoisses. Angoisses qui ont impacté ma vie relationnelle, ma vie personnelle, ma vie sociale, et surtout la relation avec les juments. Depuis six mois, je tente d'innhiber mes émotions, mes pensées, mes sensations, mes sentiments, et les juments m'ont fait comprendre que j'allais mal, Teddy aussi m'a fait comprendre que j'étais perdue, mais je me réveille seulement... Je me réveille seulement avec une extrême fatigue physique et psychologique et j'ai pris la décision d'aller voir quelqu'un. Psycho-quelquechose pour essayer de remettre ma vie en ordre, de comprendre, de prendre du temps pour moi, et d'accepter. Accepter, lâcher-prise, et essayer d'aller de l'avant sans forcément dire "vas-te-faire-foutre" a tout ce qui ne me convient pas. Je dois apprendre à aller mieux et à vivre avec une vie remise sur le droit chemin. Le médecin m'a arrêté jusqu'à Lundi, donc 4 jours. Donc pas de cheval, et après ce sera en fonction de....
[NDLR] : J'avais eu un soucis avec ma formation D'auxiliaire en soins animaliers car ma mère ne voulait pas payer. Aujourd'hui, j'ai reçu une lettre du tribunal pour une audience. Comme je refuse toute altercation quelle qu'elle soit, j'ai décidé de rembourser/payer une somme astronomique, ce qui va me permettre malgré tout de continuer ma formation jusqu'en Mai 2018, donc il me reste un peu plus d'un an. Je vais devoir jongler entre le lycée, le boulot, les juments et la formation... Je vais me battre pour y arriver !


Vendredi 17 Mars 2017 | Elisa & moi...
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Ce soir, quand j'arrive, Elisa et Guillaume sont déjà là. Mon but de ce weekend, c'était un vrai retour aux sources pour moi, et un réel apprentissage pour Elisa. On est donc allé aux juments, et je lui ai demandé :
► << C'est quoi pour toi, "ressentir" le cheval ? >>
∟ Respect, toucher, sentir, comprendre, ...
► << Et observer alors ? >>
∟ Voir, regarder, être attentif, comprendre le cheval, prendre soin de lui, ...
► << Et écouter le cheval, ça t'inspire quoi ? >>
∟ Etre attentif, faire attention, comprendre, respecter.
Elisa est une très bonne gamine mais vraiment très reservée. Mon principal but, c'était de l'amener à s'ouvrir un peu à moi à travers un sujet qu'elle apprécie, mais aussi l'amener vers un exercice qu'elle ne connait pas : Etre attentive et concentrée. Porter son attention vers le cheval et affiner son esprit. On a beaucoup discuté et finalement, j'ai découvert une jeune fille vraiment intéressante, qui se plait à fermer les yeux pour écouter le cheval, qui a un esprit très ouvert et qui parvient a décrire ce qui l'entoure et ce qui se passe autour d'elle. Elisa m'a même fait comprendre que de fermer les yeux permet de se détendre, d'être juste "bien", en paix. Je pense qu'on risque de commencer les séances de méditations à deux ! Elle m'a aussi dit (et de son propre chef) que le fait de fermer les yeux permet de mieux entendre. Et effectivement, elle l'a appris d'elle-même.
Le cheval est un animal qui dialogue énormément, par des moyens tout à fait différents des nôtres. C'est pourquoi j'ai voulu amener Elisa à dialoguer avec son corps et son esprit, et à être attentive plus que jamais. Finalement, la discussion est allée bien plus loin que prévue grâce à son affirmation :
► << Et puis, j'y pense, il ne faut pas courir derrière les chevaux parce que ça les dérange. Il faut les respecter ! >>.
J'ai été surprise de voir qu'une règle de sécurité est aussi perçue comme une marque de respect vis-à-vis de l'animal, et c'est vraiment une belle pensée de sa part. Cette affirmation nous a doucement amené à discuter de la vision du cheval .
<< Et d'après toi, pourquoi est-ce que ça les dérange qu'on court derrière eux ?
    -  Bah parce qu'ils n'ont pas l'habitude...
- Ah, et pourquoi alors ils n'ont pas l'habitude ? Le poulain court bien derrière sa mère après la naissance... !?
     - Oui, mais elle le reconnait, c'est son bébé.
- Donc, elle le reconnait, mais comment elle sait que c'est lui ?
     - Parce qu'elle le voit ... ?
- Et comment elle fait pour le voir ?
     - Bah, c'est logique ! Elle tourne la tête !!
- Donc, si elle tourne la tête, c'est qu'elle ne voit pas derrière elle ? Mais toi, tu vois comment ? >>
Et s'en est suivi d'une "mise en situation" explicative, entre la vision de l'Homme, et le champ de vision du cheval. Ceci expliquant cela... S'en est suivi aussi de la logique d'éducation du poulain, qu'elle perçoit vraiment bien pour son âge !
A la base, ce soir, je voulais lui donner un "avant-goût" de ce weekend, qui avait pour but de se recentrer sur soi en pourtant notre attention sur le cheval et de prendre doucement conscience de son corps. Ce weekend devait être initiatique, autrement dit rien de bien approfondi, mais ce soir elle m'a vraiment épatée ! Pour une jeune fille introvertie, qui manque de confiance en elle et qui ne parle jamais, elle est très intelligente et parvient, grâce au cheval, à s'ouvrir au monde et à prendre confiance en ce qu'elle pense, ce qu'elle dit et ce qu'elle fait.
Quant à moi, ce soir, j'étais parfaitement détendue et vraiment très attentive. Je ressentais la moindre pulsation cardiaque de Nina, je ressentais la respiration de Tartine... Les deux grosses étaient vraiment sympas. Mais Golfite ne me laisse pas droit à l'erreur et je vais devoir tout reprendre à zéro avec elle. Une belle soirée à toucher, ressentir, observer, constater, écouter, pratiquer ♥ Elisa m'a donné de belles choses ! J'attends la suite avec impatience.
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 Samedi 18 Mars 2017 | Colis & Essai
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Ce matin, il pleuvait a torrent. C'est donc a huit heure moins le quart que j'ai rentré les juments en vitesse et elles ne se sont pas fait prier. on a nettoyé les bacs d'eau, on a mis l'eau, et je suis restée avec les filles. D'abord pour les regarder manger et je me suis assise dans le box de Nina. J'ai pu faire vingt minutes de méditation avec une jument qui souffle un peu plus fort, qui vient me chercher avec le bout de son nez, qui ronfle... J'ai pris un temps de pause pour nous et ce n'était vraiment pas désagréable ! Nina s'est davantage concentrée sur moi, elle était attentive et beaucoup plus calme. A 10:00, le facteur m'amène deux magnifiques colis ! Un de chez Sellerie-Ethologique et un de chez Cheval-Energy. J'étais comme une gosse qui reçoit ses cadeaux de Noël. Dans le premier colis donc, j'ai découvert mon beau Side-Pull rose fluo et les rênes assorties que j'ai essayé sur Tartine et cela lui va comme un gant. Je suis ravis, la taille a beau être "XL universelle", les points d'appuis arrivent aux bons endroits, la qualité de la corde est très bonne et la couleur ravissante (on pourra donc mettre le filet au placard ?!). Le second colis est la boite à pharmacie "intermédiaire" de chez Cheval-Energy (la gamme avant-pro). Tout y est très bien rangé, il y a des produits que je ne soupçonnais pas, et c'est en quantité ! En cadeau il y avait même des bonbons pour chevaux. J'ai complété la boite avec du sérum-physiologique et de la crème chauffante que j'utilisais pour moi lors de mes élongations. Sans quoi, on a fait les box comme d'habitude mais Elisa n'était plus du tout avec moi et j'avais beau essayer de me concentrer, c'était impossible pour moi de faire ne serait-ce que 10 minutes de shiatsu dans le calme. Donc j'ai seulement fait un câlin à chacunes en les laissant tranquilles.
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Dimanche 19 Mars 2017 | Balade, Shiatsu et connexion.
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Ce matin, je décide de me recentrer et de souffler en me concentrant sur mon objectif de départ : Percevoir mon centre, lâcher-prise, vivre l'instant présent tout en écoutant, sentant et touchant. Je prends Guillaume et Elisa avec moi et nous allons aux box relativement tôt. Je cure les box, rempaille, donne à manger, je fais l'eau, aidée essentiellement de Guillaume. Pendant que les gosses discutent et regardent des vidéos sur leur téléphone, je choisi de me concentrer sur Golfite. Elle me parait plus ouverte d'esprit, plus détendue. En fonction de sa réaction en ma présence, l'idée d'une séance de Shiatsu avec elle me vient et je commence par la nuque pour terminer par les vertèbres caudales. La vieille se demandait d'abord comment est-ce qu'elle devait réagir, avec de commencer à lâcher-prise et me faire confiance. Elle venait me chercher de temps en temps du bout de nez avant de reprendre sa besogne. J'ai cherché a bouger sa zone lombaire pour voir où elle en était. Les premières fois, elle reste campée sur ses postérieurs comme un piquet de parc. En perceverant et en la laissant trouver son équilibre, je la sens se relâcher et me laisser la guider. Je l'insite donc à se basculer légèrement à gauche, elle se laisse porter sans pour autant se désequilibrer. Je reviens aux vertèbres dorsales, plus sensibles et plus douloureuses, les dorsaux tendus et contractés à chaque contact. Sans forcer je commence par caresser, je viens ensuite faire des points de pressions légers aux endroits stratégiques et au bout d'une dizaine de minutes, Golfite m'a sorti un soupire hyper agréable et relâché, je l'ai senti étendre lentement son dos et se décontracter au maximum. Elle dormait presque debout. Une respiration régulière et légère, des yeux mi-clos, des muscles relâchés, un esprit serein. Je m'assois ensuite près de son genoux, elle me sens, se met sur ses gardes mais me laisse faire. 25 minutes de massages, de pressions, de caresses sur le genoux... Elle venait me chercher du bout de son nez lorsque je ne faisais pas assez vite, pas assez fort ou plus du tout. Elle étendait peu à peu son antérieur sans contraction, c'était incroyable. Un moment tout à fait magique et plutôt exceptionnel de la part de notre vieille trotteuse !
L'après-midi, malgré un temps humide et gris, j'ai vraiment envie de les faire bouger un peu et de leur laisser manger de l'herbe bien fraîche. Je n'aime pas les savoir enfermées, alors Guillaume et moi prenons l'initiative de préparer les affaires : Brosses, licols, Side-pull. Elisa nous suit. Chacun "choisi" sa jument, et tout le monde brosse !! Je m'occupe de Tartine en priorité, lui cure les pieds, elle est patiente et relâchée, j'en suis toute émue. Je la brosse à fond, elle perd son poil d'hiver et commence à avoir une robe magnifique. Je prends cinq minutes pour lui masser le garrot, ce qu'elle adore au plus haut point, elle se détend, en redemande, mais on doit y aller. Je lui mets le side-pull, elle baisse la tête et met son bout du nez où il faut, je mets les rênes. Pour la première fois depuis des mois, nous ne nous sommes pas bagarrer pour mettre le licol/filet. Elle a compris que le Side-Pull était de rigueur ! A la mise à cheval, elle n'a pas bougé d'une oreille, un vrai petit ange. Le side-pull lui va à merveille, elle écoute au doigt et à l'oeil, je la sens détendue et totalement à l'écoute. On prend le chemin derrière les box, je fais du pas et du trot, je teste l'arrêt qui va à merveille, elle écoute au top !! Durant la balade, à gauche (tout du long), il y a de l'eau dans un petit fossé. Arrivé devant l'entrée d'un parc, une grosse flaque d'eau de 2x7m et de 60cm de profondeur. Tartine a mis les quatre pieds dedans sans réflechir, elle adore ça, et se fait une joie de manger l'herbe toute mouillée de la flaque... Malheureusement, certains oeufs de grenouilles n'auront pas survécu au poids de ma blonde. On continue la balade mais cette fois je mets pieds à terre, je la laisse tranquille. Je prends donc Golfite en main et Guillaume reprend Tartine. Une pile électrique qui se croit encore sur un champ de course, qui met les pieds dans l'eau, qui me saute les rigoles pour aller manger dans les champs tout juste semés.... Vive Golfite ! Quand à Tartine, elle a continué tout du long dans le fossé plein d'eau, préfère manger dans le talus plutôt que sur le bord de route, Golfite qui me fait la même. Les deux se rencontrent mais Golfite me pousse un petit cri de tapette qui averti Tartine d'une limite. Espace personnel !! On est passé dans des champs, sous des troncs d'arbres, sur des embûches, c'était vraiment instructif et valorisant pour les vieilles comme pour la jeune. On fini par les rentrer, je donne à manger, je rempaille rapidement et j'y retourne le soir avant de partir. Elles étaient détendues.
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Mardi 21 Mars 2017 | Opération Hallux Vallux et cassage des doigts !
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Hier, ça y est, je me suis faite opéré du pied. Pour être plus exacte, je me suis faite opérée du pied gauche pour retirer/raboter un Hallux Valgus (je vous laisse aller sur youtube voir comment ça se passe). L'attente a été vraiment très longue, je n'étais pas très à l'aise malgré un personnel hospitalier agréable. Je descends en anesthésie vers 11:00. Ils commencent à me mettre une dose de cheval de calmants qui ne fonctionne pas, et à me piquer le genoux avec une aiguille de 15cm !! Quatre ou cinq piqûres dans le genoux et la cheville, l'anesthésie fonctionnait très mal et les calmants pas du tout. Donc j'ai bien douillé. Ensuite, on me met en attente une heure et demi !!! L'anesthésiant du pied devait durer trois heures... je balisais ! 12:45 je vais enfin au bloc. Ils me remettent une dose de cheval de calmants mais impossible de dormir, ça me fait rien du tout. Donc je me suis résignée à attendre et à discuter avec le chirurgien et le personnel... J'entendais les pinces, les os qui craquent, la meuleuse, je ressentais toutes les vibrations dans la cuisse et la hanche. C'était long... Trèèèès long. Ensuite direction les radios où je m'aperçois avoir deux vis dans le pied, et à vie ! J'ai deux doigts de pieds fracturés et rabotés, l'os de L'hallux Valgus disparu et un pied très glonflé... L'anesthésiant ensuite aurait dû durer 12 heures, mais rien du tout... Le pied s'est réveillé, une douleur attroce ! En plus de cela le nerf sciatique qui me fait souffrir. J'ai passé une nuit infernale entre la douleur de la sciatique et la douleur du pied, l'impossibilité de bouger...... Donc pas de sport pendant 3 mois, et je suis arrêtée 21 jours (après ce sont les vacances), et après, on verra en fonction de !

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